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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 31, 2020















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Le Mangeur d’espoir

14 octobre 2020 |
SERIE
Le Mangeur d'espoir
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
DATE DE SORTIE
09/09/2020
EAN
2075121516
Achat :

Rachel est une jeune fille bien courageuse. Son père est décédé d’un cancer et, depuis, sa mère est plongée dans une profonde dépression, ne quitte presque plus son lit ni ne s’alimente correctement. Rachel tente de tenir le coup, mais c’est de plus en plus difficile. Jusqu’à ce qu’un homme étrange, chevelure grise hirsute et accoutrement singulier, vienne frapper à sa porte pour proposer ses services : il peut aider la famille à combattre le mal qui les ronge, le terrible Mangeur d’espoir…

le-mangeur-despoir_image1Après Le Réveil du Zelphire et La Flamme et l’orage, Karim Friha revient avec un projet lorgnant davantage le genre horrifique que la fantasy. Dans ce one-shot qui s’inscrira dans un cycle nommé Montmartre après minuit, il imagine une forme de possession, un monstrueux personnage suçant le bonheur et l’énergie vitale de ses victimes, au coeur de leur subconscient. À défaut d’être hyper originale, l’idée est terriblement efficace : grâce à un appareillage d’inspiration steam punk, la petite fille devra plonger dans l’esprit de sa mère pour lutter contre le démon, épée à la main. Après une première partie à l’ambiance funèbre, la suite se résume à une cavalcade parmi les ombres (avec quelques bonnes idées de rebondissements) et à un duel à mort. Un parti-pris simple mais terrifiant, surtout pour les jeunes lecteurs. Les plus grands seront un peu frustrés par un univers trop peu développé et une résolution trop simple.

Quant au dessin, il est aussi dans un entre-deux : Karim Friha avance vers un trait plus réaliste, avec un soin particulier apporté aux décors parisiens, et le rendu est tout à fait singulier, doux-amer. Mais sa gestion des ombres et des lavis manque encore de subtilité et alourdit l’expressivité de ses planches. Rien de rédhibitoire toutefois, car l’auteur possède un talent suffisant pour qu’on suive ses livres avec appétit : c’est un bon raconteur d’histoires et son imagination semble toujours fertile.

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