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	<title>BoDoï, explorateur de bandes dessinées - Infos BD, comics, mangas &#187; Magazine</title>
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		<title>Naru Taru : histoire d&#8217;un manga aux apparences trompeuses</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 07:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BoDoï</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kara revient sur le cas d’école que fut le manga "Naru Taru", aujourd’hui réédité, et qui, à l’époque de sa première publication en fit réfléchir plus d’un sur la façon d’aborder, d’acquérir, et surtout de vendre des œuvres nippones aux apparences trompeuses…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_intro.jpg" alt="narutaru_intro" width="400" height="300" />Le lectorat français friand de pop culture nippone sait aujourd’hui qu’un manga mettant en avant des héroïnes mignonnes accompagnées de mascottes rondouillardes n’est pas forcément destiné à un jeune public. Seulement en l’an 2000, c&#8217;est-à-dire il y a déjà dix ans, les choses n’étaient pas si évidentes. Aussi bien pour le public que pour certains éditeurs. Abordons donc le cas d’école que fut le manga </strong><em><strong>Naru Taru</strong></em><strong>, aujourd’hui réédité, et qui à l’époque en fit réfléchir plus d’un sur la façon d’aborder, d’acquérir, et surtout de vendre des œuvres nippones aux apparences trompeuses…</strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_image2.jpg" alt="narutaru_image2" width="300" height="476" />Avril 2000. L’éditeur Glénat lance une nouvelle série nommée <em>Naru Taru</em>. Celle-ci met en scène une jeune fille dynamique découvrant, lors de ses vacances sur une île, une étrange créature qui deviendra bientôt une « mascotte » capable de l’emmener voler dans le ciel ! Shiina Tamai va donc vivre de folles aventures à la rencontre d’autres jeunes gens de son âge, capables eux aussi de communiquer avec ces étranges mascottes ! Qui sont-ils ? Et qui sont ces curieuses créatures humanoïdes ressemblant à des fées, mais n’hésitant pas à tuer pour leur simple plaisir ?</p>
<p>Avec ce type de premier tome, Glénat pense tenir un titre sympathique destiné à un large public. Le deuxième volume sort peu après, mais tout à coup, la parution est stoppée nette. Motif ? L’éditeur suit de près aussi la parution nippone de <em>Naru Taru</em> et découvre, effaré, <strong>une scène d’une violence insoutenable dans le volume 6</strong> : une jeune adolescente littéralement coupée en deux ! Branle-bas de combat ! Le gentil manga que l’éditeur français avait acquis se révèle bien vite être une œuvre destinée à un public mature et averti. La rumeur dit même que l’éditeur nippon fut surpris par <strong>les dérives gores et malsaines</strong> de son auteur, mais décida tout de même de poursuivre la publication de la série.</p>
<p><strong>Stéphane Ferrand</strong>, alors rédacteur pour le magazine <em>Animeland</em>, s’insurge contre ce qu’il considère comme un acte de censure, tout en comprenant implicitement la position délicate de l’éditeur français. Ce cas d’école fit les choux gras de la presse spécialisée (peu nombreuse il est vrai à l’époque)…</p>
<p>Toutefois, pour qui connaissait l’œuvre de l’auteur Mohiro Kitoh, <strong>l’incident était presque prévisible</strong>. Cet auteur est en effet spécialisé dans les récits à l’ambiance malsaine et romantique (dans le sens noir du terme), mettant régulièrement en scène des lolitas filiformes dans des thrillers horrifiques ou des histoires d’amour finissant mal. Avec <em>Naru Taru</em>, on aurait pu croire au début que Mohiro Kitoh voulait changer de registre et s’adresser à un public plus large en mettant de l’eau dans son vin. Mais chassez le naturel…</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_image1.jpg" alt="narutaru_image1" width="300" height="435" />Près de dix ans plus tard, en 2009, Stéphane Ferrand est désormais directeur éditorial chez Glénat et décide de <strong>relancer la série </strong><em><strong>Naru Taru</strong></em> ! Revanche ? La réponse de l’intéressé est plus nuancée : <em>&laquo;&nbsp;<strong>À l’époque de la première parution de </strong><span style="font-style: normal;"><strong>Naru Taru</strong></span><strong>, le manga en général était très décrié sur la place publique française</strong>, et considéré par certains comme la lie de la bande dessinée. Sous la pression de certains médias et de &#8216;bien pensants&#8217;, plus ou moins bien placés dans la société française, il était alors &#8216;politiquement correct &#8216; de casser de la BD nippone ! Certains mangas érotiques étaient même retirés des étalages sous la pression de la justice (notamment les œuvres de U-Jin chez l’éditeur Tonkam). Ainsi Glénat n’a pas voulu prendre de risque en publiant une œuvre qui aurait pu lancer une polémique, justifiée ou non… <strong>Aujourd’hui, la donne a changé.</strong> Certains mangas sont devenus des références, voire des classiques unanimement salués par la critique. Le public français actuel sait désormais qu’il ne faut pas se fier aux apparences dans la BD japonaise, et il est aussi conscient qu’il existe des mangas pour tous types de publics, clairement identifiés et classés par genre (Shôjô, Shônen, etc.), adulte y compris (Seinen). Ce dernier genre a ainsi acquis ses lettres de noblesse, ce qui permet à <span style="font-style: normal;">Naru Taru</span> de trouver, d’une part une seconde chance, et d’autre part une place qui lui faisait défaut il y a une dizaine d’années. Ainsi, <strong>ce manga ne sera pas censuré, mais lors de sa parution française, le fameux volume 6 portera sur sa couverture un avertissement pour public averti et mature, comme pour n’importe quel autre titre adulte</strong>.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Jusque-là, nous avons parlé de l’actualité éditoriale du manga, <strong>mais qu’en est-il du titre en lui-même ?</strong> <em>Naru Taru</em> démarre comme une sympathique aventure, c’est vrai. Mais bien vite, dès le deuxième volume, l’atmosphère se fait plus pesante, les différents adolescents maîtrisant les pouvoirs de leurs « dragons » (et non pas « mascottes ») n’ont pas tous de nobles motivations. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_couv.jpg" alt="narutaru_couv" width="300" height="407" />Après tout, commettre des atrocités n’est pas l’apanage des adultes ! De même, on entrevoit la face cachée de certains protagonistes, leurs angoisses, leurs appréhensions devant ces étranges créatures capables indifféremment de faire le bien comme le mal. Mal dont on découvrira l’horrible démonstration dans le tant redouté volume 6&#8230;</p>
<p>Non, Mohiro Kitoh ne prend pas son lectorat en traître en lui assénant sans prévenir <strong>cette fameuse scène. Une séquence, qui, honnêtement, n’est pas ce qu&#8217;on a vu de pire dans le genre gore et malsain, que ce soit dans le manga ou dans la BD franco-belge !</strong> Mohiro sait plus que quiconque qu’un conte peut aussi recéler une part sombre et morbide et décide d’en faire son fil conducteur. Celui-ci installe progressivement une ambiance lourde, grâce à l’intervention d’autres dragons à l’allure faussement innocente, et nantis d’une cruauté peu commune. Son graphisme fin et délicat, sa mise en scène claire et lisible, en font un auteur agréable à lire, sachant ménager ses scènes chocs à ses lecteurs qui, on l’espère, sauront donner une seconde chance à ce manga atypique…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Kara</strong></p>
<p>______________________________</p>
<p><em><strong>Naru Taru</strong></em>.<br />
Par Mohiro Kitoh.<br />
4 tomes disponibles (sur 12). Le tome 5 est attendu pour mai 2010. Glénat, 7,50 €.</p>
<p>Ce manga a bénéficié d’une adaptation animée pour la télévision nippone, encore inédite en France à ce jour. Plus d&#8217;infos sur le site d&#8217;<a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=2870" target="_blank">Anime News Network</a>, et une bande-annonce (en anglais) <a href="http://www.animenewsnetwork.com/video/215/" target="_blank">par ici</a>.</p>
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<object id="Player_886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500px" height="175px" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="quality" value="high" /><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://ws.amazon.fr/widgets/q?ServiceVersion=20070822&amp;MarketPlace=FR&amp;ID=V20070822%2FFR%2Fbodoiinfo-21%2F8010%2F886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1&amp;Operation=GetDisplayTemplate" /><param name="name" value="Player_886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1" /><param name="align" value="middle" /><embed id="Player_886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1" type="application/x-shockwave-flash" width="500px" height="175px" src="http://ws.amazon.fr/widgets/q?ServiceVersion=20070822&amp;MarketPlace=FR&amp;ID=V20070822%2FFR%2Fbodoiinfo-21%2F8010%2F886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1&amp;Operation=GetDisplayTemplate" align="middle" name="Player_886b6332-686e-40e4-9236-d285c51dacd1" allowscriptaccess="always" bgcolor="#FFFFFF" quality="high"></embed></object></p>
