We Are the Night #1 **

Posté par le 25 mar 2010 dans Critiques3 commentaires

we_are_the_night_couvpasmalPar Kieran et Ozanam. Ankama, 14,90 €, le 25 mars 2010.

Il s’en passe des choses dans cette bonne vieille ville de Lyon ! Un mari truand veut buter sa femme qui le trompe, avec un flic de surcroît. Un jeune voyou projette un braquage, tandis que sa soeur veut se faire dépuceler pour ne pas être mariée de force au pays. Une vendeuse de fringues désespérée tâche de remonter le moral à une candidate au suicide. Et encore, c’est pas fini…

we_are_the_night_imageDans l’esprit de Magnolia ou Collision, le prolifique scénariste Ozanam (E dans l’eau, Last Bullets…) propose une bande dessinée chorale. Selon ce principe désormais bien connu : 19 personnages (rien que ça!), qui ne se connaissent pas, vont se croiser en une nuit, chacun apportant sa touche à un plus grand tableau, que seul le lecteur pourra apprécier dans sa totalité. L’idée n’est pas mauvaise, mais on a tellement l’impression d’avoir déjà vu ça dix fois au cinéma qu’on ne voit pas trop l’intérêt de reproduire un tel schéma en BD. D’autant que, si le scénario démontre une vraie maîtrise dans le découpage et l’enchaînement des séquences, il est parfois boursouflé par son dispositif complexe, qui peine à respirer. Alors, on ne voit plus que les dialogues manquant de fluidité, et les quelques scènes un peu creuses. Au final, la machine semble si bien huilée que c’est l’émotion qui fait défaut. On étouffe donc un poil dans ce tourbillon narratif qui ne laisse pas assez de place au dessin magnétique de Kieran – qui, lui, est une vraie révélation graphique.

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  1. [...] We are the night #1. [...]

  2. [...] prolifique scénariste Antoine Ozanam (We Are the Night, E dans l’eau, Last Bullets, King David…) produit une nouvelle fois un récit au fond [...]

  3. [...] choisit un artifice narratif pour donner un peu d’épaisseur à son histoire. Dans We are the night, il optait pour un récit choral, dans L’Amourir pour une voix-off et des allers-retours [...]

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