François Boucq

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Bonus du hors série BoDoï consacré
aux Grands Prix du festival d’Angoulême

François Boucq
Grand prix 1998
 
La première dédicace que vous avez faite…
C’était au festival d’Hyères au début des années 1980. J’étais débutant et, à mes côtés, Fred et Morris débitaient du bouquin à tire-larigot ! Moi, je m’appliquais à prolonger mes quelques dédicaces le plus longtemps possible, pour ne pas être trop humilié…

La fois où vous avez reçu votre premier album…
Ça ne m’a pas fait un gros effet. C’était Cornet d’humour, dans la collection Pilote de Dargaud, un album souple. Déjà je trouvais ce format bizarre, car pour moi la BD c’était des albums durs ! Et puis, je me demandais comment ce fascicule se ferait remarquer en librairie. Finalement, tous les exemplaires ont été vendus.

La première fois que vous avez bondi (de joie ou de rage) face aux ventes de vos albums…
Je me souviens qu’au moment de la parution du tome 2 des Aventures de la Mort et de Lao Tseu, les représentants de Casterman étaient en grève. Ils avaient demandé le soutien des auteurs, et je m’étais engagé avec eux. Mais ensuite, j’ai vu les chiffres de vente de l’album qui étaient très en-deçà de ce qu’on pouvait attendre et je me suis dit que j’avais été trop naïf : les représentants, pendant qu’ils manifestaient, ne vendaient pas mes livres ! Je les avais soutenus alors qu’ils ne faisaient rien pour moi !

Propos recueillis par Benjamin ROURE