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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 19, 2017

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4 Comments

West Terne ***

29 mars 2011 |

bienwest_couvPar Michel Galvin. Sarbacane, 21,00€, le 9 mars 2011.

Ce sont des cow-boys d’opérette, des gamins de cour de récréation. Les soldats du 6,9e de cavalerie vont pourtant devoir se secouer: leurs femmes ont disparu.

west_1Pour les retrouver, ils envoient une équipe en territoire ennemi, chez les Apacheros – qu’ils définissent, au choix, comme une bande d’Indiens « rebelles effectivement peu enclins à la cordialité », « extrêmement farceurs dotés d’un sens de l’humour très particulier », ou encore « dont la fréquentation relève du volontariat, voire de l’engagement ». Bref, des individus qu’on ne voudrait pas croiser derrière un cactus. L’expédition se compose de trois couards finis: le premier est déguisé en ballerine et saute à tout bout de champ en imitant Jean Marais, le deuxième porte une peau d’ours par tous temps, et le troisième est un caporal peu dégourdi.

Qu’importe l’aventure, pourvu qu’on ait le rire. Ce pourrait être le credo de ce West Terne assurément lumineux, qui manie l’absurde et l’humour puéril à tout va. On rigole franchement en lisant des dialogues semés d’argot, d’expressions de banlieues ou enfantines, qui contrastent avec le statut des personnages. Michel Galvin s’amuse à dynamiter les codes du genre, emmenant ses lecteurs vers un grand n’importe quoi. Proche du collage et adossé à des décors minimalistes, son dessin épouse aussi ce parti-pris foutraque, gardant toutefois la sobriété du noir et blanc. Sa pochade relâchée fait mouche, jusqu’à un finale apocalyptique en forme de pirouette.

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Commentaires

  1. Lilas

    N’importe quoi le style, pourquoi ils publient des trucs comme ça? Et 21,00€, c’est super cher.

  2. Lilas

    N’importe quoi le style, pourquoi ils publient des trucs comme ça? Et 21,00€, c’est super cher.

  3. Mathilde

    Bon, maintenant que je l’ai lu je peux (un peu) en parler de « ce » west terne… De sa fausse niaiserie et de son apparente loufoquerie qui vient habillé ou devrais-je dire « travestir » ,pour rester dans le ton ,le propos maintes fois éculé dans tout les films de cowboys à savoir : aménager l’espace pour en faire un lieu digne d’y accueillir la loi (celle des mecs)…Mais « ce » Galvin s’y prend d’une façon détournée, il nous parle avant tout d’un mur, the one, celui du langage, celui qu’il nous faut tous gravir sans arrêt pour ne pas mourir, à l’image de Ben radjani qui le trouve bien haut et qui pour le « faire » devra s’essayer à incarner une figure d’un autre temps, d’un autre lieu quitte à s’y briser… West terne est donc un livre qui à travers l’image nous cause du langage (tordu le mec !!). D’ailleurs le héros, celui qui après un cheminement initiatique atteindra « l’étoile » (stella en latin) : monsieur chacal savant dit « René » est celui dont le destin est inextricablement lié au langage et serra condamné par la déesse fatiguée d’un matriarcat perdu et éclopé à se réinventer en partant du plus bas(le niveau de ceux qui n’ont plus de centre, les conquérants). Quant à nos beaux militaires, sortits de leur manège, portant les attributs des trois piliers de la « civilisation » Art, Force et Pouvoir, pourront aller planté leur bistouquettes de totem au centre de leur petit monde giratoire bâtit sur du creux et laisser l’avenir au destin linéaire de Stella , étoile inatteignable par les nains, devenue indienne, et du déraciné,devenu pâle, condamné à renaitre. La mort peu se reposer, au moins pour un temps… Merci pour ce livre Monsieur Galvin et vivent les étoiles of course !!! N’est pas Galvin qui veut. Mathilde.

  4. Mathilde

    Bon, maintenant que je l’ai lu je peux (un peu) en parler de « ce » west terne… De sa fausse niaiserie et de son apparente loufoquerie qui vient habillé ou devrais-je dire « travestir » ,pour rester dans le ton ,le propos maintes fois éculé dans tout les films de cowboys à savoir : aménager l’espace pour en faire un lieu digne d’y accueillir la loi (celle des mecs)…Mais « ce » Galvin s’y prend d’une façon détournée, il nous parle avant tout d’un mur, the one, celui du langage, celui qu’il nous faut tous gravir sans arrêt pour ne pas mourir, à l’image de Ben radjani qui le trouve bien haut et qui pour le « faire » devra s’essayer à incarner une figure d’un autre temps, d’un autre lieu quitte à s’y briser… West terne est donc un livre qui à travers l’image nous cause du langage (tordu le mec !!). D’ailleurs le héros, celui qui après un cheminement initiatique atteindra « l’étoile » (stella en latin) : monsieur chacal savant dit « René » est celui dont le destin est inextricablement lié au langage et serra condamné par la déesse fatiguée d’un matriarcat perdu et éclopé à se réinventer en partant du plus bas(le niveau de ceux qui n’ont plus de centre, les conquérants). Quant à nos beaux militaires, sortits de leur manège, portant les attributs des trois piliers de la « civilisation » Art, Force et Pouvoir, pourront aller planté leur bistouquettes de totem au centre de leur petit monde giratoire bâtit sur du creux et laisser l’avenir au destin linéaire de Stella , étoile inatteignable par les nains, devenue indienne, et du déraciné,devenu pâle, condamné à renaitre. La mort peu se reposer, au moins pour un temps… Merci pour ce livre Monsieur Galvin et vivent les étoiles of course !!! N’est pas Galvin qui veut. Mathilde.

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