Archive pour la catégorie 'Livres à découvrir'

Astérix en créole

Lundi 21 avril 2008

 Les aventures d’Astérix le Gaulois enfin traduites en créole ! Caraïbeditions, « nouvelle maison d’édition des Antilles-Guyane », propose ainsi une traduction (par Hector Poullet et Jean-Marc Rosier) du Grand Fossé, d’Albert Uderzo et René Goscinny, intitulée Gran Kannal La. Le livre est tiré à 6000 exemplaires, dont 80% seront diffusés dans les Dom-Tom, au prix de 14,25 €.

Les + du blog : Philippe Geluck (3/3)

Vendredi 10 novembre 2006

Portrait Geluck PhilippeÀ vos rangs, X !
Après ses lettres ouvertes adressées à Bernard Lavilliers et Ségolène Royale lors de Vivement dimanche prochain sur France 2, voici comment Philippe Geluck, l’auteur du Chat, béatifie le plus grand des acteurs français, l’inoubliable interprète de Rocco Siffredi et ses frères ou encore de l’éternel Gland des siciliens.

Paris, le 21 décembre 2003

Cher Alain Delon,
Bon, jusqu’ici, ça va… Je dis ça, parce que vous n’imaginez pas comme c’est impressionnant de vous écrire. Et Dieu sait si j’ai écrit des lettres à des gens importants : des acteurs, des chanteuses, une baronne, un amiral, une impératrice… et même, il y a une quarantaine d’années, au Père Noël, c’est vous dire ! Mais à vous, c’est différent. C’est comme si on écrivait au Dalaï-Lama, au Pape, ou mieux, à son supérieur hiérarchique direct. Vous voyez de qui je veux parler ? À des personnes comme celles-là, on n’écrit pas n’importe comment ! Comme ça, sur un coin de table, le mégot aux lèvres. Non ! On se lave les mains et on tourne sept fois sa plume dans l’encrier avant de rédiger la première ligne, on fait un brouillon et on cherche la formule à adopter :

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Les + du blog : PHILIPPE GELUCK (2/3)

Mercredi 8 novembre 2006

Portrait Geluck PhilippeCHARENTES ET POITOU !
Après la lettre ouverte adressée à Bernard Lavilliers par Philippe Geluck lors de Vivement dimanche prochain sur France 2, et avant celle à Alain Delon, voici comment l’auteur du Chat enveloppait, en octobre 2004, celle qui est aujourd’hui la favorite des sondages dans la course à l’Élysée.

Paris, le 31 octobre 2004

Chère Ségolène Royal,
J’ai rêvé de vous cette nuit. Ooh! Rassurez-vous, en tout bien tout honneur! Mes rêves ne sont pas polissons, mais policés. Celui-là était même politisé. J’ai rêvé que ça y était, que la première présidente de la République française avait été élue au suffrage universel. Et ne faisons pas durer le suspense, c’était vous! Après avoir été l’élue du cÅ“ur de François, vous deveniez l’élue de cÅ“ur des Français.

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Les + du blog : PHILIPPE GELUCK (1/3)

Lundi 6 novembre 2006

Oh toi le belge, ta gueule !CHAVOUREUSEMENT VOTRE
Pendant sept ans, il s’invitait le dimanche dans nos salons pour nous susurrer des portraits drôles, farfelus et surréalistes de tous les people que le gentil Michel Drucker invitait dans Vivement dimanche prochain sur France 2. Une émission destinée à la France profonde d’après déjeuner dominical où toute réflexion désagréable, où toute pique vicieuse risquant de déranger la digestion des téléspectateurs auraient été aussi déplacées qu’un gros mot dans Le Sceptre d’Ottokar.
Philippe Geluck, matois comme un gros chat, était bien trop malin pour jouer les provocateurs. N’empêche, ses portraits comportaient tous une ou plusieurs peaux de banane délicieusement ourlées de compliments qui passaient comme lettres à la poste. Du grand art. Oh toi le Belge, ta gueule!, titre offert aimablement par le grand défenseur de la langue française qu’est Alain Delon, regroupe 56 de ces lettres et cent illustrations mettant le chat en scène. En voici trois.

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Les + du blog : Floc’h et riviere 3/3

Vendredi 27 octobre 2006


Alors que Dargaud republie l’intégrale d’Une Trilogie anglaise, Floc’h et Rivière vous invitent à découvrir Les Chroniques d’Oliver Alban, cet Anglais imaginé par leurs personnages bien connus, la romancière Olivia Sturgess et le critique Francis Albany. Alban s’y révèle un redoutable observateur. Après ses portraits de Ian Fleming, le papa de 007 et de Natalie Wood, la brune vedette de West Sise Story, voici celui d’Alfred Hitchcock, le maître du suspense.

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Les + du blog : Floc’h et riviere 2/3

Mercredi 25 octobre 2006


Alors que Dargaud republie l’intégrale d’Une Trilogie anglaise, Floc’h et Rivière vous invitent à découvrir Les Chroniques d’Oliver Alban, cet Anglais imaginé par leurs personnages bien connus, la romancière Olivia Sturgess et le critique Francis Albany. Alban s’y révèle un redoutable observateur. Après son portrait de Ian Fleming, le papa de 007 et avant celui de Natalie Wood, la brune vedette de West Sise Story, voici celui d’Alfred Hitchcock, le maître du suspense.

