Batman Prime #1
Cela faisait longtemps que DC n’avait pas relancé Batman. Depuis au moins Absolute Batman en… 2024. Mais le dernier relaunch en date, Batman Prime, confié à Matt Fraction, nous arrive auréolé d’un privilège rare : la numérotation de la série régulière a été remise à zéro, et ce n’est que la 4e fois que cela se produit en 100 ans. Une pure coquetterie d’éditeur surtout qu’ici l’intrigue prend la suite directe des péripéties survenues dans le cycle précédent. Et pourtant, force est de constater que le scénariste de Sex Criminals ou de l’excellent Hawkeye dessiné par David Aja chez Marvel, trouve immédiatement son rythme malgré les obstacles narratifs semés par ses prédécesseurs.
En effet, les cartes ont été pas mal rebattues : l’immortel Vandal Savage est à la tête de la police et s’est approprié le manoir Wayne. Jim Gordon n’est plus qu’un flic lambda et l’irremplaçable Alfred est décédé. Mais Batman, lui, n’a pas renoncé. Fraction étoffe son Gotham City de quartiers aux personnalités marqués sans diluer l’ADN de la ville. Il fait la part belle à de nouveaux antagonistes mais n’oublie pas la traditionnelle galerie de vilains. L’action est mâtinée de ce qu’il faut de drame familial, de mystère et même de romance. On ne s’ennuie pas une seconde, et les découpages impeccables de Jorge Jimenez au dessin n’y sont pas pour rien. Les bases pour une lutte foisonnante entre factions sont posées. Voilà ce qu’on appelle un (re)lancement réussi.




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