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	<title>BoDoï, explorateur de bandes dessinées - Infos BD, comics, mangas &#187; Magazine</title>
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		<title>Sébastien Lumineau : un homme, une femme, chabadabada…</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 07:40:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Le Saux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans "Des berniques" - de petits coquillages accrochés à un rocher, mais aussi des broutilles -, il ausculte une relation amoureuse qui s’éteint, la magnifiant d’une encre poétique, sans bavardages inutiles. Sébastien Lumineau, 34 ans, montre admirablement le malaise qui s’installe dans le quotidien, la lassitude qui s’empare des corps trop habitués. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/lumineau_intro.jpg" alt="lumineau_intro" width="400" height="350" />Dans <em>Des berniques</em> &#8211; de petits coquillages accrochés à un rocher, mais aussi des broutilles -, il ausculte une relation amoureuse qui s’éteint, la magnifiant d’une encre poétique, sans bavardages inutiles. Sébastien Lumineau, 34 ans, montre admirablement le malaise qui s’installe dans le quotidien, la lassitude qui s’empare des corps trop habitués. Auteur de <em>Une vingtaine</em> (Les Requins Marteaux) ou <em>Fido face à son destin</em> (Delcourt), il raconte d’une voix légèrement traînante la genèse de cet album.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/lumineau_bientot.jpg" alt="lumineau_bientot" width="250" height="302" />Comment sont nées ces <em>Berniques </em>?</strong><br />
L’idée remonte à cinq ans. À l’époque, je travaillais sur le projet collectif en ligne <em>40075km comics</em>, de L’Employé du Moi. Il y avait une contrainte : exploiter la notion de trajet. J’étais donc parti de ce prétexte pour raconter une relation entre un homme et une femme vivant séparément. La femme rejoignait l’homme, d’où le déplacement. J’avais intitulé cela <em>Une belle histoire d’amour</em>, mais j’ai changé le titre car il était trop explicite. Je lui ai préféré ces <em>Berniques</em>, dont j’aime le côté ridicule. J’avais réalisé une quarantaine de pages quand le site s’est arrêté.</p>
<p><strong>Quand avez-vous repris le cours du récit ?</strong><br />
Deux ans après. Mais j’y avais beaucoup pensé entre temps. J’ai repris le travail réalisé, j’ai rectifié quelques petites choses (comme un jeu d’ombres dans une scène), inséré d’autres pages.</p>
<p><strong>Y a-t-il une part de vécu dans l’histoire ?</strong><br />
Oui, mais ce n’est pas pour autant de l’autobiographie. Je voulais montrer l’effilochage d’une relation que l’on maintient malgré tout. De manière générale, je fonctionne de manière très intuitive : le scénario vient au fil du dessin.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/lumineau_nuit.jpg" alt="lumineau_nuit" width="300" height="215" />Pourquoi ne jamais nommer vos personnages ?</strong><br />
J’aurais eu du mal à leur attribuer des prénoms, qui correspondent forcément à une époque. Certes, j’aurais pu les appeler Christophe et Nathalie, ou Gilbert et Cunégonde, mais bon… L’anonymat permet de garder une distance, le lecteur les observe ainsi de loin.</p>
<p><strong>Vous vous attardez longuement sur les gestes du quotidien.</strong><br />
Les détails signifient aussi une rupture, le malaise peut se traduire par une certaine trivialité. Même si cela n’est pas évident, j’ai pensé aux films d’Hitchcock en préparant <em>Des berniques</em>. J’ai cherché à induire une certaine tension au fil des scènes.</p>
<p><strong>Pourquoi emmener vos héros au bord de la mer ?</strong><br />
J’habite à Rennes, et j’aime ce décor maritime, agréable à dessiner. Et puis un ciel mouvant possède un côté romantique très XIXe siècle. Je me suis beaucoup amusé à faire cet album, même s’il exhale une certaine mélancolie.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/lumineau_planche.jpg" alt="lumineau_planche" width="383" height="475" />Pourquoi une aussi grande économie de mots, utilisés à minima dans vos cases ?</strong><br />
Les textes étaient plus longs au départ, je les ai élagués pour parvenir à l’essentiel. Pour moi, la bande dessinée doit avant tout raconter par l’image – ce qui diminue le risque de la redondance. Le lecteur doit ensuite décoder le dessin, l’interpréter à sa manière. Je recherche une lecture active.</p>
<p><strong>Quelle technique utilisez-vous ?</strong><br />
Je travaille à la plume et au blanco, essentiellement en noir et blanc. Je ne sais pas me débrouiller avec un pinceau, et dessiner au feutre n’est pas agréable. Je ne souhaite pas utiliser de palette graphique : je passe déjà assez de temps devant un ordinateur !</p>
<p><strong>Comment êtes-vous venu à la bande dessinée ?</strong><br />
J’en ai toujours fait, depuis mon enfance. J’ai découvert le Québécois Henriette Valium au détour d’un article dans <em>Spirou</em>, puis Crumb et l’underground américain. À 17 ans, j’ai publié mon premier fanzine. Aujourd’hui, je continue le fanzinat (<a href="http://www.lenouveaujournaldejudithetmarinette.fr" target="_blank"><em>Le Nouveau Journal de Judith et Marinette</em></a>), cette activité obscure m’est indispensable pour expérimenter.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi en 2006 d’abandonner votre pseudonyme, Imius, pour reprendre votre vrai nom ?</strong><br />
Ça m’a semblé plus facile et naturel. Je ne sais même plus pourquoi j’avais pris un pseudo à l’époque…</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong><br />
Je vais reprendre un récit entamé il y a cinq ans dans <em>Ferraille</em>,<em> Les Maîtres de la galaxie</em>, pour en faire un livre. Je compte aussi poursuivre mon feuilleton <em>Un chien dangereux</em>, et puis j’ai un autre projet assez indéfinissable, autour de personnes retraitées…</p>
<p style="text-align: right;"><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/lumineau_couv.jpg" alt="lumineau_couv" width="200" height="274" />Propos recueillis par Laurence Le Saux</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>_______________________________</p>
<p><strong><em>Des berniques</em></strong><strong>.</strong><br />
Par Sébastien Lumineau.<br />
Cornélius, 14€, février 2010.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2915492905?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2915492905">Achetez Des berniques sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2915492905" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://nouvellesbd.com/albums.html?view=albums&#038;layout=fiche_publicite&#038;cid=8590&#038;p=0" target="_blank">La fiche de l&#8217;album sur nouvellesbd.com</a>.</p>
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		<title>La richesse selon Daniel Blancou</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 07:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Roure</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Daniel Blancou fait son bonhomme de chemin dans le petit monde de la bande dessinée. Cet auteur discret de 33 ans vient de sortir un livre au titre lumineux : Être riche. Dans le même esprit que son malin Albert le magnifique, il pousse la société du "travailler plus pour gagner plus" jusqu'à l'absurde, et réfléchit à la définition même de la nature humaine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_intro.jpg" alt="blancou_intro" width="400" height="300" />Petit à petit, Daniel Blancou fait son bonhomme de chemin dans le petit monde de la bande dessinée. Diplômé des Arts Déco de Strasbourg, dans la même promo que Boulet, Lisa Mandel ou Erwan Surcouf, cet auteur discret de 33 ans vient de sortir un livre au titre lumineux : </strong><em><strong>Être riche</strong></em><strong>. Dans le même esprit que son malin </strong><em><strong>Albert le magnifique</strong></em><strong>, il pousse la société du &laquo;&nbsp;travailler plus pour gagner plus&nbsp;&raquo; jusqu&#8217;à l&#8217;absurde, et réfléchit à la définition même de la nature humaine. Le héros de son nouvel album fait ainsi fortune en vendant ses objets personnels aux enchères, objets qui atteignent des sommes folles en fonction de leur valeur affective. Fort de cette embellie, le nouveau riche va jusqu&#8217;à vendre sa femme et son fils ! Entre philosophie politique et regard drolatique sur le monde moderne, ce one-shot au graphisme nostalgique emballe par son originalité et sa pertinence. Entretien avec un Daniel Blancou qui confesse être un mauvais client en interview, mais qui accepte d&#8217;essayer de se vendre pour BoDoï.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_bonheur.jpg" alt="blancou_bonheur" width="400" height="185" />D&#8217;où est venue l&#8217;idée de <em>Être riche</em> ?</strong><br />
Si j&#8217;avais une seule réponse à cette question, j&#8217;aurais un point de vue unique à délivrer et je n&#8217;aurais pas fait une bande dessinée, mais plutôt un livre&#8230; Pour moi, la fiction est le meilleur moyen de réfléchir à quelque chose, sans imposer un point de vue définitif. Mon album vient donc de questions que je me pose, de choses que j&#8217;entends, qui me choquent ou m&#8217;interpellent. Notamment ces riches qui se posent des problèmes de riches et qui s&#8217;expriment dans les médias. Une fois, j&#8217;en ai entendu un parler des personnes qu&#8217;il considérait comme &laquo;&nbsp;pauvres&nbsp;&raquo;, alors qu&#8217;elles étaient encore bien plus riches que moi !</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_junior.jpg" alt="blancou_junior" width="400" height="183" />Ces paroles vous ont inspiré pour votre voix off qui est très cynique&#8230;</strong><br />