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		<title>Fabien Vehlmann : Méliès, le merveilleux et le cinéma</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 07:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Le Saux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans "Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès", le lecteur est plongé dans un intrigant Paris 1900, où le surréel flirte avec le fantastique. On y croise le prestidigitateur Houdini, une femme à barbe, d’inquiétants automates, ou encore une étoile polaire que Georges Méliès s’obstine à filmer… Entretien avec le scénariste Fabien Vehlmann, qui évoque aussi ses autres projets. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_intro.jpg" alt="melies_intro" width="450" height="300" />C’est un bel album à la couverture blanche cartonnée et au dos toilé, qui capte l’œil en quelques secondes. À l’intérieur s’étale le trait classieux, parfois éthéré, de Frantz Duchazeau. Il déroule le fil d’histoires courtes inventées par <a href="http://vehlmann.blogspot.com/">Fabien Vehlmann</a>, scénariste entre autres de <em>Seuls</em>, <em>Les Cinq Conteurs de Bagdad</em> ou <em>Le Marquis d’Anaon</em>, et repreneur avec Yoann des aventures officielles de Spirou et Fantasio. Dans <a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-03-03/le-diable-amoureux-et-autres-films-jamais-tournes-par-melies/30083"><em>Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès</em></a>, le lecteur est plongé dans un intrigant Paris 1900, où le surréel flirte avec le fantastique. On y croise le prestidigitateur Houdini, une femme à barbe, d’inquiétants automates, ou encore une étoile polaire que Georges Méliès s’obstine à filmer… Entretien avec <a href="http://vehlmann.blogspot.com/">Fabien Vehlmann</a> autour de ces fables vibrantes.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_diable.jpg" alt="melies_diable" width="350" height="286" />D’où est venue l’idée de ce <em>Diable amoureux</em> ?</strong><br />
De deux désirs. De celui – graphique &#8211; de Frantz Duchazeau, qui voulait dessiner Paris dans les années 20. Et de mon envie d’écrire un récit merveilleux. Tout ça mêlé à des réminiscences d’<em>Adèle Blanc-Sec</em>, difficiles à évacuer.</p>
<p><strong>Et Georges Méliès dans tout ça ?</strong><br />
Je ne suis pas un exégète de son œuvre. Je l’ai redécouvert il y a deux ans, à l’occasion d’une exposition à la Cinémathèque. J’avais vu plusieurs de ses films, dont <em>Le Voyage dans la lune</em>, qui a profondément marqué mon imaginaire. J’aime son côté «carton-pâte» et sa naïveté scientifique, qui ne tient pas la route trop longtemps. Ça chatouille agréablement mon sens de l’irrationnel ! J’apprécie aussi cette inventivité d’un médium en train de se créer. Je préfère cent fois la magie du <em>King Kong</em> des années 30 aux effets spéciaux surdoués de celui de Peter Jackson. Méliès était pour moi un bricolo de génie, comme Marc-Antoine Mathieu en BD aujourd’hui, par exemple.</p>
<p><strong>Contrairement à ce qu’indique le titre, Méliès n’est pas le personnage central de l’album…</strong><br />
On l’y voit en fait très peu. <em>Le Diable amoureux</em> n’est pas un copié-collé de son univers, plutôt un hommage distancié. J’avais procédé de la même manière avec <em>Dieu qui pue, Dieu qui pète</em>, inspiré de contes africains. Je m’imprègne d’un sujet, mais au final je n’en garde que quelques éléments.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_prevert.jpg" alt="melies_prevert" width="600" height="205" /></p>
<p><strong>Vous êtes-vous beaucoup documenté sur le Paris de l’époque ?</strong><br />
J’ai récupéré beaucoup de dessins de rues, afin d’éviter de reproduire des photos déjà mille fois vues sur Internet. J’ai lu des ouvrages sur Méliès, j’y ai picoré quelques dates et faits, et après digestion de tout ça est ressortie mon « idée » de cet artiste. Il reste une sorte de fantasme, qui se définissait par son travail.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_lumiere.jpg" alt="melies_lumiere" width="300" height="278" />Vous insistez sur le merveilleux, que l’on peut étouffer à trop vouloir le montrer.</strong><br />
Oui, il est par essence insaisissable, fugace. On peut le tuer en le regardant trop. Le livre se termine sur une note nostalgique: les caméras des frères Lumière ne rendent possible qu’une perception du mystère, et l’éteignent.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir opté pour des histoires courtes ?</strong><br />
Au début, j’avais envie d’un récit complet. Mais je souhaitais aller dans tellement de directions différentes qu’il aurait été compliqué de tout regrouper. J’ai donc choisi cette forme courte. Mon regret, c’est que je n’ai pas réussi à laisser le dessin de Frantz respirer. Mes scénarios sont trop denses. Je dois constamment lutter contre ma tendance naturelle à insérer un maximum d’idées. J’aime être généreux avec le lecteur, mais c’est une vraie contrainte pour le dessinateur !</p>
<p><strong>Pourquoi avoir fait cet album avec Frantz Duchazeau ?</strong><br />
Nous entretenons une relation d’amitié à travers le travail, dans la durée – ce qui est rassurant. Son dessin est en constante évolution, je le trouve à la fois vivant, passionnant et singulier. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_billes.jpg" alt="melies_billes" width="300" height="203" />Il se pose beaucoup de questions mais parvient à avancer, il cherche en dessinant. Cela lui permet d’être très productif ! J’essaie de suivre son exemple, pour ne pas me retrouver paralysé par le doute quand j’écris.</p>
<p><strong>Futuropolis va bientôt publier <em>Les Derniers Jours d’un immortel</em>, un ouvrage science-fictionnel que vous scénarisez et que Gwen de Bonneval a dessiné.</strong><br />
J’avais envie de retravailler avec Gwen après l’échec de<em> Samedi et Dimanche</em>, une série que j’aime beaucoup. Cette fois, nous nous sommes penchés sur l’«exopsychologie», à savoir la psychologie de ce qui est totalement autre. Le livre suit des policiers philosophiques ou «exopsychologues», et permet de mener une réflexion sur l’être humain. On s’interroge sur ce qui peut pousser quelqu’un à commettre un crime sans s’en rendre compte, par exemple. Mais ce sera plus fun et facile d’accès qu’un bouquin de philo !</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_derniers.jpg" alt="melies_derniers" width="150" height="201" /></p>
<p><strong>Où en est le 51e tome de <em>Spirou </em>?</strong><br />
Yoann met la dernière main à l’album. Sa réalisation a été longue, car il nous a fallu digérer les contraintes de l’exercice et trouver comment exprimer nos propres envies dans ce cadre. De plus, Yoann a mis au point un style exigeant, qui lui demande du temps.</p>
<p><strong>Êtes-vous anxieux à l’approche de sa sortie, début septembre ?</strong><br />
On sait bien qu’on va se faire lapider par une partie des fans, ça fait partie du jeu. Mais je serai fier de cet épisode, même si je ne prétends pas qu’il soit parfait. On y découvrira peu de nouveaux personnages – deux Suédoises apporteront un brin d’exotisme. Il faudra attendre un peu que l’on prenne notre vitesse de croisière, au fil des trois albums prévus. En tout cas, Yoann et moi avons envie de nous reconnecter avec le public enfantin. Et si en plus ça plaît aux adultes, ce sera tant mieux ! Nous nous recentrons sur les fondamentaux en concoctant une grande aventure humoristique.</p>
<p><strong>Quid du 52e tome ?<br />
</strong>J’avance sur son scénario. On pourra le lire indépendamment du précédent, mais il y aura un mince fil rouge entre les deux histoires. Le personnage de Zorglub y sera développé, on comprendra mieux son grand plan machiavélique…</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_spirou.jpg" alt="melies_spirou" width="249" height="255" /></p>
<p><strong>Quels sont vos autres projets ?</strong><br />
Un diptyque en couleurs directes avec les Kerascoët, <em>Voyage en Satanie</em>, qui devrait être signé chez Dargaud. On y verra une jeune fille chercher son frère en enfer. J’aimerais aussi travailler avec Alfred, dont j’apprécie le travail, et avec des dessinateurs espagnols, qui m’ont contacté via Dargaud. J’ai notamment un projet avec Roger Ibanez (<em>Jazz Maynard</em>), autour d’un <em>slasher </em>premier degré. Je suis un fan de longue date des films gore à la <em>Halloween </em>! J’ai envie de jouer avec le genre en le distordant.</p>
<p><strong>Avez-vous des projets au cinéma ?</strong><br />
<em>Un monde à nous</em> [un film d'Anton Balekdjian, scénarisé par Fabien Vehlmann] a été un échec commercial. Je pense avoir fonctionné à l’envers sur ce coup-là : j’avais répondu à un appel du pied d’Alain Chabat, qui a produit le film. Mon idée n’était alors qu’un pitch, et j’aurais dû la laisser mûrir plus longtemps avant de passer à l’écriture. L’envie de m’y remettre me titille, mais il me faudra prendre le temps : demander une bourse au CNC, avancer, puis tâter le terrain auprès des producteurs… Mais il est peu probable que je passe à la réalisation, je ne m’en sens pas les épaules. Je ne me considère pas vraiment comme un homme d’image, puisque je ne dessine pas. Derrière une caméra, j’aurais le syndrome de l’imposteur.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Laurence Le Saux</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>________________________________________________</p>
