Florent Ruppert et Jérôme Mulot : leur méthode de travail
Mardi 22 avril 2008
Qui dessine ? Qui écrit ? Tel le duo Dupuy-Berberian, difficile de distinguer qui fait quoi. Normal, les auteurs du très bel album Le Tricheur (L’Association, le 16 mai) font tout ensemble. Explications.
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Florent Ruppert : « Au départ, nous travaillons chacun de notre côté. Puis, dès que l’un de nous trouve quelque chose, il en fait profiter l’autre. Nous enrichissons ainsi un butin commun. »
Jérôme Mulot : « Pour Le Tricheur, nous nous sommes répartis les personnages. Par exemple, j’ai dessiné celui de Bonnet et Florent celui de Casquette. Comme nos protagonistes sont le plus souvent en duo
dans les cases, cette méthode permet d’établir une véritable confrontation entre eux. »
Florent Ruppert : « Nous dessinons ainsi chacun notre héros, que nous scannons. Chaque personnage prend sa place sur un calque, de même que les décors ou les dialogues. Ensuite, nous superposons le tout sur ordinateur, comme pour un dessin animé. Comme cela, c’est plus facile à retravailler, et si un de nous rate un dessin, il ne pourrit pas celui de l’autre ! »
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Propos recueillis par Benjamin Roure
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Retrouvez l’intégralité de la rencontre avec Florent Ruppert et Jérôme Mulot dans BoDoï #118. Et allez faire un tour sur leur site qui contient de nombreux bonus, et un hilarant concours de bras de fer dessiné !
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© L’Association / Ruppert et Mulot / 2008




Le prolifique dessinateur Laurent Astier (Cirk, Aven) s’est penché sur le délicat sujet du trafic de prostituées en Europe, et notamment la filière albanaise. Il en a tiré un polar magistral, à la mise en couleur audacieuse, Cellule poison (Dargaud). Il évoque dans BoDoï #117 la création de cette série prévue en cinq épisodes et s’épanche plus longuement sur le blog.
ĂŠtes-vous favorable, dans l’esprit, Ă la reprise des sĂ©ries après le dĂ©cès de leur auteur ? N’est-ce pas nier le talent individuel d’un auteur que de croire que d’autres peuvent continuer leur Ĺ“uvre ?
Ce grand bonhomme de 51 ans est capable de dessiner cinq albums par an. Aux pinceaux de Taras Boulba, Le Cœur des batailles ou encore L’Histoire secrète (Delcourt), Igor Kordey a quand même pris le temps de discuter avec nous autour d’un verre de Bordeaux. Faites connaissance ici avec ce charismatique dessinateur croate, et retrouvez l’intégralité de son portrait dans BoDoï #117.
Spirou et Fantasio. Fantasio l’aborde dans la rue, en imperméable. On peut s’imaginer qu’il s’agit d’un pervers s’adressant à un adolescent. Je trouvais cela marrant, j’aime jouer avec ce que le lecteur peut penser, et surtout qu’il prenne la responsabilité de ce que cela implique quant à son état d’esprit. Fantasio est un personnage essentiel. Dans Le Journal d’un ingénu, il demande à Spirou de s’ouvrir au monde, et l’entraîne dans l’univers du journalisme en lui donnant un appareil photo. Au fur et à mesure, Spirou adolescent devient plus mûr que l’adulte Fantasio. »
Christophe Gaultier s’éveille à Potron-Minet 
Obion, artificier du Crépuscule 