Oui. J&#8217;ai souvent l&#8217;impression d&#8217;écrire des horreurs, alors que la réalité est bien pire. On entend à longueur de journées des phrases terribles, mais on n&#8217;y fait plus attention. J&#8217;en ai reprises certaines dans ma voix off, et c&#8217;est vrai que mises bout à bout elles sont effrayantes ! Mais j&#8217;ai pris plaisir à écrire le texte de ce narrateur qui délivre un discours totalement opposé à ce que je pense.</p>
<p><strong>Comme dans <em>Albert le magnifique</em>, vous abordez la question de ce qui définit un homme aujourd&#8217;hui. Êtes-vous conscient de faire de la BD philosophique ?</strong><br />
Philosophique, je ne sais pas. Politique, peut-être, au sens premier, puisque je m&#8217;intéresse à la société et aux hommes. Je vais paraître prétentieux, mais j&#8217;essaie sincèrement de faire de la bande dessinée intelligente. Quand on fait un livre, il faut absolument savoir pourquoi on le fait, être pleinement conscient de son but. Quand on raconte une bonne blague ou qu&#8217;on met en scène une histoire émouvante, c&#8217;est la même chose.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_femme.jpg" alt="blancou_femme" width="600" height="183" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous a inspiré l&#8217;idée de votre héros &#8211; qui vend ses objets personnels un prix exorbitant ?</strong><br />
Le fait que beaucoup de gens adorent faire les puces et acheter des objets à l&#8217;esthétique rétro ou populaire, voire kitsch, et ce à prix fort. C&#8217;est bizarre&#8230; Du coup, ce qu&#8217;on trouve chez Emmaüs devient très cher ! Dans mon histoire, j&#8217;ai poussé le vraisemblable jusqu&#8217;à l&#8217;absurde.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_valeur.jpg" alt="blancou_valeur" width="400" height="185" />Vous utilisez un graphisme très sobre et teinté de nostalgie&#8230;</strong><br />
Oui, j&#8217;essaie de simplifier un maximum ce que j&#8217;ai à dire et donc de produire un dessin accessible et clair. J&#8217;essaie d&#8217;éviter d&#8217;être flou, de simplifier ma façon de raconter, afin de pouvoir glisser de petites choses complexes sans alourdir l&#8217;ensemble. Ensuite, le côté nostalgique de mon dessin et de mes couleurs remonte tout seul à la surface, sans que j&#8217;y fasse attention. Et ce depuis toujours ! Je ne travaille pas avec, sur les genoux, les BD que je lisais quand j&#8217;étais petit, mais leur influence rejaillit de toute manière&#8230;</p>
<p><strong>Votre travail dans la revue <em>Lapin</em> de L&#8217;Association est très différent.</strong><br />
Tout l&#8217;intérêt de publier dans <em>Lapin</em>, c&#8217;est qu&#8217;on peut y tenter ce qu&#8217;on ne peut pas faire ailleurs. C&#8217;est très important pour moi d&#8217;explorer des pistes que je pourrais utiliser plus tard dans mes albums grand public. Expérimentation et narration plus classique doivent à un moment se rejoindre, sinon ça n&#8217;a pas de sens.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/blancou_couv.jpg" alt="blancou_couv" width="304" height="185" />Et que pensez-vous de l&#8217;émergence de la bande dessinée numérique ?</strong><br />
S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un projet conçu pour une diffusion numérique, je trouve ça très bien. L&#8217;adaptation de bouquins pour téléphones, en revanche, pas vraiment. Aujourd&#8217;hui, la BD numérique est plus un sujet économique que créatif. Les choses vont changer quand les auteurs vont se lancer seuls dans l&#8217;aventure, comme a pu le faire Lewis Trondheim avec <em>Bludzee</em>, ou les auteurs participant aux <em>Autres Gens</em>.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong><br />
Je travaille sur une bande dessinée témoignage sur les camps de Harkis, pour la collection Shampooing. C&#8217;est un projet énorme, qui nécessite beaucoup de documentation, mais qui va me faire sortir de mon atelier ! J&#8217;en ai pour au moins deux ans, mais je pense que je ferai d&#8217;autres choses entre temps. Une fiction pour enfants peut-être. Ou quelque chose sur la vidéosurveillance, les puces RFID&#8230; Mais je n&#8217;en ai pas encore parlé à mon éditeur !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Benjamin Roure</strong></p>
<p>___________________________________</p>
<p><em><strong>Être riche</strong></em>.<br />
Par Daniel Blancou.<br />
Sarbacane, 16,50 €, le 3 mars 2010.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2848653566?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2848653566">Achetez Être riche sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2848653566" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Un oeil sur les comics #7 : Kick-Ass</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 07:40:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BoDoï</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Kick-Ass]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Millar]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour sa septième chronique sur BoDoï, Thomas Rivière nous parle de Kick-Ass, une série coup-de-boule de Mark Millar et John Romita Jr. Un comics fun et violent, un vrai plaisir coupable, qui sort en France cette semaine chez Panini, et dont l'adaptation ciné est attendue pour avril. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S0942/oeil_comics_intro.jpg" alt="oeil_comics_intro" width="400" height="70" />C&#8217;est sans doute le comics qui va faire du bruit ce printemps. Pour sa septième chronique sur BoDoï, Thomas Rivière, animateur du blog <a href="http://www.comicsplace.net/" target="_blank">Comics Place</a></strong><strong>, nous parle de <em>Kick-Ass</em></strong><strong>, une série coup-de-boule signée par le scénariste Mark Millar et le dessinateur John Romita Jr. Un comics fun et violent, un vrai plaisir coupable, qui sort en France cette semaine chez Panini, et dont l&#8217;adaptation ciné est attendue pour avril. </strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/oeil_comics_kickass1.jpg" alt="oeil_comics_kickass1" width="240" height="328" />Depuis dix ans, Mark Millar est un nom qui résonne à l&#8217;oreille des lecteurs de comics partout dans le monde. Il est souvent associé à des histoires cultes, de celles qui restent. Il est adulé par ses fans autant qu&#8217;il est détesté par ses détracteurs. Mark Millar sait faire parler de lui, il sait prendre des risques, il sait surprendre, et surtout il sait écrire.</p>
<p>Mark Millar s&#8217;est fait connaître en 1999 quand il a repris la série <em><strong>The Authority</strong></em> après Warren Ellis. Personne ne donnait cher de sa peau, ni de celle de la série. Mais en quelques mois et quelques numéros, elle devient culte, et Millar se pose comme l&#8217;homme en forme. Marvel lui saute dessus et lui propose de repenser les <strong>Vengeurs</strong> de papa. De cette rencontre naîtra <em><strong>The Ultimates</strong></em>, <a href="http://www.bodoi.info/magazine/2009-08-27/un-oeil-sur-les-comics-1-la-chronique-de-thomas-riviere/20378" target="_self">peut-être le meilleur comics de super-héros de la dernière décennie</a>. <em>The Ultimates</em> a en effet tout du blockbuster : populaire, soigné, drôle, efficace, culte. La lune de miel avec Marvel peut commencer.</p>
<p>Pendant une dizaine d&#8217;année, l&#8217;Écossais va écrire des comics au kilomètre pour la Maison des idées. Certains resteront à jamais dans le panthéon des comics (<em>Old Man Logan, The Ultimates</em>&#8230;), d&#8217;autres moins appliqués rencontreront un certain succès sans pour autant enter dans la légende (<em>Ultimate X-Men, Marvel Knight Spider-Man, Fantastic Four</em>&#8230;). Mais Millar s&#8217;est fait un nom et il a su mettre en avant ses capacités de scénariste. Alors, loin du modèle économique des majors, et donc sans leur soutien marketing et financier, il prend le risque de lancer ses propres séries. <img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/oeil_comics_kickass_couv.jpg" alt="oeil_comics_kickass_couv" width="250" height="383" /> Trois titres naîtront de cette entreprise : <em>The Unfunnies</em>, une parodie ratée des dessins animés Hanna Barbera; <em>Chosen</em>, qui aura du mal à trouver son public ; et <em><strong>Wanted</strong></em>, son gros carton. Cette BD prouve la viabilité du système, remplit les caisses et bouscule l&#8217;ordre établi : un titre paru chez Image Comics rivalise avec les grosses locomotives de Marvel. Voilà qui permet à l&#8217;auteur d&#8217;envisager un avenir radieux. <em>Wanted</em> sera librement adapté au ciné &#8211; avec Angelina Jolie &#8211; et rencontrera un succès mondial.</p>
