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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 17, 2017

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Les Disparues d’Orsay

27 juillet 2017 |
SERIE
Les Disparues d'Orsay
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
19.50 €
DATE DE SORTIE
07/07/2017
EAN
2754820957
Achat :

Mystère au musée d’Orsay. Le gardien du  temple, Virgile Gautrey, constate la disparition des muses dans les tableaux d’Ingres, Bouguereau et autres Picasso. En perdant leurs dames, ces tableaux ont peut-être perdu leur âme. Qui a bien pu commettre l’irréparable ? Un fou, un alcoolique, un dépressif ? Ou un satyre en mal de chair ? Début d’une enquête échevelée pour Virgile, entre peintres ressuscités, tableaux vivants et scènes d’action façon comics. De l’enfer au paradis, l’histoire de l’Art dévoilera ses ruses, à défaut de muses…

disparuesPour fêter les 30 ans du célèbre musée parisien, Stéphane Levallois (Racket, La Résistance du sanglier, Le Dernier modèle) a imaginé un vrai « polart », sorte de cluedo fantastique au pays de l’Art. Avec une intrigue haletante d’abord : les muses ont disparu des tableaux, charge au gardien de retrouver le voleur. Un rythme nerveux ensuite : Virgile embarque dans un train (Orsay est une ancienne gare), noyé par la crue de 1910. Il navigue de compartiment en compartiment, traverse des dimensions parallèles et surtout côtoie les plus grands, boosté par l’urgence de la quête : des écrivains – Dante, Baudelaire – des peintres évidemment, beaucoup – Degas, Ingres, Soutine, Millet, Gauguin, Toulouse-Lautrec – et des « personnages » – l’araignée d’Odilon, le bronze d’Héraclès.

L’album bénéficie aussi d’une mise en scène spectaculaire. Stéphane Levallois anime des scènes que l’on croyait figées, donne vie à des êtres de toile et en profite pour interroger le statut des tableaux et de leurs auteurs : ne sont-ils pas nos super-héros, nous vieux Européens ? Le bronze d’Héraclès, tel un Spiderman transformé en contrôleur de billet, en est d’ailleurs le symptôme. Enfin, à l’image des autres albums de la collection (Moderne Olympia, Les Variations d’Orsay), l’histoire est bardée de références (une petite centaine) sans alourdir la narration. Qui puisent surtout dans la peinture, la littérature et un peu le cinéma. Le ton est léger et drôle, l’histoire originale et le dessin souvent splendide. Autant dans la reproduction des œuvres, que leur mise en contexte, l’encre acrylique conférant aux cases un rendu vaporeux ou crayeux.

Un exercice de style réussi au final, qui entre dans le monde de l’Art sans complexe, doublé d’un bel hommage au musée.  Et qui s’adresse autant aux connaisseurs qu’aux simples curieux en quête d’un « polart » malin.

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