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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 29, 2022















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Toutes les princesses meurent après minuit

26 août 2022 |
SERIE
Toutes les princesses meurent après minuit
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
20.50 €
DATE DE SORTIE
26/08/2022
EAN
2808205805
Achat :

toutes-les-princesses-meurent-apres-minuit_image1 Le petit Lulu a 8 ans et rêve d’histoires de princesses sauvées par de beaux chevaliers, en se voyant davantage dans la peau de la princesse délivrée par le solaire Yoyo, un copain du quartier. Sa grande soeur, elle, s’apprête à entrer au lycée, et est amoureuse d’un mec plus âgé, mais ne sent pas tout à fait prête à passer à l’étape suivante. Et en toile de fond de cette fin d’été, des parents qui se séparent et la mort de Lady Di.

Quentin Zuttion tente un exercice de style compliqué : parler de l’amour – de l’éveil aux sentiments qui font des noeuds au ventre jusqu’à la rupture d’un couple frustré, en passant par les question de l’orientation sexuelle et de la première fois – sur une unité de lieu (un pavillon anonyme) et de temps (le dernier jour d’été). De cette idée, l’auteur de La Dame blanche démontre tout son sens de la mise en scène : son découpage, ses cadrages, ses dialogues réalistes permettent une immersion aisée et une lecture très fluide. Et c’est surtout par le dessin que passe l’émotion, par des pastels vibrants et un jeu d’ombres et de contrastes très réussi. Cependant, le choix de condenser toutes ces problématiques dans une si courte histoire n’évite pas le recours à certains clichés : si on est touché par le personnage de Lulu qui peine à (s’)avouer son coup de foudre pour son ami Yoyo et souffre d’être considéré comme pas assez viril, on reste davantage froid face à celui, très banal, de la grande soeur ; la rupture parentale est, quant à elle, assez caricaturale. Traiter de trois déceptions amoureuses en si peu de place était peut-être trop ambitieux, on aurait aimé passer plus de temps avec Lulu. Et le choix du fil rouge de la mort de Diana, la princesse morte d’avoir voulu vivre son amour, paraît rétrospectivement un peu maladroit. Dommage, car il y a de l’idée dans cet album, et surtout la confirmation d’un certain talent narratif chez cet auteur à suivre.

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