<p>Fort de sa réussite, Mark Millar lance deux autres séries : <em>War Heroes</em> et surtout <em><strong>Kick-Ass</strong></em>, avec <strong>John Romita Jr <span style="font-weight: normal;">au dessin, </span><span style="font-weight: normal;">qui paraît chez Icon, le label indépendant de Marvel (l&#8217;auteur conserve les droits sur son personnage). Le titre devient un succès immédiat. <em>Kick-Ass</em> raconte les aventures d&#8217;un lycéen amateur de comics qui décide de devenir un héros. Une vidéo sur YouTube plus tard, et Kick-Ass (c&#8217;est son nom de justicier) devient la coqueluche des médias, si bien que tout le monde commence à l&#8217;imiter. Mais comment faire pour survivre sans pouvoir dans la jungle urbaine ? Kick-Ass rencontrera sur son chemin des alliés et des ennemis, une série est née.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Ce qui caractérise <em>Kick-Ass</em>, c&#8217;est à la fois </span>sa violence et son coté fun<span style="font-weight: normal;">. <em>Kick-Ass</em> est gore mais défoule, il s&#8217;offre des scènes fortes mais fait grincer des dents. La marque de fabrique de Millar, c&#8217;est qu&#8217;il date ses BD avec beaucoup de références à la culture populaire. <em>Kick-Ass</em> n&#8217;échappe pas à la règle, </span>c&#8217;est écrit aux petits oignons, c&#8217;est un plaisir coupable<span style="font-weight: normal;">. L&#8217;autre force du récit, c&#8217;est le trait puissant et massif de John Romita Jr. qui s&#8217;éclate sur autre chose que du <em>Spider-Man</em> ou du <em>Hulk</em>. Un vrai bonheur.</span></strong></p>
<p><em><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1011/oeil_comics_kickass_film.jpg" alt="oeil_comics_kickass_film" width="200" height="266" />Kick-Ass</em> arrive en France le 17 mars dans toutes les bonnes librairies, c&#8217;est un comics à découvrir. Panini nous refait le coup du double achat en coupant le récit en 8 parties dans deux volumes à 11 €. <em><strong>Kick-Ass</strong></em><strong> arrive aussi au cinéma en avril</strong>, dans un film réalisé par Matthew Vaughn et produit en parallèle du comics. Un film qui promet d&#8217;être fidèle à la série, déjà culte avant sa sortie en France, et dont la réputation n&#8217;est pas galvaudée. Un comics qui tient ses promesses, un nouveau chef-d&#8217;oeuvre signé Mark Millar, un morceau d&#8217;histoire des comics à vivre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Thomas Rivière</strong></p>
<p>________________________________</p>
<p><em><strong>Kick-Ass #1</strong></em>.<br />
Par John Romita Jr. et Mark Millar.<br />
Panini, 11 €, le 17 mars 2010.<br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2809409994?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2809409994">Achetez Kick-Ass T1 sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2809409994" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p><em><strong>Kick-Ass, le film</strong></em>.<br />
Par Matthew Vaughn.<br />
Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage, Christopher Mintz-Plasse, Clak Duke&#8230;<br />
Le 21 avril 2010.</p>
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<p>________________________________<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="276" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbvoyc" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="276" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbvoyc" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbvoyc_kick-ass-bande-annonce-vost-fr_shortfilms">KICK-ASS &#8211; BANDE-ANNONCE VOST FR</a></strong><em><br />
</em></p>
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		<title>Didier Borg dévoile ses projets d&#8217;édition numérique</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 07:44:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Roure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[BD numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Delitoon]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Borg]]></category>
		<category><![CDATA[KSTR]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Didier Borg, éditeur en charge du label KSTR chez Casterman, évoque pour BoDoï ses projets pour la BD sur écran. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p>Pour <strong>Didier Borg</strong>, <em>&laquo;&nbsp;2010 sera l&#8217;année de la bande dessinée numérique&nbsp;&raquo;</em>. Après l&#8217;annonce du lancement du <a href="http://www.bodoi.info/news/2010-03-08/izneo-un-nouveau-portail-de-bd-numerique/30855" target="_self">portail Izneo</a> par le groupe Média-Participations, l&#8217;éditeur en charge du label <strong>KSTR</strong> chez Casterman évoque pour BoDoï ses propres projets pour la BD sur écran.</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/memel1.jpg" alt="memel1" width="400" height="272" />L&#8217;année numérique pour Didier Borg et KSTR passera d&#8217;abord par la diffusion de <em><strong>Memel et Kwamba</strong></em>, un projet créé pour l&#8217;iPhone par <strong>Eric Borg et Michaël Sanlaville</strong>, <a href="http://www.bodoi.info/magazine/2009-05-04/rocher-rouge-un-delicieux-jeu-de-massacre/15709" target="_self">l&#8217;équipe de </a><em><a href="http://www.bodoi.info/magazine/2009-05-04/rocher-rouge-un-delicieux-jeu-de-massacre/15709" target="_self">Rocher rouge</a></em>. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est prêt depuis longtemps, mais j&#8217;attendais que le marché soit plus mûr,</em> explique Didier Borg. <em>Depuis un certain temps déjà, nous développons chez Casterman des projets éditoriaux dans le domaine du numérique. </em>Memel et Kwamba <em>est le premier, il était temps de le sortir des cartons. Attention, <strong>il ne s&#8217;agit pas de valider immédiatement un modèle économique, mais plutôt de susciter l&#8217;intérêt autour du contenu et des auteurs</strong>.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Ce one-shot numérique sera disponible avant l&#8217;été notamment sur l&#8217;AppStore, et dans <strong>plusieurs versions</strong> : une version simple en case à case, une autre avec un peu plus d&#8217; &laquo;&nbsp;animation&nbsp;&raquo; (bulles qui apparaissent lentement, pour mieux profiter des images&#8230;); des bonus, tels un making of vidéo, sont également prévus. Et <em>&laquo;&nbsp;une réflexion sur le son a aussi été engagée&nbsp;&raquo;,</em> ajoute Didier Borg. <em>Memel et Kwamba</em> est la première concrétisation de la réflexion entamée il y a quatre ans par l&#8217;éditeur, quand il a lancé le label KSTR. <em>&laquo;&nbsp;Dès le début, j&#8217;ai voulu intégrer de l&#8217;<strong>interactivité</strong> et des <strong>logiques communautaires</strong> sur le site de KSTR. Hélas, <strong>c&#8217;était trop tôt</strong>, le site est d&#8217;ailleurs plus ou moins déserté maintenant. Mais aujourd&#8217;hui, les mentalités ont évolué et les technologies sont disponibles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/memel2.jpg" alt="memel2" width="350" height="246" />Dès lors, Didier Borg annonce <strong>le lancement courant 2010 de son projet numérique, extérieur à Casterman</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Son nom de code est <strong>Delitoon</strong>. Il accueillera des projets Casterman, mais pas seulement. Nous proposerons des outils d&#8217;édition et de diffusion, mais <strong>surtout une démarche éditoriale</strong>. Jusqu&#8217;ici, la BD numérique a été abordée presque uniquement par l&#8217;angle technologique. Or, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on passe du papier à l&#8217;écran qu&#8217;il faut abandonner la relation auteur/éditeur.&nbsp;&raquo; </em>Didier Borg critique ainsi les démarches de la plupart des opérateurs de BD numérique, qui ont apporté leurs innovations techniques, sans créer de réel dialogue avec les éditeurs et les auteurs, notamment sur la <strong>création</strong>.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;<strong>Le métier d&#8217;éditeur est de soutenir la création</strong></em>, martèle-t-il en effet. <em>En tant qu&#8217;éditeur, nous aurons </em><em><strong>l</strong><strong>es moyens de financer les projets</strong>, de verser des avances sur droits, de discuter des droits associés. Il est fondamental que le dialogue s&#8217;instaure aussi sur ces questions.&nbsp;&raquo;</em> Didier Borg veille d&#8217;ailleurs sur d&#8217;autres initiatives de créations numériques, comme celle de <strong>Manolosanctis</strong>, qu&#8217;il juge <em>&laquo;&nbsp;juste et passionnante&nbsp;&raquo;</em>. Et <em><strong>Les Autres Gens</strong></em>, <a href="http://www.bodoi.info/news/2010-03-01/les-autres-gens-un-feuilleton-numerique-allechant/29376" target="_self">le feuilleton quotidien lancé de manière indépendante</a> par des auteurs parfois publiés chez KSTR, dont Thomas Cadène et Bastien Vivès ? <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/autresgens_image.jpg" alt="autresgens_image" width="330" height="220" /><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est très bien que Thomas entame ce projet sans attendre qu&#8217;on lui propose quelque chose. Je suis content aussi car c&#8217;est un peu l&#8217;aboutissement de longues discussions entre ces auteurs et moi, sur le sujet du numérique. Et puis, ça démarre plutôt bien. Mais, très vite, va se poser la question du financement, d&#8217;autant qu&#8217;une mise à jour quotidienne me paraît très ambitieuse&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Si ses annonces sont encore un peu floues, il paraît clair que c&#8217;est  bien cette année que Didier Borg concrétisera ses envies numériques de longue date. <em>&laquo;&nbsp;La vraie révolution numérique est en train de se produire. Les contenus vont converger vers un ou deux écrans maximum, et les gens passeront très vite d&#8217;une vidéo à un article, d&#8217;un jeu à leurs mails ou à de la musique. <strong>Il faut travailler pour conserver une place à la bande dessinée dans la journée des gens</strong>, car la compétition promet d&#8217;être rude.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Benjamin Roure</strong></p>
