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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | May 22, 2018

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Quand Wolinski ne rigole plus

8 août 2006 |

« Sans ma femme, je serais devenu gros, sale et alcoolique ». Qui parle ainsi ? Georges Wolisnki, Grand Prix d’Angoulême 2005, dans un autoportrait que vient de publier l’hebdomadaire Paris Match*. Extraits :

WOLINSKI.Georges

« Ce n’est pas forcément drôle d’être drôle. Bosc* et Chaval se sont suicidés. Je m’interroge tous les jours sur la mort. J’ai peur de la décrépitude, d’être dépendant, de porter des couches… Il faudrait mourir jeune. La vie est un brouillon qu’on ne mettra jamais au propre ».

« Un roman policier me permet de m’évader. Je m’identifie plutôt à la police, du côté de l’honnêteté, de l’ordre, car, au fond je suis très moral ! »

« On a fait 68 pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus ! Si les gens de droite et de gauche s’unissaient pour réfléchir à une meilleure société, ça irait certainement mieux car il y a des idées justes dans les deux camps. Mais ils sont perdus dans leurs luttes de pouvoir. Je ne suis d’aucun parti. Au bout d’un moment je me retire sur mon île. Qu’ils se démerdent ! »

Paris Match # 2985, du 3 au 9 août 2006.

* Dans les années 50-70, Bosc promenait son dessin fin dans toute la presse magazine, de Paris Match à Hara-Kiri en passant par Le Nouvel Obs et Minute. C’était l’époque où le dessin d’actu n’avait pas enterré le dessin d’humour. Et puis, un jour de 1973, ce désespéré qui détestait la chasse a acheté un fusil…Yves Frémion rend un bel hommage à cet artiste victime « de la pesanteur du monde » dans Papiers Nickelés 9, la revue de l’image populaire (5 euros, 4 n° : 20 euros, chèque à C.I.P., envoyer à Jacques Bisceglia, Les érables, 36 rue Picpus, 75012).

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