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	<title>Commentaires sur : Silent Jenny</title>
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		<title>Par : Brodeck</title>
		<link>http://www.bodoi.info/silent-jenny/#comment-271335</link>
		<dc:creator><![CDATA[Brodeck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 09:30:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bonjour, 
Et seulement 4 étoiles pour le magistral &quot; Soli Deo Gloria &quot;... J&#039;aime bien vous lire, mais là, j&#039;avoue que je ne vous suis pas trop. L&#039;univers de Bablet est intéressant, mais je ne comprends pas trop les critiques qui louent la profondeur et la richesse des réflexions de ses albums (ni qui font l&#039;impasse sur les corps et les visages qui restent selon moi problématiques d&#039;ailleurs). Je trouve que Bablet utilise et rappelle des thèmes importants, mais ça ne va pas plus loin, c&#039;est bien articulé dans ce dernier ouvrage, c&#039;est d&#039;actualité, bien digéré (pour Miyasaki et son Nausicaa notamment), mais ça s&#039;arrête assez vite je trouve. D&#039;ailleurs, à bien des égards, qu&#039;y a-t-il de moins dans &quot; L&#039;âge d&#039;eau &quot; par exemple ? Même aspiration des êtres à créer leur propre communauté, difficulté de s&#039;affranchir d&#039;un pouvoir centralisateur, aspirations de la jeunesse, même cérémonie funéraire et on n&#039;en fait pas tout un flan pour Flao. Malgré tout, comme je l&#039;ai dit, Silent Jenny reste l&#039;album que j&#039;ai le plus apprécié de cet auteur. Mais avec Soli Deo Gloria, nous avons à mon sens l&#039;album de l&#039;année, d&#039;une qualité d&#039;écriture rarement vue et un dessin prodigieux. Oui, l&#039;histoire est classique, mais débutée comme un conte des frères Grimm illustré à la façon des graveurs du XIXème siècle, elle prend ensuite des accents tragiques qui rappellent l&#039;intensité dramatique d&#039;une oeuvre à la Milos Forman (et son remarquable personnage de Salieri notamment). Qu&#039;est-ce qu&#039;un grand classique, si ce n&#039;est ici la symphonie parfaite entre l&#039;écriture de Deveney et le dessin impressionnant d&#039;E. Cour ? Ce récit fluide aux personnages réellement incarnés propose une réflexion très intéressante sur le génie créateur: l&#039;artiste doit-il rendre des comptes ou revendiquer sa force créatrice  pour lui seul au risque d&#039;être écrasé, consumé par son propre talent ? S&#039;il doit rendre des comptes, est-ce seulement à Dieu ? Des êtres humains n&#039;ont-ils pas poli ce talent brut ? La recherche  du geste créateur pur, parfait, peut-elle s&#039;accompagner d&#039;une quête de sagesse et d&#039;humilité ou doit-elle s&#039;accommoder  des éclats, de l&#039;orgueil de l&#039;artiste génial ? Replacé dans le contexte, dans une époque rigoriste où chacun est tenu de respecter  son rang et de rester à sa place, ce questionnement spirituel est très beau je trouve. Alors, oui, pour moi, &quot; Soli Deo Gloria &quot; a la beauté et l&#039;éclat d&#039;un grand classique et ce n&#039;est absolument pas péjoratif.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Et seulement 4 étoiles pour le magistral &nbsp;&raquo; Soli Deo Gloria &laquo;&nbsp;&#8230; J&rsquo;aime bien vous lire, mais là, j&rsquo;avoue que je ne vous suis pas trop. L&rsquo;univers de Bablet est intéressant, mais je ne comprends pas trop les critiques qui louent la profondeur et la richesse des réflexions de ses albums (ni qui font l&rsquo;impasse sur les corps et les visages qui restent selon moi problématiques d&rsquo;ailleurs). Je trouve que Bablet utilise et rappelle des thèmes importants, mais ça ne va pas plus loin, c&rsquo;est bien articulé dans ce dernier ouvrage, c&rsquo;est d&rsquo;actualité, bien digéré (pour Miyasaki et son Nausicaa notamment), mais ça s&rsquo;arrête assez vite je trouve. D&rsquo;ailleurs, à bien des égards, qu&rsquo;y a-t-il de moins dans &nbsp;&raquo; L&rsquo;âge d&rsquo;eau &nbsp;&raquo; par exemple ? Même aspiration des êtres à créer leur propre communauté, difficulté de s&rsquo;affranchir d&rsquo;un pouvoir centralisateur, aspirations de la jeunesse, même cérémonie funéraire et on n&rsquo;en fait pas tout un flan pour Flao. Malgré tout, comme je l&rsquo;ai dit, Silent Jenny reste l&rsquo;album que j&rsquo;ai le plus apprécié de cet auteur. Mais avec Soli Deo Gloria, nous avons à mon sens l&rsquo;album de l&rsquo;année, d&rsquo;une qualité d&rsquo;écriture rarement vue et un dessin prodigieux. Oui, l&rsquo;histoire est classique, mais débutée comme un conte des frères Grimm illustré à la façon des graveurs du XIXème siècle, elle prend ensuite des accents tragiques qui rappellent l&rsquo;intensité dramatique d&rsquo;une oeuvre à la Milos Forman (et son remarquable personnage de Salieri notamment). Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un grand classique, si ce n&rsquo;est ici la symphonie parfaite entre l&rsquo;écriture de Deveney et le dessin impressionnant d&rsquo;E. Cour ? Ce récit fluide aux personnages réellement incarnés propose une réflexion très intéressante sur le génie créateur: l&rsquo;artiste doit-il rendre des comptes ou revendiquer sa force créatrice  pour lui seul au risque d&rsquo;être écrasé, consumé par son propre talent ? S&rsquo;il doit rendre des comptes, est-ce seulement à Dieu ? Des êtres humains n&rsquo;ont-ils pas poli ce talent brut ? La recherche  du geste créateur pur, parfait, peut-elle s&rsquo;accompagner d&rsquo;une quête de sagesse et d&rsquo;humilité ou doit-elle s&rsquo;accommoder  des éclats, de l&rsquo;orgueil de l&rsquo;artiste génial ? Replacé dans le contexte, dans une époque rigoriste où chacun est tenu de respecter  son rang et de rester à sa place, ce questionnement spirituel est très beau je trouve. Alors, oui, pour moi, &nbsp;&raquo; Soli Deo Gloria &nbsp;&raquo; a la beauté et l&rsquo;éclat d&rsquo;un grand classique et ce n&rsquo;est absolument pas péjoratif.</p>
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