<p><strong><em><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-03-03/le-diable-amoureux-et-autres-films-jamais-tournes-par-melies/30083">Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès</a>.</em></strong><br />
Par Frantz Duchazeau et Fabien Vehlmann.<br />
Dargaud, 14,50€, le 26 février 2010.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2205063316?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2205063316">Achetez Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2205063316" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Baru, un guide de lecture</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 07:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Roure</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retour sur la carrière et les livres de Baru, nouveau Grand Prix d'Angoulême. Une bibliographie d'une rare cohérence, des récits souvent attachés à sa Lorraine natale, à la peinture de son adolescence dans une France ouvrière qui s'éteint. Mais attention, l'oeuvre de Baru n'est pas misérabiliste, ni simplement militante. Lucide mais résolument optimiste, l'auteur produit des récits dopés au rock'n'roll et à la fougue de la jeunesse métissée de la France d'aujourd'hui. Petit guide de lecture en neuf albums incontournables. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong>Baru</strong> a été adoubé par ses pairs <strong>Grand Prix de la ville d&#8217;Angoulême</strong> <a href="http://www.bodoi.info/magazine/2010-02-01/angouleme-2010-un-bilan-positif/28933" target="_self">lors du dernier Festival</a>. Un festival avec lequel il entretient une relation forte, puisque trois de ses livres y ont déjà été primés. Il sera donc président du jury l&#8217;an prochain, et sera sans aucun doute honoré d&#8217;une exposition. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_photo.jpg" alt="baru_photo" width="400" height="267" />Alors qu&#8217;il travaille actuellement à une bande dessinée pour Futuropolis, il nous a paru nécessaire de revenir sur sa carrière et sur ses livres &#8211; pour vous guider dans vos achats et vos lectures. <strong>Une bibliographie d&#8217;une rare cohérence</strong>, des récits souvent attachés à sa Lorraine natale (Hervé Baruléa est né à Thil, Meurthe-et-Moselle, en 1947), à la peinture de son adolescence dans une France ouvrière qui s&#8217;éteint. Mais attention, <strong>l&#8217;oeuvre de Baru n&#8217;est pas misérabiliste, ni simplement militante</strong>. <strong>Lucide mais résolument optimist</strong><strong>e</strong>, l&#8217;auteur produit des récits dopés au rock&#8217;n'roll et à la fougue de la jeunesse métissée de la France d&#8217;aujourd&#8217;hui, dans des albums à la narration tournant comme une mécanique de précision et au dessin magistral et au style unique. <strong>Petit guide de lecture en neuf albums incontournables.</strong></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_piscine.jpg" alt="baru_piscine" width="180" height="243" />La Piscine de Micheville</h2>
<p><strong>Les Rêveurs, 16 €, octobre 2009 (première édition Dargaud 1985).</strong></p>
<p>Les micro-récits réunis qui composent ce recueil sont autant de cartes postales de <strong>la jeunesse de Baru dans sa Lorraine industrielle</strong>. Dans ces prémices à <em>Quéquette Blues</em>, parus dans <em>Pilote</em> dans les années 80, on entrevoit les sujets qui tiennent à coeur à l&#8217;auteur : <strong>la jeunesse qui s&#8217;ennuie, le sport, la drague, le racisme</strong> latent entre les Français &laquo;&nbsp;de souche&nbsp;&raquo; et les immigrés italiens, polonais ou algériens&#8230; On goûte également au sens aigu de l&#8217;observation et de la retranscription de l&#8217;auteur, qui <strong>transforme les anecdotes les plus banales en histoires drôles et palpitantes</strong> : comment mater les filles sous les douches, pourquoi les ados n&#8217;aiment pas la colo, comment le vieux directeur du lycée fait peur à tout le monde&#8230; Jouissant d&#8217;une toute nouvelle édition chez Les Rêveurs, avec des couleurs intégralement refaites, <em>La Piscine de Micheville</em> est une savoureuse introduction à l&#8217;univers de Baru.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2912747465?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2912747465">Achetez La Piscine de Micheville sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2912747465" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_quequette.jpg" alt="baru_quequette" width="200" height="266" />Quéquette Blues</h2>
<p><strong>Casterman, 22,50 €, intégrale publiée en avril 2005 (trois tomes publiés entre 1984 et 1986, et première intégrale publiée chez Albin Michel en 2001 sous le titre </strong><em><strong>Roulez jeunesse </strong></em><strong>!).</strong></p>
<p>C&#8217;est le récit qui a vraiment révélé Baru. 140 pages réalisées d&#8217;une traite sans commande d&#8217;un éditeur, mettant en scène le réveillon du nouvel an d&#8217;une bande de potes. Dans l&#8217;ombre des hauts fourneaux de Lorraine, Hervé et ses copains se mettent en chasse de donzelles acceptant de danser des slows&#8230; et de dépuceler le jeune héros ! Baru décrit avec acuité et humour le monde sclérosé des petites villes industrielles, qui n&#8217;offre que l&#8217;usine pour unique horizon à ses jeunes. <strong>Chronique sociale pleine d&#8217;une incroyable énergie rock&#8217;n'roll</strong>, <em>Quéquette Blues</em> impose ainsi Baru comme un auteur unique en son genre, qui raconte avec <strong>réalisme, tendresse et humanité</strong> une France ouvrière en voie de disparition, et met en scène comme aucun autre une jeunesse qui n&#8217;en peut plus de s&#8217;ennuyer. Le premier tome signe le début d&#8217;une histoire d&#8217;amour entre Baru et le <strong>Festival d&#8217;Angoulême</strong>, en remportant en 1985 <strong>l&#8217;Alph&#8217;Art du premier album</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203397063?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203397063">Achetez Quéquette Blues Int. sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203397063" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_amerique.jpg" alt="baru_amerique" width="180" height="250" />Le Chemin de l&#8217;Amérique</h2>
<p><strong>Avec Jean-Marc Thévenet. Casterman, 1998 (première édition par Albin Michel en 1990).</strong></p>
<p>Alors que l&#8217;Algérie bouillonne d&#8217;indépendance, un jeune <strong>boxeur</strong> commence à se faire un nom. Saïd Boudiaf se fout des querelles politiques, lui veut simplement devenir encore plus grand que Marcel Cerdan. Il y parvient presque, mais il ne peut se défaire de l&#8217;image qu&#8217;il véhicule malgré lui : parfait exemple de réussite d&#8217;un ressortissant de l&#8217;<strong>Algérie</strong> française pour les uns, traître à son peuple pour les autres. Basé sur <strong>une histoire vraie</strong>, le scénario de Jean-Marc Thévenet est taillé pour Baru puisqu&#8217;il comprend tous ses thèmes de prédilection : la jeunesse passionnée, le racisme, le sport, les errances du politique&#8230; Le duo fait mouche avec cette histoire puissante et touchante, et remporte <strong>l&#8217;Alph&#8217;Art du meilleur album à Angoulême</strong> en 1991. Et pourtant, le meilleur est encore à venir.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203389109?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203389109">Achetez Le Chemin de l&#8217;Amérique sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203389109" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_autoroute.jpg" alt="baru_autoroute" width="200" height="274" />L&#8217;Autoroute du soleil</h2>
<p><strong>Casterman, 1995 (dans le magazine japonais </strong><em><strong>Morning</strong></em><strong> de Kôdansha, dès 1991). Réédition en juin 2008, 22 €.</strong></p>
<p>Connu pour être un des premiers <strong>mangas</strong> signés par un auteur français, <em>L&#8217;Autoroute du soleil</em> paraît en épisodes dans un magazine japonais au début des années 90, avant d&#8217;être repris cinq ans plus tard dans un épais volume de plus de 400 pages, ce qui n&#8217;était pas si courant à l&#8217;époque. Pari gagnant : cette histoire de cavale d&#8217;un arabe fan des 50&#8217;s et d&#8217;un blanc bec timide, poursuivis par un fasciste fou et des dealers, remporte un vrai succès public et critique. Et Baru gagne une nouvelle fois <strong>le prix du meilleur album à Angoulême</strong> (1996). Pour ce qui reste <strong>un de ses ouvrages les plus marquants</strong>, l&#8217;auteur a épuré son trait pour n&#8217;en garder que la plus vive spontanéité. Dans des pages au nombre de cases limité, jouant sur le format panoramique, Baru se lâche dans le spectaculaire et l&#8217;expressivité des visages. <em><strong>L&#8217;Autoroute du soleil</strong></em><strong> est un bijou de narration, d&#8217;énergie et d&#8217;émotion qui, à chaque lecture, se dévore avec le même plaisir</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/220301573X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=220301573X">Achetez L&#8217;Autoroute du soleil sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=220301573X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_route.jpg" alt="baru_route" width="160" height="226" />Sur la route encore</h2>
<p><strong>Casterman, 20 €, 1997.</strong></p>