<p>Images © Borg/Sanlaville &#8211; Cadène/Singeon</p>
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		<title>Naru Taru : histoire d&#8217;un manga aux apparences trompeuses</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 07:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BoDoï</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Glénat]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
		<category><![CDATA[Mohiro Kitoh]]></category>
		<category><![CDATA[Naru Taru]]></category>

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		<description><![CDATA[Kara revient sur le cas d’école que fut le manga "Naru Taru", aujourd’hui réédité, et qui, à l’époque de sa première publication en fit réfléchir plus d’un sur la façon d’aborder, d’acquérir, et surtout de vendre des œuvres nippones aux apparences trompeuses…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_intro.jpg" alt="narutaru_intro" width="400" height="300" />Le lectorat français friand de pop culture nippone sait aujourd’hui qu’un manga mettant en avant des héroïnes mignonnes accompagnées de mascottes rondouillardes n’est pas forcément destiné à un jeune public. Seulement en l’an 2000, c&#8217;est-à-dire il y a déjà dix ans, les choses n’étaient pas si évidentes. Aussi bien pour le public que pour certains éditeurs. Abordons donc le cas d’école que fut le manga </strong><em><strong>Naru Taru</strong></em><strong>, aujourd’hui réédité, et qui à l’époque en fit réfléchir plus d’un sur la façon d’aborder, d’acquérir, et surtout de vendre des œuvres nippones aux apparences trompeuses…</strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_image2.jpg" alt="narutaru_image2" width="300" height="476" />Avril 2000. L’éditeur Glénat lance une nouvelle série nommée <em>Naru Taru</em>. Celle-ci met en scène une jeune fille dynamique découvrant, lors de ses vacances sur une île, une étrange créature qui deviendra bientôt une « mascotte » capable de l’emmener voler dans le ciel ! Shiina Tamai va donc vivre de folles aventures à la rencontre d’autres jeunes gens de son âge, capables eux aussi de communiquer avec ces étranges mascottes ! Qui sont-ils ? Et qui sont ces curieuses créatures humanoïdes ressemblant à des fées, mais n’hésitant pas à tuer pour leur simple plaisir ?</p>
<p>Avec ce type de premier tome, Glénat pense tenir un titre sympathique destiné à un large public. Le deuxième volume sort peu après, mais tout à coup, la parution est stoppée nette. Motif ? L’éditeur suit de près aussi la parution nippone de <em>Naru Taru</em> et découvre, effaré, <strong>une scène d’une violence insoutenable dans le volume 6</strong> : une jeune adolescente littéralement coupée en deux ! Branle-bas de combat ! Le gentil manga que l’éditeur français avait acquis se révèle bien vite être une œuvre destinée à un public mature et averti. La rumeur dit même que l’éditeur nippon fut surpris par <strong>les dérives gores et malsaines</strong> de son auteur, mais décida tout de même de poursuivre la publication de la série.</p>
<p><strong>Stéphane Ferrand</strong>, alors rédacteur pour le magazine <em>Animeland</em>, s’insurge contre ce qu’il considère comme un acte de censure, tout en comprenant implicitement la position délicate de l’éditeur français. Ce cas d’école fit les choux gras de la presse spécialisée (peu nombreuse il est vrai à l’époque)…</p>
<p>Toutefois, pour qui connaissait l’œuvre de l’auteur Mohiro Kitoh, <strong>l’incident était presque prévisible</strong>. Cet auteur est en effet spécialisé dans les récits à l’ambiance malsaine et romantique (dans le sens noir du terme), mettant régulièrement en scène des lolitas filiformes dans des thrillers horrifiques ou des histoires d’amour finissant mal. Avec <em>Naru Taru</em>, on aurait pu croire au début que Mohiro Kitoh voulait changer de registre et s’adresser à un public plus large en mettant de l’eau dans son vin. Mais chassez le naturel…</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_image1.jpg" alt="narutaru_image1" width="300" height="435" />Près de dix ans plus tard, en 2009, Stéphane Ferrand est désormais directeur éditorial chez Glénat et décide de <strong>relancer la série </strong><em><strong>Naru Taru</strong></em> ! Revanche ? La réponse de l’intéressé est plus nuancée : <em>&laquo;&nbsp;<strong>À l’époque de la première parution de </strong><span style="font-style: normal;"><strong>Naru Taru</strong></span><strong>, le manga en général était très décrié sur la place publique française</strong>, et considéré par certains comme la lie de la bande dessinée. Sous la pression de certains médias et de &#8216;bien pensants&#8217;, plus ou moins bien placés dans la société française, il était alors &#8216;politiquement correct &#8216; de casser de la BD nippone ! Certains mangas érotiques étaient même retirés des étalages sous la pression de la justice (notamment les œuvres de U-Jin chez l’éditeur Tonkam). Ainsi Glénat n’a pas voulu prendre de risque en publiant une œuvre qui aurait pu lancer une polémique, justifiée ou non… <strong>Aujourd’hui, la donne a changé.</strong> Certains mangas sont devenus des références, voire des classiques unanimement salués par la critique. Le public français actuel sait désormais qu’il ne faut pas se fier aux apparences dans la BD japonaise, et il est aussi conscient qu’il existe des mangas pour tous types de publics, clairement identifiés et classés par genre (Shôjô, Shônen, etc.), adulte y compris (Seinen). Ce dernier genre a ainsi acquis ses lettres de noblesse, ce qui permet à <span style="font-style: normal;">Naru Taru</span> de trouver, d’une part une seconde chance, et d’autre part une place qui lui faisait défaut il y a une dizaine d’années. Ainsi, <strong>ce manga ne sera pas censuré, mais lors de sa parution française, le fameux volume 6 portera sur sa couverture un avertissement pour public averti et mature, comme pour n’importe quel autre titre adulte</strong>.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Jusque-là, nous avons parlé de l’actualité éditoriale du manga, <strong>mais qu’en est-il du titre en lui-même ?</strong> <em>Naru Taru</em> démarre comme une sympathique aventure, c’est vrai. Mais bien vite, dès le deuxième volume, l’atmosphère se fait plus pesante, les différents adolescents maîtrisant les pouvoirs de leurs « dragons » (et non pas « mascottes ») n’ont pas tous de nobles motivations. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/narutaru_couv.jpg" alt="narutaru_couv" width="300" height="407" />Après tout, commettre des atrocités n’est pas l’apanage des adultes ! De même, on entrevoit la face cachée de certains protagonistes, leurs angoisses, leurs appréhensions devant ces étranges créatures capables indifféremment de faire le bien comme le mal. Mal dont on découvrira l’horrible démonstration dans le tant redouté volume 6&#8230;</p>
<p>Non, Mohiro Kitoh ne prend pas son lectorat en traître en lui assénant sans prévenir <strong>cette fameuse scène. Une séquence, qui, honnêtement, n’est pas ce qu&#8217;on a vu de pire dans le genre gore et malsain, que ce soit dans le manga ou dans la BD franco-belge !</strong> Mohiro sait plus que quiconque qu’un conte peut aussi recéler une part sombre et morbide et décide d’en faire son fil conducteur. Celui-ci installe progressivement une ambiance lourde, grâce à l’intervention d’autres dragons à l’allure faussement innocente, et nantis d’une cruauté peu commune. Son graphisme fin et délicat, sa mise en scène claire et lisible, en font un auteur agréable à lire, sachant ménager ses scènes chocs à ses lecteurs qui, on l’espère, sauront donner une seconde chance à ce manga atypique…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Kara</strong></p>
<p>______________________________</p>
<p><em><strong>Naru Taru</strong></em>.<br />
Par Mohiro Kitoh.<br />
4 tomes disponibles (sur 12). Le tome 5 est attendu pour mai 2010. Glénat, 7,50 €.</p>
<p>Ce manga a bénéficié d’une adaptation animée pour la télévision nippone, encore inédite en France à ce jour. Plus d&#8217;infos sur le site d&#8217;<a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=2870" target="_blank">Anime News Network</a>, et une bande-annonce (en anglais) <a href="http://www.animenewsnetwork.com/video/215/" target="_blank">par ici</a>.</p>
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<p><noscript>null</noscript></p>
