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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | March 7, 2021















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Elecboy #1

22 février 2021 |
SERIE
Elecboy
ALBUM
Naissance - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.50 €
DATE DE SORTIE
15/01/2021
EAN
2505083479
Achat :

Dans le futur, ce qui reste d’Humanité ne peut même plus imaginer qu’un jour, on a pu vivre dans l’abondance sur Terre. Ici, l’eau manque et la poussière s’infiltre partout. Et il faut vivre à l’intérieur d’un fort pour profiter d’un semblant de confort. Même si, pour cela, il faut supporter le joug d’une caste-secte violente et dégénérée. On suit Joshua, ado pas comme les autres, doué en bricolage et doté d’une force qu’il peine à maîtriser. Et qui se fait détester des puissants, car trop rebelle. Pendant ce temps, des êtres mystérieux, tels des anges destructeurs, mi-organiques mi-mécaniques, apparaissent ça et là, à la recherche de quelqu’un…

elecboy_image1Avec cet univers à la croisée de nombre d’influences SF (de Mad Max à Prometheus), qu’il porte depuis longtemps et qu’il met enfin en forme, Jaouen Salaün (Carthago Aventures, Eternum) propose une série de science-fiction à la fois classique et impressionnante. Classique dans ses thèmes, ses personnages, son décorum, son histoire – mais classique ne veut pas dire sans surprise, attention. Impressionnante par son graphisme. En effet, l’auteur développe dans de grandes cases un style ultra-réaliste qui était un peu passé de mode (on pense aux vieux Juan Gimenez, Liberatore, voire Gillon), et le pousse dans une veine expressionniste bluffante. Ce visuel puissant compose parfois les visages comme des masques et les mouvements comme des pauses de modèles figés. Mais on n’est pas dans le photo-réalisme glacial et désincarné. Avec ses hachures fines comme des lames de rasoir et ses couleurs posées comme des textures, Jaouen Salaün insuffle beaucoup de vie à ses personnages, et une vraie personnalité à son univers. Son découpage et ses cadrages sont parfaits de lisibilité, ses clairs-obscurs convaincants.

Ce premier tome d’Elecboy, sur quatre attendus, s’impose donc comme un modèle de narration en bande dessinée, au service d’une histoire qui a encore beaucoup de mystères à éclaircir, et dotée d’un graphisme léché comme on n’en voit plus guère. Et ça fait du bien.

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