<p>Comme son titre l&#8217;indique, on est encore dans <strong>un road movie</strong>, ou en tout cas un récit itinérant de stations service d&#8217;autoroutes en hôtels de la gare. On y suit le chemin en vue subjective d&#8217;André, entre <strong>souvenirs de sa jeunesse rock&#8217;n'roll</strong> (épatante description d&#8217;une soirée dans une boîte de campagne) et <strong>découverte d&#8217;un sordide quotidien rural</strong>. Mais on suit aussi Edith qui, au fil de ses sauts de puce en auto-stop, est confrontée à la même réalité dégueulasse. Une trame de polar finit par rattraper les deux vagabonds, mais on ne vous en dit pas plus&#8230; Album singulier, <em>Sur la route encore</em> fonctionne comme <strong>une série d&#8217;instantanés d&#8217;une France glauque et malsaine</strong>, et brosse subtilement le <strong>désenchantement de la génération des soixante-huitards</strong>. Mais Baru parvient plus d&#8217;une fois à arracher un sourire à ses lecteurs, car il refuse de s&#8217;enferrer dans la déprime et de baisser les bras. Bravo !</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203388846?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203388846">Achetez Sur la route encore sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203388846" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2>Bonne année</h2>
<p><strong>Casterman, 12,50 €, 1998. Réédité dans le recueil </strong><em><strong>Noir</strong></em><strong>, Casterman, 14 €, 2009.</strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_annee.jpg" alt="baru_annee" width="298" height="205" /></p>
<p>Nouvelle graphique qui fait froid dans le dos, <em>Bonne année</em> paraît en 1998. Soit trois ans après <em>La Haine</em> de Mathieu Kassovitz, quatre avant la présence de Le Pen au second tour de l&#8217;élection présidentielle, et neuf avant les émeutes de Villiers-le-Bel. Ce récit imagine<strong> une France de l&#8217;an 2000 dirigée par un clone du leader frontiste, qui aurait dressé des murs autour des banlieues sensibles et dont les jeunes crèveraient du sida faute de pouvoir se payer des capotes</strong>. Une histoire d&#8217;une lucidité et d&#8217;une actualité étonnantes, comme un conte de Noël qui aurait mal tourné. Malgré cette vision sombre de l&#8217;avenir, l&#8217;éternel <strong>optimisme</strong> de Baru &#8211; symbolisé par la fougueuse jeunesse de ses personnages &#8211; finit toujours par pointer le bout de son nez, et c&#8217;est aussi pour cela qu&#8217;il est un conteur hors pair.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203334711?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203334711">Achetez Bonne Année sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203334711" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
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<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_spoutnik.jpg" alt="baru_spoutnik" width="150" height="213" />Les Années Spoutnik #1-4</h2>
<p><strong>Casterman, 16€, intégrale publiée en avril 2009.</strong></p>
<p><em>La Guerre des boutons</em>, version Baru. Avec tendresse, l’auteur revient sur <strong>son enfance en Lorraine</strong>, au pays des terrils. À la fin des années 50, Igor fait partie des « Par-en-haut », en opposition aux « Par-en-bas » (qui ont des « gros culs »). Ces deux bandes de mouflets s’affrontent régulièrement, avec les poings, des flèches, au bras de fer ou sur un terrain de &laquo;&nbsp;fouteballe&nbsp;&raquo;. Et chaque camp se déchire régulièrement, certains voulant devenir calife à la place du calife&#8230; Réalisée entre 1999 et 2003, cette mini-série comporte quatre volumes, qui bénéficient d’une ligne plutôt claire et très expressive. Baru en fait <strong>des perles de tendresse perméables aux coups et bosses, destinées aux adultes aussi bien qu&#8217;aux enfants</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203018011?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203018011">Achetez Les Années Spoutnik Intégrale sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203018011" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2>L&#8217;Enragé #1-2</h2>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_enrage.jpg" alt="baru_enrage" width="300" height="196" />Par Baru. Dupuis/Aire libre, 14,50 € le volume, deux tomes publiés en 2004 et 2006.</strong></p>
<p>Encore l&#8217;histoire d&#8217;une jeunesse un brin paumée mais passionnée. Anton, naturellement doué pour la boxe, choisit de faire carrière sur le ring, délaissant son quartier, ses parents&#8230; Et son meilleur ami, Mo, qui devient journaliste sportif et ne cesse de condamner l&#8217;arrogance de la jeune star des poids-moyens. Fidèle à ses thématiques (la jeunesse, la banlieue, l&#8217;intégration&#8230;), <strong>Baru ne ronronne pas</strong>. Son univers avance avec la société et <strong>son analyse est toujours aussi pertinente</strong>. Ici, ce sont <strong>le sport business</strong> et les <strong>médias</strong> qui sont sévèrement épinglés (on a rarement aussi bien parlé de ces deux sujets en bandes dessinées). L&#8217;auteur ne livre pas un pensum, mais deux albums au dessin d&#8217;une limpidité magistrale et à l&#8217;intrigue pleine de suspense. Un diptyque qui vous met K.O. &#8211; de plaisir.</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_zheros.jpg" alt="baru_zheros" width="160" height="222" /></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2800135433?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2800135433">Achetez L&#8217;Enragé T1 sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2800135433" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2800138009?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2800138009">Achetez L&#8217;Enragé T2 sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2800138009" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2>Pauvres Zhéros</h2>
<p><strong>D&#8217;après Pierre Pelot. Casterman/Rivages/Noir, 17 €, mai 2008.</strong></p>
<p>Enfant trisomique, Joseph disparaît de l’orphelinat-hospice de Saint-Maurice. Tout le village est en émoi et tente de le retrouver, tandis que les médias et la police arrivent… Baru met ici en images <strong>un roman de Pierre Pelot</strong> pas franchement tendre ni gai, inspiré par une visite dans un établissement de ce genre. Il parvient brillamment à rendre l’atmosphère pesante, parfois malsaine, d’un village français banal. Usant d’aquarelles délicates, il traduit les angoisses de chacun, les petits secrets, les lâchetés ordinaires. <em><strong>Pauvres Zhéros</strong></em><strong> trace sans complaisance le portrait d’une humanité glaçante, montrant sa violence latente, sa sauvagerie cachée</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/220301024X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=220301024X">Achetez Pauvres Zhéros sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=220301024X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Guide de lecture réalisé par Laurence Le Saux et Benjamin Roure</strong></p>
<p>Photo © FIBD 2010, Jorge Fidel Alvarez / 9art+</p>
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		<title>Le Coin des enfants #7</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 07:40:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Gallissot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque premier mercredi du mois, c'est l'heure du Coin des enfants, notre chronique mensuelle consacrée à l’exploration du monde trépidant de la littérature jeunesse. Romain Gallissot vous présente ce mois-ci: un écosystème fragile ; un chat qui enviait les chiens ; un téléphone d'urgence ; une visite au potager ; un cheval revendicatif ; et une porte ouverte vers le monde de la poésie ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="/wp-content/images/0910_images/S0940/coin_enfants_vignette.jpg" alt="coin_enfants_vignette.jpg" hspace="10" vspace="10" width="286" height="90" align="right" />Chaque premier mercredi du mois, c&#8217;est l&#8217;heure du Coin des enfants, notre chronique mensuelle consacrée à l’exploration du monde trépidant de la littérature jeunesse. Après avoir opéré un tri drastique parmi tous les albums pour petits qui paraissent chaque semaine, notre critique Romain Gallissot, animateur de l&#8217;indispensable blog <a href="http://www.alorscabulle.fr/" target="_blank">Alors, ça bulle ?</a>, vous présente ce mois-ci: un écosystème fragile ; un chat qui enviait les chiens ; un téléphone d&#8217;urgence ; une visite au potager ; un cheval revendicatif ; et une porte ouverte vers le monde de la poésie ! </strong><strong>Bienvenue dans le Coin des enfants !</strong></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_confetti_couv.jpg" alt="coin_enfants_confetti_couv" width="120" height="117" />Un confetti de paradis</h2>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_confetti_image.jpg" alt="coin_enfants_confetti_image" width="300" height="273" /></p>
<p><strong>Par Florence Langlois. Albin Michel Jeunesse, 13,50 €, janvier 2010. Dès 3 ans.</strong></p>
