Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 20, 2020















Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Shino ne sait pas dire son nom

27 mai 2020 |
SERIE
Shino ne sait pas dire son nom
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
7.90 €
DATE DE SORTIE
19/03/2020

Les jours ne rentrée, ce n’est jamais facile, surtout si c’est la première année de lycée. Il faut se familiariser avec les locaux, les profs, les nouveaux camarades. Mais ce qui stresse le plus Shino, c’est de parler. Paralysée dès qu’il s’agit de répondre à quelqu’un, elle se met dans tous ses états quand elle n’arrive pas à se présenter devant sa classe – déclenchant, évidemment, l’hilarité sauvage de ses congénères qui ont tôt fait de la classer dans la case des personnes peu fréquentables. Heureusement, elle va se lier avec une autre outsider du lycée, la battante Kayo, qui joue de la guitare mais chante comme une casserole. Shino va alors surmonter ses peurs et son bégaiement en chantant à ses côtés. Mais tous les soucis ne sont pas encore derrière elle…

shino-ne-sait-pas-dire-son-nom_image1Connu pour ses séries Happiness, Les Fleurs du mal ou Les Liens du sang, Shuzo Oshimi change de registre et propose ici un one-shot d’inspiration autobiographique, comme il le révèle en postface. Lui aussi, adolescent, a été frappé de problèmes d’élocution, de bégaiement. Qui ont entraîné une forme d’isolement, puisqu’il se débrouillait pour ne pas avoir à s’exprimer en société… Ici, son héroïne Shino tombe dans une spirale de la panique, car ayant du mal à parler de manière fluide, elle ne peut supporter le regard des autres, plein de condescendance ou de mépris, surtout dans une société japonaise prônant la performance à tous niveaux. Alors, quand elle découvre qu’elle est douée pour le chant, et que son bégaiement disparaît quand elle entonne un couplet, l’espoir renaît. Un espoir fragile, car elle ne peut balayer d’un refrain les souvenirs des moqueries des uns et des autres… Mais un espoir quand même. Dans une mise en scène au rythme et aux cadrages parfaits, avec un dessin limpide et expressif, plein de personnalité, Shuzo Oshimi brosse un portrait touchant et positif – mais jamais mièvre – d’adolescents qui ne renoncent pas et tentent de surmonter leur difficulté ensemble. Une belle histoire, accessible au plus grand nombre, sur l’acceptation de soi, la tolérance et la solidarité. À mettre entre toutes les mains.

Images © Shuzo Oshimi 2013 / Ohta Publishing Co.

shino-ne-sait-pas-dire-son-nom_image2

Publiez un commentaire