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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 24, 2017

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Ikki Mandara ***

2 janvier 2009 |

bien.jpgikki_mandara_couv.jpgPar Osamu Tezuka. Kana, 12,50 € le 5 décembre 2008.

C’est une page d’Histoire peu connue en Occident que nous propose de découvrir le maître du manga, Osamu Tezuka. La Chine, au tournant du XXe siècle, est en proie à une lutte d’influences sans merci: la dynastie Qing, au pouvoir depuis 300 ans, doit affronter le mécontentement populaire face à la corruption généralisée de son appareil gouvernemental; les puissances étrangères – au premier rang desquelles le Japon – tentent de s’emparer d’un empire du Milieu prometteur mais encore rétif à la modernisation; et la révolte gronde sur le sol chinois, le mouvement des Boxers s’apprêtant à prendre le pouvoir par la force…

Ikki Mandara est une grande fresque historique, parfois un brin longuette, mais véritablement passionnante. Car, comme souvent chez Tezuka, on rit, on pleure, on souffre et on apprend des choses. Ce gros one-shot de plus de 550 pages choisit comme héroïne une campagnarde pas très jolie, qui passe souvent pour un garçon mal élevé. Ce personnage à contre-courant se pose alors en observateur, à la fois extérieur et impliqué, des événements historiques majeurs qui se déroulent en Chine et au Japon à ce moment-là. Tezuka alterne avec bonheur grands moments romantiques, scènes burlesques (où son sens du mouvement et de la caricature fait mouche), séquences d’aventures palpitantes et pages plus didactiques sur la période traitée. Un chouette cours d’histoire et une grande leçon de bande dessinée.

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