<p>Gros Ours, Mouton, Lapin et Léonard le tamanoir cohabitent en toute quiétude sur un petit bout de terre calme et verdoyant. Dans ce petit coin paisible, chaque habitant possède une spécialité : élevage de carottes, confection de pulls en laine, pêche de poissons ou fabrication de jouets en bois. Tous excellent dans leur domaine ! Mais lorsque chacun envisage d’intensifier son activité, le fragile écosystème de ce confetti de paradis se trouve chamboulé. Rien ne va plus, il faut réagir ! Cette fable animalière concoctée par Florence Langlois est pleine de sens et riche d’enseignements. Une jolie histoire à glisser dans les oreilles de tous les bambins, citoyens de demain.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2226191887?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2226191887">Achetez Un confetti de paradis sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2226191887" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chat_couv.jpg" alt="coin_enfants_chat_couv" width="100" height="141" /><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chat_image.jpg" alt="coin_enfants_chat_image" width="250" height="348" />Le Chat qui aboyait</h2>
<p><strong>Par Gérard Moncomble et Pawel Pawlak. Milan Jeunesse, 10,90 € , février 2010. Dès 4 ans.</strong></p>
<p>Cachou est un chat. Pilepoil est un chien. Tous les matins, lorsque Pilepoil monte dans le bus pour se rendre à l’école réservée aux chiens, Cachou le regarde partir avec envie. Lui aussi aimerait pouvoir s’installer sur les bancs de la classe pour pouvoir apprendre des tas de choses. Mais c’est impossible, on ne mélange pas les matous et les toutous. Déterminé et rusé, Cachou est prêt à bousculer les codes et par la même occasion à abattre quelques préjugés tenaces. Sur le mode de la fable animalière Gérard Moncomble invite intelligemment les plus petits à la réflexion. À base de cartons collés et de papiers découpés, les illustrations de Pawel Pawlak apportent leur lot de fantaisie pour un résultat plaisant.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/274594312X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=274594312X">Achetez Le Chat qui aboyait sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=274594312X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_allo_couv.jpg" alt="coin_enfants_allo_couv" width="120" height="107" />Allô, allô&#8230; Emily Brown<strong> </strong></h2>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_allo_image.jpg" alt="coin_enfants_allo_image" width="300" height="272" />Par Cressida Cowell et Neal Layton. Casterman, 13,95 €, février 2010. Dès 4 ans.</strong></p>
<p>Voici une savoureuse histoire de téléphone rouge d’urgence, d’éléphante répondant au doux nom de Matilda et de lapin tout gris. Au milieu de ce cocktail détonnant s’agite une petite fille, nommée Emily. Avec ses amis, elle parcourt le monde et aime s’aventurer dans des endroits improbables. Le problème c’est qu’à chaque sortie, la maman de Matilda fait sonner le téléphone d’urgence, car elle s’inquiète pour sa fille. Pauvre Matilda, jamais tranquille ! Mais un jour, tout bascule, tout s’inverse&#8230; Cressida Cowell et Neal Layton nous entraînent dans une histoire rigolote et touchante, où le texte se mêle à de belles illustrations composites et pittoresques.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203028734?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203028734">Achetez Allô allô&#8230; Emily Brown sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203028734" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_patati_couv.jpg" alt="coin_enfants_patati_couv" width="100" height="142" />Patati Patata</h2>
<p><strong>Par Bénédicte Guettier. Gallimard Jeunesse Giboulées, 3,50 €, janvier 2010. Dès 3 ans.</strong></p>
<p>Vous aussi vous avez un mal fou à faire manger des légumes à vos chères petites têtes blondes ? Alors c’est le moment de découvrir la collection Patati Patata qui deviendra à coup sûr votre meilleure alliée dans ce combat. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_patati_image.jpg" alt="coin_enfants_patati_image" width="300" height="213" /> Ces petits recueils proposent aux plus jeunes de faire connaissance avec les membres du potager. Dans cette première fournée, Chouchou, Pat, Champierre et Popo, armés de leurs plus beaux sourires, s’illustrent dans des petites saynètes amusantes, ponctuées de quelques conseils culinaires à explorer. Bénédicte Guettier, qui n’est autre que la maman de Trotro, le célèbre petit âne, illustre simplement et efficacement cette collection d’albums à croquer.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630838?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630838">Achetez Popo le potiron sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630838" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630846?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630846">Achetez Champierre le champignon sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630846" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630862?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630862">Achetez Chouchou le chou sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630862" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630854?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630854">Achetez Pat la patate sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630854" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chevalier_xavier_couv.jpg" alt="coin_enfants_chevalier_xavier_couv" width="120" height="105" /><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chevalier_xavier_image.jpg" alt="coin_enfants_chevalier_xavier_image" width="250" height="216" />Chevalier Xavier</h2>
<p><strong>Par Martine Bourre. Pastel, 13 €, février 2010. Dès 5 ans.</strong></p>
<p>Inspiré d’un conte de Jacques Prévert, <em>Cheval dans une île</em>, cet album nous transporte au Moyen-Âge et nous convie à découvrir une aventure chevaleresque étonnante. Dans <em>Chevalier Xavier</em>, ce ne sont pas les exploits des valeureux paladins qui tiennent le haut de l’affiche, mais plutôt les revendications de leurs fidèles destriers qui aspirent à plus de reconnaissance et à de meilleures conditions de vie. Cottes en plomb et pompons, leurs exigences sont claires et précises… Mais seront-ils écoutés ? On appréciera comme il se doit les jolies images de Martine Bourre, qui illustrent avec justesse ce conte moyenâgeux.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2211200133?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2211200133">Achetez Chevalier Xavier sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2211200133" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_langue_couv.jpg" alt="coin_enfants_langue_couv" width="100" height="149" />Si je donne ma langue au chat, est-ce qu&#8217;il me la rendra ?</h2>
<p><strong>Par Célia Galice, Emmanuelle Leroyer et Oréli. Bayard Jeunesse, 9,90 €, février 2010. Dès 6 ans.</strong></p>
<p>Derrière ce titre interminable se cache une anthologie de poèmes haute en couleurs. Célia Galice, Emmanuelle Leroyer et Orélie ont confectionné un magnifique bouquet coloré composé de jeux mots, de rimes et de superbes images très graphiques. Parmi cet échantillon de textes en proses, on retrouve des noms connus, tels Tardieu, Queneau ou Hugo, <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_langue_image.jpg" alt="coin_enfants_langue_image" width="400" height="317" /> et l’on découvre également des magiciens de la langue un peu moins célèbres, comme Andrée Chedid, la grand-mère de -M-. Pour illustrer tous ces bons mots, Oreli entremêle à sa manière les sons et les couleurs pour créer des images pleines d’énergie. Ce recueil est une porte ouverte vers le monde de la poésie à ne pas rater, surtout qu’arrive à grands pas <a href="http://www.printempsdespoetes.com" target="_blank">Le Printemps des Poètes</a> !</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2747029565?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2747029565">Achetez Si je donne ma langue au chat, est-ce qu&#8217;il me la rendra ? sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2747029565" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Jens Harder aux origines du monde</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 07:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Roure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[alpha]]></category>
		<category><![CDATA[Jens Harder]]></category>
		<category><![CDATA[L'An 2]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

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		<description><![CDATA[Il s'est lancé dans l'une des plus gonflées et périlleuses aventures en bandes dessinées : raconter l'histoire de la Terre, son passé, son présent, son futur. Pour son monumental "Alpha...directions", Jens Harder a fort justement obtenu le Prix de l'Audace au dernier Festival d'Angoulême. Rencontre avec un grand gaillard allemand et charmant, qui repousse les frontières du 9e art. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/harder_intro.jpg" alt="harder_intro" width="450" height="300" />Il s&#8217;est lancé dans l&#8217;une des plus gonflées et périlleuses aventures tentées en bandes dessinées: raconter l&#8217;histoire de la Terre, son passé, son présent, son futur. Pour </strong><em><strong>Alpha&#8230;directions</strong></em><strong>, sorti en 2009, Jens Harder a fort justement obtenu le Prix de l&#8217;Audace au dernier Festival d&#8217;Angoulême. </strong><strong>Né à l&#8217;Est et vivant aujourd&#8217;hui à Berlin,</strong><strong> cet Allemand de 39 ans  produit depuis plusieurs années une oeuvre exigeante et créative, couvée par Thierry Groensteen et les éditions de l&#8217;An 2. Son monumental <em>Alpha</em></strong><strong> &#8211; 350 pages d&#8217;images scientifiques et mystiques &#8211; repousse les frontières du 9e art et se révèle aussi fascinant qu&#8217;instructif. Rencontre avec un grand gaillard barbu et charmant, habité par la science et le dessin.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/harder_paleozoique.jpg" alt="harder_paleozoique" width="450" height="343" />Comment avez-vous eu l&#8217;idée de raconter l&#8217;histoire de la Terre en bandes dessinées ?</strong><br />