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Les + du blog : FLOC’H ET RIVIERE 1/3

Lundi 23 octobre 2006

Les mémoires de l’homme qui n’existait pas

Olivier Alban « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? » lançait le bon Alphonse de Lamartine. Bonne question. Et les personnages nés de l’imagination des hommes, ont-ils une âme ? Chris Conty a-t-il une âme ? Et Oliver Alban ? (more…)

LES + DU BLOG : « BATTAGLIA, UNE MONOGRAPHIE » 3/3

Jeudi 5 octobre 2006

TECHNIQUE : DU GRIS QUE L’ON ROULE A L’ANCIENNE
BATTAGLIA : « J’ai beaucoup utilisé le gris, je l’ai fait avant tout sous influence des journaux français et allemands du début du vingtième siècle dans lesquels paraissaient des dessins exécutés au crayon lithographique. Le gris était également techniquement justifié, il n’y avait pas de trames mécaniques, tout reposait sur l’emploi artisanal des instruments de dessins.
Quand je dessine, j’imagine à l’avance les zones que je mettrai en gris. Puis, je prends un morceau de papier-calque, je délimite la zone au crayon, je la découpe et, avec un coton-tige trempé dans l’encre, je travaille la partie en question jusqu’à ce que j’obtienne la tonalité de gris qui m’intéresse et dont j’ai besoin. Une fois que c’est sec, la plupart du temps, je dois retoucher à la lame de rasoir. Dans tous les cas, il y a une part de hasard et de patience de bénédictin. Maintenant cependant, j’essaye d’éclaircir un peu. J’aime bien travailler pour Il Messaggero dei ragazzi (1) et pour Il Giornalino (2) car du fait de la couleur, il n’y a que peu de travail sur le rapport entre le noir et le blanc. Si je le peux, j’aimerais changer, éliminer petit à petit les gris, mais pas complètement, les gris ont leur fonction, c’est une couleur. »

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Les + du Blog : « Un goût de biscuit au gingembre »

Mercredi 4 octobre 2006


LE VERT-DE-GRIS ATTAQUE LA PIERRE

Se glisser dans la peau d’un nazi est l’exercice à la mode de la rentrée littéraire. Les Bienveillantes de Littell qui explore les affres d’un bourreau durant la seconde guerre mondiale est la grande surprise du box-office. Un Goût de biscuit au gingembre (1) est d’un tout autre tonneau et, à vrai dire, la comparaison s’arrête au héros germanique.
Car l’Oberleutnant Metzger, pierre angulaire de cette balade, n’a rien d’un tortionnaire.
Cet ancien architecte mélancolique est affecté à Bruxelles. Sa mission, rendre compte de la qualité artistique d’un monument aux morts érigé à la mémoire des poilus de 14-18, n’est pas bien belliqueuse. Au point que le contexte semble uniquement servir de prétexte au romancier pour effleurer les turpitudes d’un pays occupé et se concentrer sur le véritable sujet de l’ouvrage : l’évocation architecturale. Un exercice délicat qui ravira tous les enfants de Brunelleschi et dont Hanotte se sort à merveille. Son verbe rigoureux exalte les perspectives et sculpte des monuments à la gloire des bâtisseurs. Mais la fantaisie n’a pas sa place dans ce roman sobre. En témoignent les nombreux dessins signés Claude Renard (2) qui rythment densément l’intrigue. Épures à la mine de plomb, léchées dans une optique académique.
Au final, un beau récit, sans ambages, joliment illustré, sans fioritures.

1) Un goût de biscuit au gingembre par Xavier Hanotte (15 euros) a été publié en 2005 sous le titre L’Architecte du désastre (Belfond). Cette version remaniée et enrichie d’un épilogue paraît dans la collection Carnets Littéraires des éditions Estuaire. Dirigée par Didier Platteau, ancien pilier de Casterman, cette collection a déjà publié 15 romans illustrés par des auteurs comme Mattotti, Pinelli ou De Moor.

2) Claude Renard professeur de graphisme à Saint-Luc (Bruxelles) notamment auteur des Aventures d’Ivan Casablanca (4 albums, Humanos 1984) et co-auteur avec François Schuiten des Métamorphoses (réédité aux Humanos en 2002).

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LES + DU BLOG : « BATTAGLIA, UNE MONOGRAPHIE » 2/3

Mercredi 4 octobre 2006


LES DEBUTS : « NOUS GAVIONS DE CANIFF »
Cannif, modèle pour Battaglia. BATTAGLIA : « Dans l’après-guerre, la bande dessinée était un des rares endroits où l’on pouvait travailler. L’illustration en noir et blanc comme on l’entendait dans les années vingt était en train de disparaître et la bande dessinée à l’américaine se développait. Tout naturellement mon premier contact, je l’ai noué avec le groupe vénitien de L’Asso Di Piche (1). Dans une ville comme Venise il n’est pas difficile de faire connaissance avec des gens qui partagent les mêmes intérêts et les mêmes activités. Des amis communs me firent entrer en relation avec ce groupe. Il y avait le grand Pratt, Faustinelli, Bellavitis devenu entre temps architecte, l’écrivain Ongaro et moi, nous étions pleins d’idées et d’espérance. Cette revue fut pour nous tous le laboratoire où nous avons voulu apprendre la bande dessinée américaine. Je me suis référé moi aussi à ces modèles dont les archétypes étaient Caniff, Foster et Raymond. À ce moment-là Caniff était le plus imité. Nous nous en gavions. Il semblait facile à copier : des plans américains, des personnages de profil, de grandes masses de noir et de blanc… Nous étions fascinés par cette nouvelle façon de dessiner, même s’il me fut difficile de passer de la plume au pinceau.

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