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		<title>Fabien Vehlmann : Méliès, le merveilleux et le cinéma</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 07:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Le Saux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans "Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès", le lecteur est plongé dans un intrigant Paris 1900, où le surréel flirte avec le fantastique. On y croise le prestidigitateur Houdini, une femme à barbe, d’inquiétants automates, ou encore une étoile polaire que Georges Méliès s’obstine à filmer… Entretien avec le scénariste Fabien Vehlmann, qui évoque aussi ses autres projets. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_intro.jpg" alt="melies_intro" width="450" height="300" />C’est un bel album à la couverture blanche cartonnée et au dos toilé, qui capte l’œil en quelques secondes. À l’intérieur s’étale le trait classieux, parfois éthéré, de Frantz Duchazeau. Il déroule le fil d’histoires courtes inventées par <a href="http://vehlmann.blogspot.com/">Fabien Vehlmann</a>, scénariste entre autres de <em>Seuls</em>, <em>Les Cinq Conteurs de Bagdad</em> ou <em>Le Marquis d’Anaon</em>, et repreneur avec Yoann des aventures officielles de Spirou et Fantasio. Dans <a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-03-03/le-diable-amoureux-et-autres-films-jamais-tournes-par-melies/30083"><em>Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès</em></a>, le lecteur est plongé dans un intrigant Paris 1900, où le surréel flirte avec le fantastique. On y croise le prestidigitateur Houdini, une femme à barbe, d’inquiétants automates, ou encore une étoile polaire que Georges Méliès s’obstine à filmer… Entretien avec <a href="http://vehlmann.blogspot.com/">Fabien Vehlmann</a> autour de ces fables vibrantes.</strong></p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_diable.jpg" alt="melies_diable" width="350" height="286" />D’où est venue l’idée de ce <em>Diable amoureux</em> ?</strong><br />
De deux désirs. De celui – graphique &#8211; de Frantz Duchazeau, qui voulait dessiner Paris dans les années 20. Et de mon envie d’écrire un récit merveilleux. Tout ça mêlé à des réminiscences d’<em>Adèle Blanc-Sec</em>, difficiles à évacuer.</p>
<p><strong>Et Georges Méliès dans tout ça ?</strong><br />
Je ne suis pas un exégète de son œuvre. Je l’ai redécouvert il y a deux ans, à l’occasion d’une exposition à la Cinémathèque. J’avais vu plusieurs de ses films, dont <em>Le Voyage dans la lune</em>, qui a profondément marqué mon imaginaire. J’aime son côté «carton-pâte» et sa naïveté scientifique, qui ne tient pas la route trop longtemps. Ça chatouille agréablement mon sens de l’irrationnel ! J’apprécie aussi cette inventivité d’un médium en train de se créer. Je préfère cent fois la magie du <em>King Kong</em> des années 30 aux effets spéciaux surdoués de celui de Peter Jackson. Méliès était pour moi un bricolo de génie, comme Marc-Antoine Mathieu en BD aujourd’hui, par exemple.</p>
<p><strong>Contrairement à ce qu’indique le titre, Méliès n’est pas le personnage central de l’album…</strong><br />
On l’y voit en fait très peu. <em>Le Diable amoureux</em> n’est pas un copié-collé de son univers, plutôt un hommage distancié. J’avais procédé de la même manière avec <em>Dieu qui pue, Dieu qui pète</em>, inspiré de contes africains. Je m’imprègne d’un sujet, mais au final je n’en garde que quelques éléments.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center aligncenter" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_prevert.jpg" alt="melies_prevert" width="600" height="205" /></p>
<p><strong>Vous êtes-vous beaucoup documenté sur le Paris de l’époque ?</strong><br />
J’ai récupéré beaucoup de dessins de rues, afin d’éviter de reproduire des photos déjà mille fois vues sur Internet. J’ai lu des ouvrages sur Méliès, j’y ai picoré quelques dates et faits, et après digestion de tout ça est ressortie mon « idée » de cet artiste. Il reste une sorte de fantasme, qui se définissait par son travail.</p>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_lumiere.jpg" alt="melies_lumiere" width="300" height="278" />Vous insistez sur le merveilleux, que l’on peut étouffer à trop vouloir le montrer.</strong><br />
Oui, il est par essence insaisissable, fugace. On peut le tuer en le regardant trop. Le livre se termine sur une note nostalgique: les caméras des frères Lumière ne rendent possible qu’une perception du mystère, et l’éteignent.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir opté pour des histoires courtes ?</strong><br />
Au début, j’avais envie d’un récit complet. Mais je souhaitais aller dans tellement de directions différentes qu’il aurait été compliqué de tout regrouper. J’ai donc choisi cette forme courte. Mon regret, c’est que je n’ai pas réussi à laisser le dessin de Frantz respirer. Mes scénarios sont trop denses. Je dois constamment lutter contre ma tendance naturelle à insérer un maximum d’idées. J’aime être généreux avec le lecteur, mais c’est une vraie contrainte pour le dessinateur !</p>
<p><strong>Pourquoi avoir fait cet album avec Frantz Duchazeau ?</strong><br />
Nous entretenons une relation d’amitié à travers le travail, dans la durée – ce qui est rassurant. Son dessin est en constante évolution, je le trouve à la fois vivant, passionnant et singulier. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_billes.jpg" alt="melies_billes" width="300" height="203" />Il se pose beaucoup de questions mais parvient à avancer, il cherche en dessinant. Cela lui permet d’être très productif ! J’essaie de suivre son exemple, pour ne pas me retrouver paralysé par le doute quand j’écris.</p>
<p><strong>Futuropolis va bientôt publier <em>Les Derniers Jours d’un immortel</em>, un ouvrage science-fictionnel que vous scénarisez et que Gwen de Bonneval a dessiné.</strong><br />
J’avais envie de retravailler avec Gwen après l’échec de<em> Samedi et Dimanche</em>, une série que j’aime beaucoup. Cette fois, nous nous sommes penchés sur l’«exopsychologie», à savoir la psychologie de ce qui est totalement autre. Le livre suit des policiers philosophiques ou «exopsychologues», et permet de mener une réflexion sur l’être humain. On s’interroge sur ce qui peut pousser quelqu’un à commettre un crime sans s’en rendre compte, par exemple. Mais ce sera plus fun et facile d’accès qu’un bouquin de philo !</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_derniers.jpg" alt="melies_derniers" width="150" height="201" /></p>
<p><strong>Où en est le 51e tome de <em>Spirou </em>?</strong><br />
Yoann met la dernière main à l’album. Sa réalisation a été longue, car il nous a fallu digérer les contraintes de l’exercice et trouver comment exprimer nos propres envies dans ce cadre. De plus, Yoann a mis au point un style exigeant, qui lui demande du temps.</p>
<p><strong>Êtes-vous anxieux à l’approche de sa sortie, début septembre ?</strong><br />
On sait bien qu’on va se faire lapider par une partie des fans, ça fait partie du jeu. Mais je serai fier de cet épisode, même si je ne prétends pas qu’il soit parfait. On y découvrira peu de nouveaux personnages – deux Suédoises apporteront un brin d’exotisme. Il faudra attendre un peu que l’on prenne notre vitesse de croisière, au fil des trois albums prévus. En tout cas, Yoann et moi avons envie de nous reconnecter avec le public enfantin. Et si en plus ça plaît aux adultes, ce sera tant mieux ! Nous nous recentrons sur les fondamentaux en concoctant une grande aventure humoristique.</p>
<p><strong>Quid du 52e tome ?<br />
</strong>J’avance sur son scénario. On pourra le lire indépendamment du précédent, mais il y aura un mince fil rouge entre les deux histoires. Le personnage de Zorglub y sera développé, on comprendra mieux son grand plan machiavélique…</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1010/melies_spirou.jpg" alt="melies_spirou" width="249" height="255" /></p>
<p><strong>Quels sont vos autres projets ?</strong><br />
Un diptyque en couleurs directes avec les Kerascoët, <em>Voyage en Satanie</em>, qui devrait être signé chez Dargaud. On y verra une jeune fille chercher son frère en enfer. J’aimerais aussi travailler avec Alfred, dont j’apprécie le travail, et avec des dessinateurs espagnols, qui m’ont contacté via Dargaud. J’ai notamment un projet avec Roger Ibanez (<em>Jazz Maynard</em>), autour d’un <em>slasher </em>premier degré. Je suis un fan de longue date des films gore à la <em>Halloween </em>! J’ai envie de jouer avec le genre en le distordant.</p>
<p><strong>Avez-vous des projets au cinéma ?</strong><br />
<em>Un monde à nous</em> [un film d'Anton Balekdjian, scénarisé par Fabien Vehlmann] a été un échec commercial. Je pense avoir fonctionné à l’envers sur ce coup-là : j’avais répondu à un appel du pied d’Alain Chabat, qui a produit le film. Mon idée n’était alors qu’un pitch, et j’aurais dû la laisser mûrir plus longtemps avant de passer à l’écriture. L’envie de m’y remettre me titille, mais il me faudra prendre le temps : demander une bourse au CNC, avancer, puis tâter le terrain auprès des producteurs… Mais il est peu probable que je passe à la réalisation, je ne m’en sens pas les épaules. Je ne me considère pas vraiment comme un homme d’image, puisque je ne dessine pas. Derrière une caméra, j’aurais le syndrome de l’imposteur.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Laurence Le Saux</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
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<p><strong><em><a href="http://www.bodoi.info/critiques/2010-03-03/le-diable-amoureux-et-autres-films-jamais-tournes-par-melies/30083">Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès</a>.</em></strong><br />
Par Frantz Duchazeau et Fabien Vehlmann.<br />
