Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 20, 2017

Retour en haut de page

Haut de page

8 Comments

La Bouille ***

19 juillet 2012 |

picto-critique-V3-3bouille_couvPar Troubs. Rackham, 20€, le 18 mai 2012.

Ça glougloute, ça gargouille et ça tient chaud quand il fait froid : il s’agit de la « machine », un alambic mystérieux qui produit de la gnôle — et que nous fait découvrir Troubs, dessinateur voyageur.

bouilleEn 1999-2000, il a suivi durant toute une saison (celle de la « bouille », qui va de septembre à mai) un bouilleur de cru. A savoir celui qui possède une machine à distiller l’eau-de-vie, et se déplace de commune en commune pour fabriquer de la gnôle à partir des fruits que lui donnent les clients. L’auteur a surtout recueilli les histoires — souvent drôles — qui fleurissent autour de l’alambic.

Cet habitué des carnets de voyages (Troub’s en Chine, Le Paradis…en quelque sorte sur Bornéo) change ici d’échelle et propose un voyage intérieur dans le ventre replet de la France : le Périgord, qu’il connaît bien pour y vivre depuis des années. On y croise des personnages un peu surréalistes (à moins que les vapeurs de gnôle aient troublé notre lecture…) — l’épouse du facteur, qui trucide des canards sans complexe, ou ce boutiquier malin, qui parvient à installer sa maîtresse à demeure. Usant d’un clair-obscur et d’un trait à la fois doux et précis, l’artiste réussit à donner un aspect fantomatique à des scènes se déroulant souvent la nuit ou au petit matin.

Cette succession d’anecdotes et de protagonistes pourrait paraître répétitive. C’est pourtant ainsi, par petites touches, que se tisse le portrait d’un métier en train de disparaître. Troubs ne nous épargne rien des aspects cruels et parfois misérables d’un monde rural en train de se transformer. De cet album (ici réédité) se dégage une tristesse douce, ainsi que la sensation d’appartenir au genre humain. Celui qui vous nourrit et vous abreuve, que ce soit de gnôle, de pinard ou d’histoires.

Mélanie Monroy

Achetez-le sur Fnac.com
Achetez-le sur Amazon.fr
Achetez-le sur BDFugue.com

Commentaires

  1. Laure

    Quelle est la différence entre ce livre et l’album du même nom publié par Troub’s en 2002 chez le même éditeur ? Le site de Rackham indique bien « nouvelle édition » mais vous parlez d’une saison en 2009 ça semble être une autre histoire mais que penser de l’autre bouquin alors ?

  2. Laure

    Quelle est la différence entre ce livre et l’album du même nom publié par Troub’s en 2002 chez le même éditeur ? Le site de Rackham indique bien « nouvelle édition » mais vous parlez d’une saison en 2009 ça semble être une autre histoire mais que penser de l’autre bouquin alors ?

  3. Mélanie Monroy

    Bonjour Laure,

    À part la préface d’Étienne Davodeau qui vient compléter la deuxième édition, il n’y a pas de différence entre les 2 BD.
    En revanche, il y a une belle erreur de ma part (et pas rien…10 ans !), comme quoi, les vapeurs de gnôle…

  4. Mélanie Monroy

    Bonjour Laure,

    À part la préface d’Étienne Davodeau qui vient compléter la deuxième édition, il n’y a pas de différence entre les 2 BD.
    En revanche, il y a une belle erreur de ma part (et pas rien…10 ans !), comme quoi, les vapeurs de gnôle…

  5. Laure

    Ok, je vous remercie pour cette rapide réponse. Je vais donc conserver mon ancienne édition !

  6. Laure

    Ok, je vous remercie pour cette rapide réponse. Je vais donc conserver mon ancienne édition !

  7. Selvarek

    Petite précision : Dans cette nouvelle édition, Troubs a ajouté 6 pages à la fin du livre où il raconte ce qui s’est passé depuis son reportage d’il y a 10 ans. Il y a aussi quelques dessins inédits.
    En lisant ce livre j’ai été frappé par le ton délicat et plein d’affection que Troubs utilise pour raconter la réalité (parfois, il est vrai, assez rude) qui l’entoure.

  8. Selvarek

    Petite précision : Dans cette nouvelle édition, Troubs a ajouté 6 pages à la fin du livre où il raconte ce qui s’est passé depuis son reportage d’il y a 10 ans. Il y a aussi quelques dessins inédits.
    En lisant ce livre j’ai été frappé par le ton délicat et plein d’affection que Troubs utilise pour raconter la réalité (parfois, il est vrai, assez rude) qui l’entoure.

Publiez un commentaire