DESSIN NANANIMÉ
Nana* c’est d’abord une histoire de chiffres. Avec 40 millions de lecteurs dans le monde, la série manga la plus vendue au Japon cultive ses fans jusqu’en France : plus de 350 000 exemplaires vendus aux lycéennes. Comme tant de mangas à succès, Nana a été adapté en dessin animé et déferle sur les ondes câblées. À partir du 11 décembre, 50 épisodes de 26 minutes seront diffusés tous les samedis à 18h15, sur Filles TV (câble et canal sat). Mais d’où vient le succès de cette série?
Des deux héroïnes, deux gamines nommées Nana, aussi différentes qu’attachantes. Si l’une est une jeune délurée au cœur d’artichaut, l’autre est une rockeuse mature et mystérieuse. Leurs aventures commencent par leur débarquement à la capitale japonaise. Les thèmes éprouvés de l’amitié, de l’amour et du roman d’initiation se marient avec la description des frasques, peurs et rêves de la jeunesse tokyoïte. Un mélange de connu et d’inconnu qui assure des plaisirs variés : Nana évoque les ébats adolescents aussi bien que la prostitution. Voilà de quoi assurer l’intérêt des lecteurs. Mais celui des spectateurs?
Adapté par le studio Madhouse (responsable des séries animées Beck ou Paprika), le dessin animé Nana s’autorise quelques divergences par rapport aux albums. Loin des Goldorak et autres Capitain Flam d’un autre temps, l’animation de Nana rappelle celle des longs métrages. Les deux nénettes évoluent dans des décors soignés, baignés d’une lumière poudrée. La mise en scène recherchée est rompue régulièrement par des changements de registre brutaux. De quoi rendrent les spectateurs heureux!
Restent quelques malheureux: ceux qui n’ont pas le câble. Qu’ils se rassurent, le DVD est prévu pour mars !
Allison REBER
* 16 titres, Delcourt.
Et maintenant, bande-annonce :
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