Depuis l&#8217;âge de six ou sept ans, j&#8217;ai toujours été intéressé par l&#8217;archéologie, l&#8217;astronomie, la biologie&#8230; Et j&#8217;y pense de plus en plus, avec la fin annoncée des ressources énergétiques et le changement climatique. J&#8217;ai donc voulu mêler mes deux passions, le dessin et la science. C&#8217;était même plus qu&#8217;un désir, c&#8217;était une nécessité pour moi. D&#8217;autant qu&#8217;il n&#8217;existait pas de bande dessinée aussi détaillée sur l&#8217;apparition de la vie sur Terre.</p>
<p><strong>Pourquoi cet album était-il nécessaire pour vous ?</strong><br />
C&#8217;est difficile à expliquer&#8230; En réalité, j&#8217;ai avant tout fait le livre que je voulais lire, en me disant que je pourrais peut-être intéresser quelques lecteurs de BD ! Je sais que c&#8217;est un ouvrage difficile à vendre, mais il faut que les lecteurs sachent que je ne veux rien enseigner de particulier avec <em>Alpha</em>, c&#8217;est juste une bande dessinée !</p>
<p><strong>Comment vous documentez-vous ?</strong><br />
Au départ, je réunis un maximum d&#8217;images que je trouve sur le net, dans des livres, des magazines comme <em>National Geographic</em>, ou dans des vidéos : je vais jusqu&#8217;à photographier mon écran de télé ! Je me suis rendu compte que, pour illustrer des sujets scientifiques parfois assez abstraits, les journaux ou les films n&#8217;hésitaient pas à mêler imageries scientifique et mystique, afin de <strong>créer des comparaisons éloquentes et aussi des contrastes</strong>. J&#8217;ai trouvé intéressant de développer cette idée. Et puis, je ne pouvais pas enchaîner 50 pages de molécules et d&#8217;atomes ! Certaines associations d&#8217;idées et d&#8217;images viennent par accident ; pour d&#8217;autres, je cherche pendant un certain temps. Par exemple, pour figurer des étoiles qui explosent, j&#8217;ai finalement photographié des allumettes qu&#8217;on craque.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/harder_corail.jpg" alt="harder_corail" width="600" height="212" /></p>
<p><strong>Quel type de comparaison vous est </strong><strong>immédiatement </strong><strong>venu à l&#8217;esprit ?</strong><br />
Je compare volontiers la structuration de la Terre au développement d&#8217;une ville, les rifts avec les gratte-ciels. Je trouve que c&#8217;est assez parlant. Ou la croissance des coraux avec celle de la société humaine : les coraux doivent se rassembler pour survivre, comme les hommes, qui se constituent en famille, puis en tribu, en royaume, en État&#8230; Après, il faut que les lecteurs se fassent aussi leur propre idée face à ces images.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/harder_ville.jpg" alt="harder_ville" width="600" height="147" /></p>
<p><strong>Malgré la somme de connaissances réunies dans votre livre, le texte est réduit au minimum&#8230;</strong><br />
Oui, je ne voulais pas qu&#8217;on ait l&#8217;impression que quelqu&#8217;un parle tout le temps. Bien entendu, il faut que je précise certaines choses, mais j&#8217;essaie de limiter au maximum le texte. Toutefois, certaines personnes m&#8217;ont suggéré de me débarrasser totalement des mots, et de laisser les lecteurs se raconter leur propre histoire. Mais je ne voulais pas laisser la porte ouverte à cela, car je tiens au solide <em>background </em>scientifique de mon livre. C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai ajouté une chronologie à chaque fin de chapitre.<br />
<img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/harder_mauve.jpg" alt="harder_mauve" width="350" height="449" /><br />
<strong>Pour le prochain volume, </strong><em><strong>Beta</strong></em><strong>, vous vous attaquez à l&#8217;Histoire de l&#8217;Homme.</strong><br />
En fait, il y aura finalement deux volumes pour cette grande Histoire qu&#8217;est celle de l&#8217;Homme. Elle est vraiment trop vaste et mon éditeur ne pouvait pas publier un livre de 800 pages ! Dans la première partie, je remonte de quelques millions d&#8217;années avec les premiers primates, et je m&#8217;arrête à l&#8217;An 0. Je n&#8217;aurais pas trop d&#8217;un second tome pour dessiner les 2000 ans qui suivent&#8230;</p>
<p><strong>Quelles images vous inspirent pour la suite ?</strong><br />
J&#8217;emploie toujours la même méthode, je confronte les univers, je mélange les choses. Jules Verne, <em>Matrix</em>, <em>La Planète des singes</em>, le début de <em>2001: l&#8217;Odyssée de l&#8217;espace</em>, et même <em>La Famille Pierrafeu</em> !</p>
<p><strong>Et comment envisagez-vous <em>Gamma</em>, la dernière partie qui doit imaginer le futur de notre planète ?</strong><br />
Je préfère ne pas y penser pour le moment. On verra quand j&#8217;aurais bouclé les deux tomes de <em>Beta</em>, dans&#8230; six ans !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis et traduits (de l&#8217;anglais) par Benjamin Roure</strong></p>
<p>_____________________________</p>
<p><em><strong>Alpha&#8230;directions.</strong></em><br />
Par Jens Harder.<br />
Actes Sud / An 2, 39,50 €, janvier 2009.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2742781021?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2742781021">Achetez Alpha&#8230; directions sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2742781021" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p>Images © Jens Harder / Actes Sud</p>
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		<title>Lommsek, le blogueur qui défie le métro parisien</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 07:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allison Reber</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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		<description><![CDATA[Bringuebalé dans les rames de métro, bousculé par les usagers sans merci, Lommsek croque des anecdotes réelles ou inventées. Griffonnées entre les coups de frein et les virages, ses excellentes notes lui valent d'être reconnu Révélation Blog lors du Festival d'Angoulême en 2009. Cette année, il publie son premier livre, Ligne Zéro (à paraître le 20 mars). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/lommsek_intro.jpg" alt="lommsek_intro" width="450" height="300" />Certains blogueurs n’ont pas froid aux yeux. Ils n’hésitent pas à plonger dans des lieux sombres et nauséabonds, infestés de cafards et de souris, des lieux où il faut se tailler son chemin à coups de coudes. Tel <a href="http://lommsek.blogspot.com/" target="_blank">Lommsek</a> qui a vaillamment inspecté le métro parisien !  Son blog parle non seulement du métro, mais il est même fait dans le métro ! Bringuebalé dans les rames, bousculé par les usagers sans merci, Lommsek croque des anecdotes réelles ou inventées. Griffonnées entre les coups de frein et les virages, ses excellentes notes lui valent d&#8217;être reconnu Révélation Blog lors du Festival d&#8217;Angoulême en 2009. Cette année, il publie son premier livre, <em>Ligne Zéro</em> (Warum, à paraître le 20 mars). L&#8217;occasion pour nous de lui demander pourquoi il préfère l’inconfort d’un strapontin à la quiétude d’un bureau&#8230;</strong></p>
<p><strong>Qu&#8217;avez-vous ressenti quand vous avez été distingué Révélation blog 2009 à Angoulême ?</strong><br />
Ça m’a ému et surpris. Je pensais que la blogosphère était un cercle fermé, auquel seuls les amis d’amis pouvaient accéder. J’ai découvert qu’il y avait de la place pour les nouveaux. Recevoir le prix m’a rendu fier aussi. <strong>Je suis un dessinateur autodidacte</strong> et c’est la première reconnaissance que je reçois pour mon dessin.</p>
<p><strong>Vous dessinez vos notes de blog à vos heures perdues. Pourquoi ne pas avoir fait du dessin votre métier ?</strong><br />
J’étais persuadé que l’on ne pouvait pas gagner sa vie avec le dessin, alors je me suis tourné vers des études classiques. Faire mes gribouillis et être lu était un phantasme. Le blog m’a permis de montrer mes petits dessins. Lorsque j’ai été nommé aux Révélations blog, j’ai réalisé que mon travail pouvait intéresser les éditeurs. Mais avant même de commencer les démarches, j’ai gagné le prix et donc la possibilité de publier mon premier livre !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/lommsek_metrojpg.jpg" alt="lommsek_metrojpg" width="595" height="539" /></p>
<p><strong>Dessiner dans le métro n’est pas une sinécure, entre les secousses, l’absence de place, le regard des autres… Ne seriez-vous pas un peu maso ?</strong><br />
Dans la journée, j’ai un métier très sérieux, avec plein de paperasse et de tableaux Excel. Et le soir, je retrouve mes deux marmots à la maison. Mon temps libre, c’est deux heures par jour dans les transports en commun. Plutôt que de m’ennuyer, j’ai commencé à dessiner. J’ai ainsi le temps de réaliser deux ou trois notes par jour. Et puis mon dessin a bénéficié de cette méthode de travail.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/lommsek_bringuebales.jpg" alt="lommsek_bringuebales" width="350" height="330" />Comment ça ?</strong><br />
