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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 18, 2017

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Fables #7 ***

29 avril 2009 |

couv_fables_7.jpgbien.jpgPar Mark Buckingham, David Hahn, Lan Medina et Bill Willingham. Panini Comics, 13 €, le 18 mars 2009.

Le principe de la fabuleuse série Fables, imaginée par le scénariste américain Bill Willingham, est simple. Mais il fallait y penser… Réunissez les personnages des contes de fées de votre enfance, faites leur traverser les siècles sans une ride et installez-les à New York, où ils vivent incognito parmi des humains normaux, au sein d’une cité secrète qu’ils appellent Fableville. Seulement, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Dans le premier épisode, la soeur fofolle de Blanche-Neige, devenue adjointe au maire, disparaît. Et le shériff (le Grand Méchant Loup) est sur les dents…

Cet album apéritif se suffit à lui-même (l’enquête est résolue dans les dernières pages), et c’est dans les suivants que la saga prend son envol. Le Prince Charmant – ce goujat infidèle qui a successivement séduit puis abandonné Blanche-Neige, la Belle au bois dormant et Cendrillon – manoeuvre pour devenir maire de Fableville, évince son ex et le shériff pour installer à leurs places respectives la Belle et la Bête. Tandis que Blanche-Neige et le Grand Méchant Loup s’amourachent l’un de l’autre et font des petits.

fables7_couv.jpgFables ne se réduit toutefois pas à des intrigues sentimentalo-politiques, loin de là. Car la petite communauté de Fableville compte aussi des créatures incapables de modifier leur morphologie (les trois petits cochons, Tom Pouce…), et confinées dans la Ferme. Leur prend des envies de révolution, et surtout celle de regagner leurs royaumes perdus, dont le redoutable Empereur les a chassées…

Une fois cette rébellion matée – de manière ô combien sanglante -, les citoyens de Fableville sont confrontés à une menace plus grande encore: leur Adversaire tente de les réduire à néant. Dans ce septième épisode, on suit les aventures de l’escroc Jack (celui du haricot magique) à Hollywood, où il devient un richissime producteur. Et surtout l’épopée de Boy Blue – inspiré du personnage enfantin Little Boy Blue – qui part sur les terres de l’Empereur pour le défier et tenter de retrouver sa bien-aimée, le Petit Chaperon Rouge…

Le trait des trois dessinateurs de cet ouvrage (Mark Buckingham, David Hahn, Lan Medina) n’est pas particulièrement remarquable, mais sert tout à fait honorablement cette épopée. Les visages de certains héros (la Bête, le Grand Méchant Loup) varient d’une case à l’autre. Une mouvance qui finit toutefois par servir ces personnages troubles, bêtes féroces à l’aspect humain. L’imagination de Bill Willingham, elle, fait toujours des miracles. Le rythme de sa narration ne perd jamais en vigueur, et surprend constamment son lecteur. On ne cesse de s’émerveiller de l’irruption de nouveaux personnages (la Reine des Neiges en somptueuse méchante, Mowgli en espion classieux). Une réussite enthousiasmante!

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