Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 24, 2017

Retour en haut de page

Haut de page

6 Comments

Pauvres zhéros

16 mai 2008 |

pauvres_zheros.jpgbravo.jpgPar Baru et Pierre Pelot. Casterman, 15,95 €, le 5 mai 2008.

Un gamin trisomique disparaît et tout le village va essayer de le retrouver. L’intrigue de Pauvres zhéros est simple mais devient vite retorse. Car tandis que l’on s’inquiète pour le bambin perdu, sa disparition réveille de vieux démons. Le petit Joseph vivait à l’orphelinat de Saint-Maurice (inspiré d’un vrai), qui sert aussi d’hospice. Un endroit peu recommandable, où les patients sont traités avec mépris et violence. En attirant police et médias, la disparition de l’enfant permettra-t-elle de lever le voile sur les pratiques de l’institut ? Le drame est parfaitement mené par Baru (L’Enragé, Dupuis) et l’écrivain Pierre Pelot, au mieux de leur forme. L’atmosphère humide et glaçante de ce banal village français est parfaitement servie par des aquarelles délicates, saturées d’eau. Chaque protagoniste affiche une épaisseur parfaitement traduite par le trait dynamique et expressif de Baru, et laisse entrevoir un passé ou des angoisses très personnelles. Avec punch et sobriété, le dessinateur plante le décor de cette bourgade anonyme grâce à des détails qui disent tout (le formica de la table de bistrot, une Renault 4 rouillée). Il offre ainsi une forme parfaite à un contenu intelligent, pointant l’implacable bêtise des hommes et leur méchanceté. L’ouvrage se termine de façon surprenante, collant un véritable uppercut au lecteur. Un démarrage brillant pour la collection Rivages/Casterman, dédiée au polar, qui sort quatre albums ce mois-ci.
Acheter Pauvres zhéros sur Amazon.fr

Commentaires

Publiez un commentaire