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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 11, 2017

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Ma vie est un best-seller

11 septembre 2015 |
SERIE
Ma vie est un best-seller
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
17 €
DATE DE SORTIE
16/09/2015
EAN
220309723X
Achat :

best_seller_1« La vie de bureau, quelle barbe ! », pense Corinne Mayère en se préparant pour son premier jour de travail au siège de sa société. Chez eDéF, elle végète, se fatigue, et finit par écrire un livre, Paresse mon amour, dénonçant les travers de son entreprise. Miracle, elle trouve un (petit) éditeur, son ouvrage fait un tabac, et la voilà embarquée dans une promotion intensive qui l’épuise — par exemple dans l’émission télévisée de Thierry Ardiçon, juste après une certaine Lohanna —, bientôt menacée d’être virée de son poste…

Ma vie est un best-seller est une quasi histoire vraie. Celle de Corinne Maier, ancienne employée d’EdF, auteure de Bonjour paresse, phénomène éditorial de 2004 (elle a depuis publié plusieurs bandes dessinées, dont Freud ou Marx avec Anne Simon). L’idée de raconter le tsunami qu’elle a alors vécu est pertinente, alléchante. Seulement voilà, le trait un brin répétitif, parfois malhabile, d’Aurélia Aurita (Fraise et chocolat, Buzz moi — où elle racontait aussi un tourbillon médiatique —, LAP ! Un roman d’apprentissage) n’aide pas ce récit à s’installer. C’est que sa scénariste ne consacre pas assez d’espace (une trentaine de pages à peine) à expliquer l’irrépressible ras-le bol de l’entreprise que ressent l’héroïne. Certes, le lecteur perçoit bien que « les missions du groupe » ne sont pas claires, que le vocabulaire usité dans les bureaux est inepte, et que certains supérieurs hiérarchiques coupent les cheveux en quatre. Mais pas de quoi fouetter un chat, et encore moins pousser une salariée à en tirer un livre percutant, en désespoir de cause. Faute de préambule suffisamment convaincant, on peine à s’intéresser aux tribulations de l’alter ego de Corinne Maier, dont les réactions paraissent disproportionnées. Dommage, car avec une construction mieux équilibrée, ce témoignage un poil « fictionné » aurait pu davantage intéresser.

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