Bande dessinée
Les + du blog : « LE BAL DES CHIMERES »
23 mai 2006 | admin
PANTALONS ROUGES ET IDÉES NOIRES
« Cienzé oust, ista a poust ». « Après le 15 août, l’été est fini » dit un vieux proverbe en gavot, patois oublié des hautes Alpes. Un pays où il peut neiger dès septembre et où les moins vingt degrés sont monnaie courante. C’est dans ce paradis pour sergent instructeur sadique, à deux pas du col d’Izoard, que cantonnaient et crapahutaient les régiments de chasseurs alpins au tout début du vingtième siècle. C’était l’époque des premiers cours de skis dispensés par des officiers norvégiens. Les hommes
apprenaient à stopper leurs folles descentes en pratiquant « l’arrêt briançonnais ». Cette brillante technique consistait à se laisser tomber sur le côté. Radical.
C’était l’époque où les militaires portaient encore les pantalons rouges, pour qu’on les voie de loin.C’était avant la première grande guerre au cours de laquelle les mêmes pantalons les désigneront aux snippers allemands qui feront une hécatombe. C’était l’époque d’avant le kaki uniforme, avec ses officiers à la ceinture bien serrée et les moustaches au vent. L’époque où les femmes, épouses d’officiers ou pensionnaires du claque local, portaient corsets et guêpières, censées donner à toutes une taille de guêpe.
C’est dans ce milieu confiné qu’arrivent au fort Montdauphin, un beau jour d’août 1900, le capitaine de Saint Géraud et sa femme, Anaïs, superbe plante brune. La belle, malgré sa réserve, va déchaîner les passions de tout ce qui porte pantalon, rouge ou non, et permettre aux jeunes coqs de se livrer au sport local : séduire les nouvelles venues. Problème, si tous les hommes tombent raides dingues
« MIKROMIX »
23 mai 2006 | adminELLE EST PAS BELLE MON AFFICHE ? Qu’est-ce qu’on a pour un euro ? La nouvelle formule de Mikromix. On y trouve des BD sensuelles, de la SF, une jolie histoire commençant dans un cimetière, l’adieu à un ami. … Lire la suite
RIBERA
23 mai 2006 | adminLE CHANT DE L’IMMIGRÉ ![]()
Tous les Espagnols n’ont pas attendu la mort du Caudillo pour tenter de changer de vie. En 1954, Julio Ribera et sa femme atterrissent à Orly. Elle écrit, lui dessine. Une fois passée la découverte de la liberté – on peut voir des tas de films et siffler le Président sans que déboule la garde civile -, l’existence ne sera pas rose tous les jours. Le logement à Paris étant hors de prix (déjà), il faut s’exiler en lointaine banlieue. Sans sécurité sociale, les dessinateurs voient leurs économies fondre à la moindre hospitalisation.
CHAUVEL
22 mai 2006 | adminLE GROS REGRET DE DAVID CHAUVEL Il existe au moins une personne à qui la formidable trilogie du Seigneur des Anneaux a filé le blues : le scénariste David Chauvel qui comptait bien adapter le cycle de Tolkien en … Lire la suite
« IMAGINAIRES »
22 mai 2006 | adminMAIS Où VONT LES DOUDOUS ? Tout le monde sait que les anciennes divinités de Bretagne, Merlin, Morgane et les autres, ont disparu lorsque les hommes leur ont préféré le crucifié. Mais qu’advient-il des compagnons que se créent les enfants … Lire la suite
Festivals du 22 au 31 mai 2006
22 mai 2006 | admin– 4e festival de BD de Marles les Mines (62) les 27 et 28 mai 2006, à l’hôtel de ville. Invités : Baloo, Brazao, Coppée, Eco, Montero, Minguez, Morinière, Rypert, Tarek, Tillier, Toshy, Yigaël. 03 21 01 74 30 … Lire la suite
DETHAN
22 mai 2006 | adminHÉRITAGE DE SANG Les dames de la BD aiment les héritages sulfureux. Hier, Émilie, une jeune parisienne, se retrouvait propriétaire d’un manoir en Irlande d’où l’on accédait à un monde magique (L’Héritage d’Émilie, par Florence Magnin, 4e tome annoncé … Lire la suite
Expos du 22 au 31 mai 2006
22 mai 2006 | adminExpo Killoffer jusqu’au 27 mai 2006 à la galerie 3déstructure, 9-10 grand place de Marcinelle, b-6001 Charleroi (Belgique) (32) 71 56 09 34. news@3destructure.be
Expo Rosinski jusqu’au 31 mai 2006 à la librairie Raspoutine à Lausanne autour de … Lire la suite
LES SOUVENIRS DE PAUL GILLON 5/5
22 mai 2006 | admin
« J’OUVRE PARFOIS DES PORTES SANS OSER LES FRANCHIR »
Comment naît une histoire des Naufragés du temps ?
Je remplis des cahiers de notes, de situations, de bribes de dialogues drôles, significatifs ou riches de promesses. Je fais des croquis d’ambiance, de personnages. J’accumule. Petit à petit, un récit prend forme, avec juste quelques grandes lignes et beaucoup de flou. Je tiens beaucoup au flou à ce niveau-là. Ça permettait ensuite d’intégrer des tas de choses. Je dépose le tout dans un coin et n’y pense plus pendant trois ou six mois. Et puis un jour la nécessité fait loi… Il faut s’y remettre. Je m’enferme dans mon bureau, ou bien je vais me promener dans le parc. Là, je me force à penser à tout ce que j’ai accumulé. Il y a des croquis mentaux qui m’apparaissent, des réflexions qui me viennent. J’essaye de m’imbiber de mes personnages, de me mettre à leur place, de vivre leurs réactions. Il me vient des mots, des phrases, des douleurs parfois inexprimables. Le problème est de les exprimer, de trouver les mots qu’il faut.![]()
Comment se passe la cohabitation Gillon scénariste – Gillon dessinateur ?
Quand la totalité des pages est réalisée sous forme de croquis et dialogues d’une façon très schématique, je passe à l’exécution.


