La Page blanche ***
Posté par Benjamin Roure le 23 jan 2012 dans Critiques • 3 commentaires
Par Pénélope Bagieu et Boulet. Delcourt, 22,95 €, le 18 janvier 2012.
Eloïse est assise sur un banc, dans une rue parisienne, en face d’une boutique d’informatique. Mais qu’est-ce qu’elle peut bien faire là, se demande-t-elle ? Et puis, surtout, qui est-elle ? Souffrant d’une « amnésie de film » comme disent les médecins, elle va enquêter pour découvrir qui est vraiment cette jeune libraire lambda à la vie tristoune, qui est censée être elle-même mais dont elle ne se souvient plus…
Entre investigation policière et quête d’identité, digressions humoristiques et chronique réaliste, la très attendue collaboration entre deux stars de la blogosphère BD et auteurs d’albums à succès est une vraie réussite. D’abord parce que le scénario de Boulet est parfaitement rythmé et séquencé, plein de fausses pistes, désopilants délires et réflexions intelligentes sur la société de consommation et du paraître. Ensuite parce que le trait, les couleurs et l’usage des textures de Pénélope Bagieu – précis et légers à la fois - sont en total accord avec le fond de l’histoire, dont on ne peut trop en dire pour ne pas gâcher le plaisir. L’ensemble se déguste comme un bon roman (pas de Marc Levy), le lecteur tentant de démêler en même temps que l’héroïne les fils faussement complexes de l’intrigue, se laissant aller à un certain vague à l’âme comme elle, puis regagnant une vraie pêche dans ses pas. La Page blanche est un livre hautement attachant, tout simplement parce qu’il dit plein de choses pertinentes sur notre vie, et qu’il nous les dit en murmurant délicatement à notre oreille.

Achetez La Page blanche sur Fnac.com
Achetez La Page blanche sur Amazon.fr
Votez pour cet album.

Sur le même sujet
Cet article a été lu 2 583 fois












Pur produit marketing, non ?
Pas du tout, mais alors PAS DU TOUT ! Si, au départ, l’idée de Guy Delcourt était sans doute d’associer la crème des blogueurs (de faire du buzz autour), l’association de ces deux auteurs fait mouche: le dessin de Pénélope Bagieu mettant parfaitement en forme un scénario fin, drôle et habile. Lisez-le, lisez-le jusqu’au bout, vous serez très certainement agréablement surpris.
Bah, je ne sais pas si boulet et pénélope ont eu besoin que delcourt leur propose d’associer leurs talents, il me semble qu’ils se connaissent depuis un bail, non ?
Tout à fait luxsword, ils se connaissaient déjà, mais n’avaient jamais travaillé ensemble. C’est bien Delcourt qui a eu l’idée de les associer, comme vous pourrez le lire très prochainement dans l’interview qu’ils m’ont accordée.
Je ne pense pas que ce Benjamin Roure soit très objectif, vu qu’il est ami de Pénélope.
Un album qui se moque de la consommation de masse, et qui en même temps est omniprésent à la Fnac et ailleurs, c’est très très dommage. Et le dessin de pénélope est completement aléatoire, complètement baclé à certains endroits.
Reste une histoire sympathique, sans plus. Pas l’album du siècle comme on veut nous faire croire.