La jeune bande dessinée suédoise, d’Angoulême à Paris
Posté par Pierre Gris le 7 fév 2012 dans News • 2 commentairesRetour sur une expo visitée au dernier Festival d’Angoulême, bientôt visible à Paris, créée par de jeunes auteurs suédois : La Vie n’est pas pour les amateurs.
L’écrivain et dramaturge August Strindberg (1849-1912) est probablement l’une des plus célèbres figures de la littérature suédoise – même s’il y a fort à parier que son compatriote Stieg Larsson l’ait récemment devancé avec sa trilogie Millenium. A l’occasion du centenaire de sa mort, et dans le cadre de l’année Strindberg 2012, une poignée de jeunes auteurs suédois de bande dessinée, triés sur le volet, ont été invités à présenter leur travail en rapport avec l’œuvre du maître.
« La vie n’est pas pour les amateurs », nous interpelle, énigmatique, une inscription à l’entrée de l’espace de l’exposition, que l’on devine émaner de la bouche de l’écrivain. A droite de celle-ci, Strindberg nous jette un regard sombre, difficilement déchiffrable, comme pour nous mettre en garde. L’on comprend alors que nous avons là affaire à l’un de ces personnages, dont le caractère a marqué à jamais les esprits et l’œuvre, traversé les âges.
La dizaine de dessinateurs invités ont pour mission de nous livrer – sous forme de dessins ou planches de bande dessinée, ainsi qu’un court film d’animation – leur vision de cette icône qu’est Strindberg ; certains d’entre eux avaient déjà réalisé des adaptations de ses textes, tandis que d’autres s’y sont plongés pour l’occasion. Le contenu s’avère globalement assez décevant : les planches de BD présentées ne sont finalement pas légion et, qui plus est, uniquement proposées dans leur version originale – le catalogue et ses traductions permettent néanmoins de remédier à ce problème de langue. Ce qui, pour une exposition pensée comme un pont entre les cultures, fait tout de même mauvaise impression… Fort heureusement, la scénographie de l’ensemble parvient à retenir l’attention, et certaines des illustrations, agrandies à taille humaine et imprimées sur papier cartonné, indéniablement, séduisent. L’on se rapproche alors des écriteaux mis à la disposition du public, pour découvrir quelques informations sur ceux dont on apprécie particulièrement le travail (Loka Kanarp, Fabian Göransen, Malin Biller, Matilda Ruta…), ce qui permettra aux plus curieux d’approfondir ailleurs leurs connaissances en matière de 9e art suédois…
Reste désormais à voir si les imperfections décrites plus haut seront corrigées lors de la seconde présentation de cette exposition, prévue du 8 février au 15 avril 2012 à L’Institut suédois, à Paris.















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Qui est l’auteur dont on voit le travail sur la 8ème photo (la petite fille et l’espèce de lion à tête humaine) ??
Il s’agit de Kolbeinn Karlsson, auteur d’une première bande dessinée intitulée Trollkungen (Le Roi des trolls), traduite en anglais et disponible sur le site de l’éditeur. Vous pourrez aussi trouver une courte histoire du même Karlsson (Sleeping and Dreaming of Food), proposée à la lecture sur le site de bandes dessinées numériques Electrocomics. Enfin, l’auteur a aussi un blog, mais… celui-ci est en suédois!
Présents à Angougou, j’ai l’impression que les auteurs suédois aimeraient étre un peu édités en France.
Him, cela se vendrait-il?