Dargaud, 14,50€, le 26 février 2010.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2205063316?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2205063316">Achetez Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2205063316" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Baru, un guide de lecture</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 07:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Roure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Baru]]></category>
		<category><![CDATA[Bonne année]]></category>
		<category><![CDATA[L'Autoroute du soleil]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Chemin de l'Amérique]]></category>
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		<category><![CDATA[Quéquette Blues]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route encore]]></category>

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		<description><![CDATA[Retour sur la carrière et les livres de Baru, nouveau Grand Prix d'Angoulême. Une bibliographie d'une rare cohérence, des récits souvent attachés à sa Lorraine natale, à la peinture de son adolescence dans une France ouvrière qui s'éteint. Mais attention, l'oeuvre de Baru n'est pas misérabiliste, ni simplement militante. Lucide mais résolument optimiste, l'auteur produit des récits dopés au rock'n'roll et à la fougue de la jeunesse métissée de la France d'aujourd'hui. Petit guide de lecture en neuf albums incontournables. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong>Baru</strong> a été adoubé par ses pairs <strong>Grand Prix de la ville d&#8217;Angoulême</strong> <a href="http://www.bodoi.info/magazine/2010-02-01/angouleme-2010-un-bilan-positif/28933" target="_self">lors du dernier Festival</a>. Un festival avec lequel il entretient une relation forte, puisque trois de ses livres y ont déjà été primés. Il sera donc président du jury l&#8217;an prochain, et sera sans aucun doute honoré d&#8217;une exposition. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_photo.jpg" alt="baru_photo" width="400" height="267" />Alors qu&#8217;il travaille actuellement à une bande dessinée pour Futuropolis, il nous a paru nécessaire de revenir sur sa carrière et sur ses livres &#8211; pour vous guider dans vos achats et vos lectures. <strong>Une bibliographie d&#8217;une rare cohérence</strong>, des récits souvent attachés à sa Lorraine natale (Hervé Baruléa est né à Thil, Meurthe-et-Moselle, en 1947), à la peinture de son adolescence dans une France ouvrière qui s&#8217;éteint. Mais attention, <strong>l&#8217;oeuvre de Baru n&#8217;est pas misérabiliste, ni simplement militante</strong>. <strong>Lucide mais résolument optimist</strong><strong>e</strong>, l&#8217;auteur produit des récits dopés au rock&#8217;n'roll et à la fougue de la jeunesse métissée de la France d&#8217;aujourd&#8217;hui, dans des albums à la narration tournant comme une mécanique de précision et au dessin magistral et au style unique. <strong>Petit guide de lecture en neuf albums incontournables.</strong></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_piscine.jpg" alt="baru_piscine" width="180" height="243" />La Piscine de Micheville</h2>
<p><strong>Les Rêveurs, 16 €, octobre 2009 (première édition Dargaud 1985).</strong></p>
<p>Les micro-récits réunis qui composent ce recueil sont autant de cartes postales de <strong>la jeunesse de Baru dans sa Lorraine industrielle</strong>. Dans ces prémices à <em>Quéquette Blues</em>, parus dans <em>Pilote</em> dans les années 80, on entrevoit les sujets qui tiennent à coeur à l&#8217;auteur : <strong>la jeunesse qui s&#8217;ennuie, le sport, la drague, le racisme</strong> latent entre les Français &laquo;&nbsp;de souche&nbsp;&raquo; et les immigrés italiens, polonais ou algériens&#8230; On goûte également au sens aigu de l&#8217;observation et de la retranscription de l&#8217;auteur, qui <strong>transforme les anecdotes les plus banales en histoires drôles et palpitantes</strong> : comment mater les filles sous les douches, pourquoi les ados n&#8217;aiment pas la colo, comment le vieux directeur du lycée fait peur à tout le monde&#8230; Jouissant d&#8217;une toute nouvelle édition chez Les Rêveurs, avec des couleurs intégralement refaites, <em>La Piscine de Micheville</em> est une savoureuse introduction à l&#8217;univers de Baru.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2912747465?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2912747465">Achetez La Piscine de Micheville sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2912747465" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_quequette.jpg" alt="baru_quequette" width="200" height="266" />Quéquette Blues</h2>
<p><strong>Casterman, 22,50 €, intégrale publiée en avril 2005 (trois tomes publiés entre 1984 et 1986, et première intégrale publiée chez Albin Michel en 2001 sous le titre </strong><em><strong>Roulez jeunesse </strong></em><strong>!).</strong></p>
<p>C&#8217;est le récit qui a vraiment révélé Baru. 140 pages réalisées d&#8217;une traite sans commande d&#8217;un éditeur, mettant en scène le réveillon du nouvel an d&#8217;une bande de potes. Dans l&#8217;ombre des hauts fourneaux de Lorraine, Hervé et ses copains se mettent en chasse de donzelles acceptant de danser des slows&#8230; et de dépuceler le jeune héros ! Baru décrit avec acuité et humour le monde sclérosé des petites villes industrielles, qui n&#8217;offre que l&#8217;usine pour unique horizon à ses jeunes. <strong>Chronique sociale pleine d&#8217;une incroyable énergie rock&#8217;n'roll</strong>, <em>Quéquette Blues</em> impose ainsi Baru comme un auteur unique en son genre, qui raconte avec <strong>réalisme, tendresse et humanité</strong> une France ouvrière en voie de disparition, et met en scène comme aucun autre une jeunesse qui n&#8217;en peut plus de s&#8217;ennuyer. Le premier tome signe le début d&#8217;une histoire d&#8217;amour entre Baru et le <strong>Festival d&#8217;Angoulême</strong>, en remportant en 1985 <strong>l&#8217;Alph&#8217;Art du premier album</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203397063?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203397063">Achetez Quéquette Blues Int. sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203397063" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_amerique.jpg" alt="baru_amerique" width="180" height="250" />Le Chemin de l&#8217;Amérique</h2>
<p><strong>Avec Jean-Marc Thévenet. Casterman, 1998 (première édition par Albin Michel en 1990).</strong></p>
<p>Alors que l&#8217;Algérie bouillonne d&#8217;indépendance, un jeune <strong>boxeur</strong> commence à se faire un nom. Saïd Boudiaf se fout des querelles politiques, lui veut simplement devenir encore plus grand que Marcel Cerdan. Il y parvient presque, mais il ne peut se défaire de l&#8217;image qu&#8217;il véhicule malgré lui : parfait exemple de réussite d&#8217;un ressortissant de l&#8217;<strong>Algérie</strong> française pour les uns, traître à son peuple pour les autres. Basé sur <strong>une histoire vraie</strong>, le scénario de Jean-Marc Thévenet est taillé pour Baru puisqu&#8217;il comprend tous ses thèmes de prédilection : la jeunesse passionnée, le racisme, le sport, les errances du politique&#8230; Le duo fait mouche avec cette histoire puissante et touchante, et remporte <strong>l&#8217;Alph&#8217;Art du meilleur album à Angoulême</strong> en 1991. Et pourtant, le meilleur est encore à venir.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203389109?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203389109">Achetez Le Chemin de l&#8217;Amérique sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203389109" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_autoroute.jpg" alt="baru_autoroute" width="200" height="274" />L&#8217;Autoroute du soleil</h2>
<p><strong>Casterman, 1995 (dans le magazine japonais </strong><em><strong>Morning</strong></em><strong> de Kôdansha, dès 1991). Réédition en juin 2008, 22 €.</strong></p>
<p>Connu pour être un des premiers <strong>mangas</strong> signés par un auteur français, <em>L&#8217;Autoroute du soleil</em> paraît en épisodes dans un magazine japonais au début des années 90, avant d&#8217;être repris cinq ans plus tard dans un épais volume de plus de 400 pages, ce qui n&#8217;était pas si courant à l&#8217;époque. Pari gagnant : cette histoire de cavale d&#8217;un arabe fan des 50&#8217;s et d&#8217;un blanc bec timide, poursuivis par un fasciste fou et des dealers, remporte un vrai succès public et critique. Et Baru gagne une nouvelle fois <strong>le prix du meilleur album à Angoulême</strong> (1996). Pour ce qui reste <strong>un de ses ouvrages les plus marquants</strong>, l&#8217;auteur a épuré son trait pour n&#8217;en garder que la plus vive spontanéité. Dans des pages au nombre de cases limité, jouant sur le format panoramique, Baru se lâche dans le spectaculaire et l&#8217;expressivité des visages. <em><strong>L&#8217;Autoroute du soleil</strong></em><strong> est un bijou de narration, d&#8217;énergie et d&#8217;émotion qui, à chaque lecture, se dévore avec le même plaisir</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/220301573X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=220301573X">Achetez L&#8217;Autoroute du soleil sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=220301573X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_route.jpg" alt="baru_route" width="160" height="226" />Sur la route encore</h2>
<p><strong>Casterman, 20 €, 1997.</strong></p>