J’y ai appris la <strong>spontanéité</strong>. Normalement, mon style est plutôt ligne claire. Mais comme je n’ai aucune formation graphique, mon dessin est figé, mes bonshommes sont en bâtons. <strong>En dessinant dans le métro, j’ai arrêté de m’appliquer</strong> et mon dessin – bien que moyen encore – est devenu vivant ! Au fil des notes du blog, j’ai progressé.</p>
<p><strong>Comment faites-vous pour ne pas obtenir que des pâtés ?</strong><br />
J’ai développé une technique et je connais le trajet. Dès que la sonnerie retentit, je sais que je dois lever mon stylo ou encore que je dois me méfier du coup de frein à l’arrivée de telle ou telle station. Si quelqu’un m’envoie un coup de coude, je retouche le pâté une fois à la maison sur le dessin scanné.</p>
<p><strong>Avez-vous dessiné votre album depuis le métro ?</strong><br />
J’ai commencé les premières pages sur mon bureau mais, je n’étais pas satisfait. Finalement, j’ai dû les reprendre dans le métro. Et puis, je n’ai pas eu le loisir de faire autrement. <strong>Neuf mois pour faire un album quand on a un travail à côté, c’est court</strong>.</p>
<p><strong>Le métro n’est pas seulement un lieu pour dessiner, c’est aussi votre source d’inspiration.</strong><br />
Plutôt que d’enchaîner les anecdotes sur mon blog, j’ai voulu lui donner un fil directeur. Au départ, mes observations dans le métro m’ont donné des sujets de notes, puis, pour rendre le quotidien plus drôle, je me suis mis à les inventer. Et puis il y a ce type nommé Lommsek – un banlieusard mécontent de sa vie, de son état, qui a peur de tout – qui est devenu<strong> un personnage à part entière</strong> avec lequel je peux jouer.</p>
<p><strong>Avez-vous tout de suite rencontré un public ?</strong><br />
Les visites ont monté progressivement. J’ai été rapidement repéré par <a href="http://blogsbd.fr/" target="_blank">BlogBD.fr</a>, qui recense les blogs, et cela m’a permis de gagner des visiteurs, qui lisaient sans laisser beaucoup de commentaires. Quand mon blog a disparu de la sélection BlogBD, le public d’aficionados est resté et j’ai eu de plus en plus de commentaires. Finalement, je suis revenu dans la sélection, et le Prix Révélation a encore élargi mon audience. 1000 à 1500 personnes lisent mes notes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/lommsek_pet.jpg" alt="lommsek_pet" width="600" height="862" /></p>
<p><strong>Avez-vous repris le contenu du blog dans votre livre ?</strong><br />
Non, ce sera plutôt une quintessence du blog. Bien sûr, le thème sera le métro et le héros Lommsek, mais c’est une histoire inédite de 64 pages, intitulé <a href="http://www.warum.fr/bibliotheque.php?livre=46" target="_blank"><em><strong>La Ligne Zéro</strong></em></a>, à paraître chez Warum. Lommsek s’endort dans le métro et se réveille dans la rame, au bout des quais. Il va découvrir toute une vie sous terre, tout à fait plausible. Il y aura du suspens et, bien entendu, un fond de bonne humeur.</p>
<p><strong>D’autres projets ?</strong><br />
J&#8217;ai participé au collectif <em><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-01-18/phantasmes/28003" target="_self">Phantasmes</a></em> des éditions communautaires Manolosanctis, et aussi à celui des <em><strong>Pieds Nickelés</strong></em> à paraître au printemps chez Onapratut, avec plein de super auteurs. J’ai aussi un projet avec une maison d’édition pour un livre de 150 pages, mais rien n’est signé encore.</p>
<p><strong>Allez-vous finalement faire du dessin un métier ?</strong><br />
Non, je préfère que le dessin reste un plaisir. Quand je dessine sous pression, je n’aime pas le résultat, mais quand c’est pour le plaisir, oui !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Allison Reber</strong></p>
<p>__________________________________________</p>
<p><strong>Le blog de Lommsek </strong>: <a href="http://lommsek.blogspot.com" target="_blank">http://lommsek.blogspot.com</a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2915920435?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2915920435">Commandez La Ligne zéro sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2915920435" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p>Images © Lommsek</p>
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__________________________________________</p>
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		<title>Anouk Ricard dans le grand monde des petits</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 07:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Gallissot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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		<category><![CDATA[Anna et Froga]]></category>
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		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
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		<description><![CDATA[Illustration, courts-métrages, expos et bandes dessinées, Anouk Ricard est une artiste aux multiples talents. Sans faire de bruit, elle installe depuis quelques années dans le paysage du 9e art son style singulier et son art du dialogue. Après la série Anna et Froga et dans la lignée des palpitantes enquêtes du commissaire Toumi, Anouk Ricard revient avec Patti et les fourmis, où une nouvelle fois elle laisse parler son imagination délirante. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p style="text-align: justify;"><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_intro.jpg" alt="anouk_ricard_intro" width="450" height="300" />Illustration, courts-métrages, expos et bandes dessinées, Anouk Ricard est une artiste aux multiples talents. Sans faire de bruit, elle installe depuis quelques années dans le paysage du 9e art son style singulier et son art du dialogue. Après la série </strong><em><strong>Anna et Froga</strong></em><strong> (Sarbacane), rescapée de la regrettée revue </strong><em><strong>Capsule Cosmique</strong></em><strong> et dans la lignée des palpitantes enquêtes du commissaire Toumi, Anouk Ricard revient avec </strong><em><strong><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-02-02/patti-et-les-fourmis/28521" target="_self">Patti et les fourmis</a></strong></em><strong>, où une nouvelle fois elle laisse parler son imagination délirante : l&#8217;histoire d&#8217;une petite fille qui rétrécit et qui découvre le monde coloré et étrange des insectes de son jardin&#8230;</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_fourmis.jpg" alt="anouk_ricard_fourmis" width="300" height="250" />Comment </strong><em><strong>Patti et les fourmis</strong></em><strong> a-t-il vu le jour ?</strong><br />
Au départ, il s&#8217;agit d&#8217;une demande de <em>J&#8217;aime lire</em> (Bayard presse), qui souhaitait une série avec une héroïne, un peu comme <em>Anna et Froga</em>. J&#8217;ai commencé cette série pour eux, finalement ils ont choisi un autre projet. Ensuite Thierry Laroche (directeur de la collection Bayou chez Gallimard) m&#8217;a parlé de son projet de hors série pour les plus petits, je lui ai proposé <em>Patti</em> car j&#8217;avais assez développé l&#8217;idée et que j&#8217;avais très envie de continuer. Et ça lui a plu.</p>
<p><strong>Êtes-vous fascinée par le monde des insectes ? Pourquoi faire d&#8217;un phasme l&#8217;un des héros de l&#8217;album ?</strong><br />
Je ne suis pas spécialement fascinée par le monde des insectes, je crois que c&#8217;est l&#8217;idée d&#8217;humaniser les animaux qui me plaît, qu&#8217;ils soient insectes ou mammifères, comme mon personnage du Commissaire Toumi. <strong>J&#8217;aime les faire parler comme je parle</strong>. J&#8217;ai choisi le phasme, parce que c&#8217;est un insecte drôle au départ, un peu bizarre, et un peu ridicule. Mais c&#8217;est vrai aussi que petite, j&#8217;étais ultra fan de Maya l&#8217;abeille, j&#8217;imagine que ça m&#8217;a inspirée&#8230; Je jouais souvent seule dans mon jardin, je regardais de près les cailloux et j&#8217;aimais imaginer comment était le monde à travers les yeux d&#8217;un être tout petit, qu&#8217;un grain de sable soit pour lui un énorme rocher, ça m&#8217;amusait.</p>
<p><em><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_phasme.jpg" alt="anouk_ricard_phasme" width="450" height="198" />Patti</strong></em><strong> sera donc une série. Comment va-t-elle se développer ?</strong><br />
Aucune idée du nombre de tomes, je sais à peu près ce qu&#8217;il va se passer dans le deuxième, mais c&#8217;est tout. L&#8217;aventure se déroulera dans la maison.</p>
<p><strong>Que retrouve-t-on de vous chez vos héroïnes, Patti ou encore Anna ?</strong><br />
Anna est la petite fille que j&#8217;étais: réservée, discrète. Patti est celle que j&#8217;aurais rêvé d&#8217;être, téméraire, impulsive, enthousiaste, toujours positive : tout le contraire de moi!</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_anna.jpg" alt="anouk_ricard_anna" width="200" height="208" />Pensez-vous d&#8217;abord aux enfants lorsque vous travaillez ?</strong><br />
Pas du tout, je pense au contraire aux adultes, à mes amis et à mon mari qui est mon premier lecteur. La seule chose que je censure par rapport aux enfants, ce sont les gros mots, mais surtout pas les histoires, l&#8217;esprit et les dialogues. J&#8217;essaie d&#8217;écrire des <strong>dialogues au plus proche de la réalité</strong>, le moins enfantin et gnangnan possible.</p>