<p>Comme son titre l&#8217;indique, on est encore dans <strong>un road movie</strong>, ou en tout cas un récit itinérant de stations service d&#8217;autoroutes en hôtels de la gare. On y suit le chemin en vue subjective d&#8217;André, entre <strong>souvenirs de sa jeunesse rock&#8217;n'roll</strong> (épatante description d&#8217;une soirée dans une boîte de campagne) et <strong>découverte d&#8217;un sordide quotidien rural</strong>. Mais on suit aussi Edith qui, au fil de ses sauts de puce en auto-stop, est confrontée à la même réalité dégueulasse. Une trame de polar finit par rattraper les deux vagabonds, mais on ne vous en dit pas plus&#8230; Album singulier, <em>Sur la route encore</em> fonctionne comme <strong>une série d&#8217;instantanés d&#8217;une France glauque et malsaine</strong>, et brosse subtilement le <strong>désenchantement de la génération des soixante-huitards</strong>. Mais Baru parvient plus d&#8217;une fois à arracher un sourire à ses lecteurs, car il refuse de s&#8217;enferrer dans la déprime et de baisser les bras. Bravo !</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203388846?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203388846">Achetez Sur la route encore sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203388846" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2>Bonne année</h2>
<p><strong>Casterman, 12,50 €, 1998. Réédité dans le recueil </strong><em><strong>Noir</strong></em><strong>, Casterman, 14 €, 2009.</strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_annee.jpg" alt="baru_annee" width="298" height="205" /></p>
<p>Nouvelle graphique qui fait froid dans le dos, <em>Bonne année</em> paraît en 1998. Soit trois ans après <em>La Haine</em> de Mathieu Kassovitz, quatre avant la présence de Le Pen au second tour de l&#8217;élection présidentielle, et neuf avant les émeutes de Villiers-le-Bel. Ce récit imagine<strong> une France de l&#8217;an 2000 dirigée par un clone du leader frontiste, qui aurait dressé des murs autour des banlieues sensibles et dont les jeunes crèveraient du sida faute de pouvoir se payer des capotes</strong>. Une histoire d&#8217;une lucidité et d&#8217;une actualité étonnantes, comme un conte de Noël qui aurait mal tourné. Malgré cette vision sombre de l&#8217;avenir, l&#8217;éternel <strong>optimisme</strong> de Baru &#8211; symbolisé par la fougueuse jeunesse de ses personnages &#8211; finit toujours par pointer le bout de son nez, et c&#8217;est aussi pour cela qu&#8217;il est un conteur hors pair.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203334711?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203334711">Achetez Bonne Année sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203334711" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
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<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_spoutnik.jpg" alt="baru_spoutnik" width="150" height="213" />Les Années Spoutnik #1-4</h2>
<p><strong>Casterman, 16€, intégrale publiée en avril 2009.</strong></p>
<p><em>La Guerre des boutons</em>, version Baru. Avec tendresse, l’auteur revient sur <strong>son enfance en Lorraine</strong>, au pays des terrils. À la fin des années 50, Igor fait partie des « Par-en-haut », en opposition aux « Par-en-bas » (qui ont des « gros culs »). Ces deux bandes de mouflets s’affrontent régulièrement, avec les poings, des flèches, au bras de fer ou sur un terrain de &laquo;&nbsp;fouteballe&nbsp;&raquo;. Et chaque camp se déchire régulièrement, certains voulant devenir calife à la place du calife&#8230; Réalisée entre 1999 et 2003, cette mini-série comporte quatre volumes, qui bénéficient d’une ligne plutôt claire et très expressive. Baru en fait <strong>des perles de tendresse perméables aux coups et bosses, destinées aux adultes aussi bien qu&#8217;aux enfants</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203018011?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203018011">Achetez Les Années Spoutnik Intégrale sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203018011" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2>L&#8217;Enragé #1-2</h2>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_enrage.jpg" alt="baru_enrage" width="300" height="196" />Par Baru. Dupuis/Aire libre, 14,50 € le volume, deux tomes publiés en 2004 et 2006.</strong></p>
<p>Encore l&#8217;histoire d&#8217;une jeunesse un brin paumée mais passionnée. Anton, naturellement doué pour la boxe, choisit de faire carrière sur le ring, délaissant son quartier, ses parents&#8230; Et son meilleur ami, Mo, qui devient journaliste sportif et ne cesse de condamner l&#8217;arrogance de la jeune star des poids-moyens. Fidèle à ses thématiques (la jeunesse, la banlieue, l&#8217;intégration&#8230;), <strong>Baru ne ronronne pas</strong>. Son univers avance avec la société et <strong>son analyse est toujours aussi pertinente</strong>. Ici, ce sont <strong>le sport business</strong> et les <strong>médias</strong> qui sont sévèrement épinglés (on a rarement aussi bien parlé de ces deux sujets en bandes dessinées). L&#8217;auteur ne livre pas un pensum, mais deux albums au dessin d&#8217;une limpidité magistrale et à l&#8217;intrigue pleine de suspense. Un diptyque qui vous met K.O. &#8211; de plaisir.</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/baru_zheros.jpg" alt="baru_zheros" width="160" height="222" /></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2800135433?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2800135433">Achetez L&#8217;Enragé T1 sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2800135433" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
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<h2>Pauvres Zhéros</h2>
<p><strong>D&#8217;après Pierre Pelot. Casterman/Rivages/Noir, 17 €, mai 2008.</strong></p>
<p>Enfant trisomique, Joseph disparaît de l’orphelinat-hospice de Saint-Maurice. Tout le village est en émoi et tente de le retrouver, tandis que les médias et la police arrivent… Baru met ici en images <strong>un roman de Pierre Pelot</strong> pas franchement tendre ni gai, inspiré par une visite dans un établissement de ce genre. Il parvient brillamment à rendre l’atmosphère pesante, parfois malsaine, d’un village français banal. Usant d’aquarelles délicates, il traduit les angoisses de chacun, les petits secrets, les lâchetés ordinaires. <em><strong>Pauvres Zhéros</strong></em><strong> trace sans complaisance le portrait d’une humanité glaçante, montrant sa violence latente, sa sauvagerie cachée</strong>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/220301024X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=220301024X">Achetez Pauvres Zhéros sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=220301024X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Guide de lecture réalisé par Laurence Le Saux et Benjamin Roure</strong></p>
<p>Photo © FIBD 2010, Jorge Fidel Alvarez / 9art+</p>
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<p><object id="Player_42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600px" height="200px" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="quality" value="high" /><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://ws.amazon.fr/widgets/q?ServiceVersion=20070822&amp;MarketPlace=FR&amp;ID=V20070822%2FFR%2Fbodoiinfo-21%2F8010%2F42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c&amp;Operation=GetDisplayTemplate" /><param name="name" value="Player_42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c" /><param name="align" value="middle" /><embed id="Player_42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c" type="application/x-shockwave-flash" width="600px" height="200px" src="http://ws.amazon.fr/widgets/q?ServiceVersion=20070822&amp;MarketPlace=FR&amp;ID=V20070822%2FFR%2Fbodoiinfo-21%2F8010%2F42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c&amp;Operation=GetDisplayTemplate" align="middle" name="Player_42450d25-b78e-41a2-93f0-090d3c84056c" allowscriptaccess="always" bgcolor="#FFFFFF" quality="high"></embed></object></p>
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		<title>Le Coin des enfants #7</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 07:40:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Gallissot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque premier mercredi du mois, c'est l'heure du Coin des enfants, notre chronique mensuelle consacrée à l’exploration du monde trépidant de la littérature jeunesse. Romain Gallissot vous présente ce mois-ci: un écosystème fragile ; un chat qui enviait les chiens ; un téléphone d'urgence ; une visite au potager ; un cheval revendicatif ; et une porte ouverte vers le monde de la poésie ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post"><p><strong><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="/wp-content/images/0910_images/S0940/coin_enfants_vignette.jpg" alt="coin_enfants_vignette.jpg" hspace="10" vspace="10" width="286" height="90" align="right" />Chaque premier mercredi du mois, c&#8217;est l&#8217;heure du Coin des enfants, notre chronique mensuelle consacrée à l’exploration du monde trépidant de la littérature jeunesse. Après avoir opéré un tri drastique parmi tous les albums pour petits qui paraissent chaque semaine, notre critique Romain Gallissot, animateur de l&#8217;indispensable blog <a href="http://www.alorscabulle.fr/" target="_blank">Alors, ça bulle ?</a>, vous présente ce mois-ci: un écosystème fragile ; un chat qui enviait les chiens ; un téléphone d&#8217;urgence ; une visite au potager ; un cheval revendicatif ; et une porte ouverte vers le monde de la poésie ! </strong><strong>Bienvenue dans le Coin des enfants !</strong></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_confetti_couv.jpg" alt="coin_enfants_confetti_couv" width="120" height="117" />Un confetti de paradis</h2>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_confetti_image.jpg" alt="coin_enfants_confetti_image" width="300" height="273" /></p>