<p><strong>Enfant, lisiez-vous des bandes dessinées ?</strong><br />
J&#8217;ai découvert très tôt la bande dessinée, il y en avait beaucoup chez moi. Je lisais tellement de BD, que ça m&#8217;a posé des problèmes à l&#8217;école, je n&#8217;arrivais pas à lire autre chose. J&#8217;ai vite dévoré tous les classiques, A<em>stérix, Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Tintin, Achile Talon, les Schtroumpfs, Boule et Bill</em>, etc. Avec un faible pour <em>Astérix</em> et <em>Lucky Luke</em>, j&#8217;ai dû relire chaque album au moins vingt fois. Je suis donc sûrement marquée en premier par <strong>Goscinny</strong>, comme pas mal d&#8217;auteurs je suppose. Mais j&#8217;aimais aussi beaucoup Snoopy et Mafalda, je les dessinais. Et je lisais aussi un peu en cachette <strong>Brétécher et Reiser</strong> : ils étaient rangés à part, je n&#8217;étais pas censée les lire. Je ne comprenais pas grand chose, mais ça me plaisait quand même, c&#8217;était une ouverture vers le monde des adultes. Je les ai relus plus tard et c&#8217;était amusant de repenser aux incompréhensions des premières lectures.</p>
<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong><br />
J&#8217;ai fait deux ans de Beaux-arts à Aix-en-Provence et les Arts Décoratifs de Strasbourg en illustration.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_expo2.jpg" alt="anouk_ricard_expo" width="600" height="242" /></p>
<p><strong>BD, albums et illustrations de presse pour la jeunesse, réalisatrice pour la série </strong><em><strong>Avez-vous déjà vu ?</strong></em><strong>… Vous avez de nombreuses cordes à votre arc. Comment s’organise votre travail au quotidien ?</strong><br />
Comme tout le monde j&#8217;imagine, le fait d&#8217;avoir des projets différents ne change rien. Je travaille chez moi, j&#8217;avais un atelier mais j&#8217;avais du mal à y aller&#8230; Comme j&#8217;avais aussi une pièce de travail chez moi, c&#8217;était plus simple de rester (en pyjama). La réalisation de petit films reste une chose exceptionnelle, je n&#8217;en ai fait qu&#8217;un pour <em>Avez-vous déjà vu?</em>, et un pour <em>Anna et Froga</em> pour le stand Capsule Cosmique au festival d&#8217;Angoulême, c&#8217;est tout ! <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/anouk_ricard_puces.jpg" alt="anouk_ricard_puces" width="300" height="272" />En ce moment je travaille sur <a href="http://www.maisondesmetallos.org/Aller-Retour-Rencontres-graphiques,471.html" target="_blank">une expo collective franco-belge</a>, avec plein d&#8217;autres illustrateurs. Ces boulots me permettent de faire des choses qui me sortent du quotidien, justement.</p>
<p><strong>Comment élaborez-vous et travaillez-vous votre style graphique ?</strong><br />
Le style graphique s&#8217;élabore au fil des ans. Je suis influencée par tout ce que je vois et qui me plaît et je fais en sorte qu&#8217;on ne voit pas trop mes influences en les mélangeant, pour avoir mon propre style.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong><br />
Je travaille actuellement au <strong>quatrième tome d&#8217;</strong><em><strong>Anna et Froga</strong></em>, prévu pour la rentrée prochaine. Et j&#8217;aimerais beaucoup trouver le temps de faire des albums adultes, un autre <em>Commissaire Toumi</em> et un Bayou. Mais ce sera pas pour cette année&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis (par email) par Romain Gallissot</strong></p>
<p>___________________________________</p>
<p><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-02-02/patti-et-les-fourmis/28521" target="_self"><em><strong>Patti et les fourmis</strong></em></a>.<br />
Par Anouk Ricard.<br />
Gallimard, 9,90€, le 21 janvier 2010.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070628019?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070628019">Achetez Patti et les fourmis sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070628019" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p>Images © Anouk Ricard / Gallimard 2010 &#8211; Sarbacane</p>
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		<title>Ivan Brunetti couche ses traumas sur papier</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 09:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Le Saux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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		<category><![CDATA[cambourakis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[Il utilise la BD comme un exutoire nécessaire pour continuer à vivre, et ne sait pas ce que l'expression "politiquement incorrect" signifie. Ivan Brunetti dessine dans "Misery loves comedy" ce que personne n'oserait raconter à ses amis : des histoires gores, scatologiques, gonflées, drôles, acides... avec un culot monstrueux. Rencontre avec un auteur qui livre son intimité spontanément. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/brunetti_intro.jpg" alt="brunetti_intro" width="450" height="300" />Il utilise la bande dessinée comme un exutoire nécessaire pour continuer à vivre, et ne sait pas ce que l&#8217;expression &laquo;&nbsp;politiquement incorrect&nbsp;&raquo; signifie. Ivan Brunetti, 42 ans, dessine dans <em><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-01-28/misery-loves-comedy/27908">Misery loves comedy</a></em> ce que personne n&#8217;oserait raconter à ses amis : des histoires gores, scatologiques, gonflées, drôles, acides&#8230; avec un culot monstrueux. Rencontre avec un auteur américain né en Italie, qui livre son intimité spontanément.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/brunetti_ordi.jpg" alt="brunetti_ordi" width="300" height="352" />Faire de la bande dessinée, est-ce </strong><strong>pour vous</strong><strong> une thérapie?<br />
</strong>Ce fut le cas à une époque. <em>Misery loves comedy</em> est un recueil de trois numéros de <em><strong>Schizo</strong></em>, réalisés quand j&#8217;avais 25 ou 26 ans. J&#8217;étais alors très en colère, sans savoir pourquoi. Je voyais beaucoup de docteurs. Mon premier mariage n&#8217;était pas heureux, je m&#8217;entendais mal avec ma famille, je me sentais isolé&#8230; J&#8217;étais effrayé de l&#8217;attention qu&#8217;on m&#8217;accordait : quand quelqu&#8217;un était sympa avec moi, je ne savais pas comment réagir.</p>
<p><strong>Est-ce encore le cas aujourd&#8217;hui?</strong><br />
Je sens qu&#8217;une tempête s&#8217;agite toujours sous mon crâne, toutefois je suis plus heureux. Je me sens déprimé de temps en temps, mais je comprends mieux pourquoi. La vie est plus confortable, mon second mariage se déroule mieux que le premier, et j&#8217;ai de nouveaux amis. Même si je suis toujours socialement handicapé&#8230;</p>
<p><strong>Comment êtes-vous venu au dessin?</strong><br />
J&#8217;ai toujours aimé dessiner. Dès l&#8217;enfance, c&#8217;était ma seule façon de communiquer mes sentiments. Seulement mes parents m&#8217;empêchaient de le faire &#8211; <strong>mon père m&#8217;a toujours obligé à abandonner ce que j&#8217;aimais</strong>. J&#8217;ai suivi des études de littérature, pas de dessin. Du coup, je n&#8217;ai jamais travaillé cet art de façon formelle. J&#8217;ai dû développer ma propre technique. Je sais que mon trait est horrible ! <strong>À cause d &#8216;un problème physique, je vois aujourd&#8217;hui de moins en moins bien</strong>. J&#8217;entraîne donc mon dessin vers <strong>l&#8217;abstraction</strong>, pour pouvoir représenter les choses de mémoire, en les simplifiant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/brunetti_valerie.jpg" alt="brunetti_valerie" width="600" height="214" /></p>
<p><strong>Cela permet aussi au lecteur d&#8217;entrer plus facilement dans vos bandes dessinées.</strong><br />
Oui, j&#8217;essaie de ne pas l&#8217;effrayer, je tente même de le séduire. Ensuite, dès qu&#8217;il comprend la nature de mon propos, il regrette son erreur&#8230;</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1008/brunetti_comics.jpg" alt="brunetti_comics" width="350" height="364" />Sur quoi travaillez-vous actuellement?</strong><br />
J&#8217;accorde peu de temps à la BD. Après avoir été webdesigner pendant neuf ans, je suis devenu <strong>prof de bande dessinée</strong> à plein temps au Columbia College de Chicago. Je dessine surtout des couvertures pour le <em>New Yorker</em>, et je réalise seulement une ou deux pages de <em>comics </em>par an. Mais j&#8217;aimerais m&#8217;y remettre. L&#8217;année prochaine, <strong>j&#8217;ambitionne de m&#8217;attaquer à deux histoires</strong> : une sur mon enfance &#8211; j&#8217;ai passé mes huit premières années en Italie -, et une autre semi-autobiographique, sur mes problèmes avec les femmes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis et traduits (de l&#8217;anglais) par Laurence Le Saux</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>______________________________</p>
<p><strong><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-01-28/misery-loves-comedy/27908"><em>Misery loves comedy</em></a><em>.</em><br />
<span style="font-weight: normal;"> Par Ivan Brunetti.<br />
Cambourakis, 23€, octobre 2009.</span></strong></p>
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<p>Images © Brunetti / Cambourakis</p>
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