<p><strong>Par Florence Langlois. Albin Michel Jeunesse, 13,50 €, janvier 2010. Dès 3 ans.</strong></p>
<p>Gros Ours, Mouton, Lapin et Léonard le tamanoir cohabitent en toute quiétude sur un petit bout de terre calme et verdoyant. Dans ce petit coin paisible, chaque habitant possède une spécialité : élevage de carottes, confection de pulls en laine, pêche de poissons ou fabrication de jouets en bois. Tous excellent dans leur domaine ! Mais lorsque chacun envisage d’intensifier son activité, le fragile écosystème de ce confetti de paradis se trouve chamboulé. Rien ne va plus, il faut réagir ! Cette fable animalière concoctée par Florence Langlois est pleine de sens et riche d’enseignements. Une jolie histoire à glisser dans les oreilles de tous les bambins, citoyens de demain.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2226191887?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2226191887">Achetez Un confetti de paradis sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2226191887" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chat_couv.jpg" alt="coin_enfants_chat_couv" width="100" height="141" /><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chat_image.jpg" alt="coin_enfants_chat_image" width="250" height="348" />Le Chat qui aboyait</h2>
<p><strong>Par Gérard Moncomble et Pawel Pawlak. Milan Jeunesse, 10,90 € , février 2010. Dès 4 ans.</strong></p>
<p>Cachou est un chat. Pilepoil est un chien. Tous les matins, lorsque Pilepoil monte dans le bus pour se rendre à l’école réservée aux chiens, Cachou le regarde partir avec envie. Lui aussi aimerait pouvoir s’installer sur les bancs de la classe pour pouvoir apprendre des tas de choses. Mais c’est impossible, on ne mélange pas les matous et les toutous. Déterminé et rusé, Cachou est prêt à bousculer les codes et par la même occasion à abattre quelques préjugés tenaces. Sur le mode de la fable animalière Gérard Moncomble invite intelligemment les plus petits à la réflexion. À base de cartons collés et de papiers découpés, les illustrations de Pawel Pawlak apportent leur lot de fantaisie pour un résultat plaisant.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/274594312X?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=274594312X">Achetez Le Chat qui aboyait sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=274594312X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_allo_couv.jpg" alt="coin_enfants_allo_couv" width="120" height="107" />Allô, allô&#8230; Emily Brown<strong> </strong></h2>
<p><strong><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_allo_image.jpg" alt="coin_enfants_allo_image" width="300" height="272" />Par Cressida Cowell et Neal Layton. Casterman, 13,95 €, février 2010. Dès 4 ans.</strong></p>
<p>Voici une savoureuse histoire de téléphone rouge d’urgence, d’éléphante répondant au doux nom de Matilda et de lapin tout gris. Au milieu de ce cocktail détonnant s’agite une petite fille, nommée Emily. Avec ses amis, elle parcourt le monde et aime s’aventurer dans des endroits improbables. Le problème c’est qu’à chaque sortie, la maman de Matilda fait sonner le téléphone d’urgence, car elle s’inquiète pour sa fille. Pauvre Matilda, jamais tranquille ! Mais un jour, tout bascule, tout s’inverse&#8230; Cressida Cowell et Neal Layton nous entraînent dans une histoire rigolote et touchante, où le texte se mêle à de belles illustrations composites et pittoresques.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2203028734?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2203028734">Achetez Allô allô&#8230; Emily Brown sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2203028734" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_patati_couv.jpg" alt="coin_enfants_patati_couv" width="100" height="142" />Patati Patata</h2>
<p><strong>Par Bénédicte Guettier. Gallimard Jeunesse Giboulées, 3,50 €, janvier 2010. Dès 3 ans.</strong></p>
<p>Vous aussi vous avez un mal fou à faire manger des légumes à vos chères petites têtes blondes ? Alors c’est le moment de découvrir la collection Patati Patata qui deviendra à coup sûr votre meilleure alliée dans ce combat. <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_patati_image.jpg" alt="coin_enfants_patati_image" width="300" height="213" /> Ces petits recueils proposent aux plus jeunes de faire connaissance avec les membres du potager. Dans cette première fournée, Chouchou, Pat, Champierre et Popo, armés de leurs plus beaux sourires, s’illustrent dans des petites saynètes amusantes, ponctuées de quelques conseils culinaires à explorer. Bénédicte Guettier, qui n’est autre que la maman de Trotro, le célèbre petit âne, illustre simplement et efficacement cette collection d’albums à croquer.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630838?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630838">Achetez Popo le potiron sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630838" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
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<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630862?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630862">Achetez Chouchou le chou sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630862" border="0" alt="" width="1" height="1" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070630854?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070630854">Achetez Pat la patate sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070630854" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chevalier_xavier_couv.jpg" alt="coin_enfants_chevalier_xavier_couv" width="120" height="105" /><img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_chevalier_xavier_image.jpg" alt="coin_enfants_chevalier_xavier_image" width="250" height="216" />Chevalier Xavier</h2>
<p><strong>Par Martine Bourre. Pastel, 13 €, février 2010. Dès 5 ans.</strong></p>
<p>Inspiré d’un conte de Jacques Prévert, <em>Cheval dans une île</em>, cet album nous transporte au Moyen-Âge et nous convie à découvrir une aventure chevaleresque étonnante. Dans <em>Chevalier Xavier</em>, ce ne sont pas les exploits des valeureux paladins qui tiennent le haut de l’affiche, mais plutôt les revendications de leurs fidèles destriers qui aspirent à plus de reconnaissance et à de meilleures conditions de vie. Cottes en plomb et pompons, leurs exigences sont claires et précises… Mais seront-ils écoutés ? On appréciera comme il se doit les jolies images de Martine Bourre, qui illustrent avec justesse ce conte moyenâgeux.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2211200133?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2211200133">Achetez Chevalier Xavier sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2211200133" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<h2><img class="ngg-singlepic ngg-left alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_langue_couv.jpg" alt="coin_enfants_langue_couv" width="100" height="149" />Si je donne ma langue au chat, est-ce qu&#8217;il me la rendra ?</h2>
<p><strong>Par Célia Galice, Emmanuelle Leroyer et Oréli. Bayard Jeunesse, 9,90 €, février 2010. Dès 6 ans.</strong></p>
<p>Derrière ce titre interminable se cache une anthologie de poèmes haute en couleurs. Célia Galice, Emmanuelle Leroyer et Orélie ont confectionné un magnifique bouquet coloré composé de jeux mots, de rimes et de superbes images très graphiques. Parmi cet échantillon de textes en proses, on retrouve des noms connus, tels Tardieu, Queneau ou Hugo, <img class="ngg-singlepic ngg-right alignright" style="margin: 10px;" src="http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1009/coin_enfants_langue_image.jpg" alt="coin_enfants_langue_image" width="400" height="317" /> et l’on découvre également des magiciens de la langue un peu moins célèbres, comme Andrée Chedid, la grand-mère de -M-. Pour illustrer tous ces bons mots, Oreli entremêle à sa manière les sons et les couleurs pour créer des images pleines d’énergie. Ce recueil est une porte ouverte vers le monde de la poésie à ne pas rater, surtout qu’arrive à grands pas <a href="http://www.printempsdespoetes.com" target="_blank">Le Printemps des Poètes</a> !</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2747029565?ie=UTF8&amp;tag=bodoiinfo-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2747029565">Achetez Si je donne ma langue au chat, est-ce qu&#8217;il me la rendra ? sur Amazon.fr</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bodoiinfo-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2747029565" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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