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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 9, 2019















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Crossroads

26 mars 2019 |
SERIE
Crossroads
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
19.99 €
DATE DE SORTIE
20/02/2019
EAN
2413011188
Achat :

Quand Paco Roca, l’auteur des excellents La Nueve ou La Maison, décide de s’intéresser à la musique, il le fait, comme pour ses autres projets : à fond. Pour ce faire, il passe des heures à discuter avec son ami José Manuel Casañ, le leader du groupe Seguridad Social – bien connu en Espagne. Il échangent autour de l’histoire des musiques rock et latino – leurs racines blues et méditerranéennes, notamment – et du quotidien d’un musicien professionnel. De ces palabres naît l’idée de faire un livre ensemble, autour du prochain album du groupe. Mais, en miroir, Paco évoque son travail d’auteur de BD, et des doutes se font jour quant à la forme de cet hypothétique livre qui n’avance pas…

crossroads-image21 Pour Les Ignorants, Étienne Davodeau avait bâti son album sur l’échange entre un auteur de BD et un vigneron autour de leur métier respectif. Paco Roca développe un peu la même idée autour de la musique. Au fil d’anecdotes sur le rock et le punk en Espagne au tournant des années 80, et d’analyses passionnantes de ce milieu par un artiste qui a beaucoup de recul sur son art et sa pratique, on apprend énormément de choses. Mais que la mise en scène est laborieuse ! L’auteur enchaîne ainsi les longues séquences de dialogues entre les deux personnages (lui et son ami chanteur) dans un studio d’enregistrement, entrecoupées de quelques saynètes de souvenirs et des chansons illustrées. Ce qui produit un effet de ronronnement immédiat, renforcé par l’abondance du texte – on profite très peu de la ligne claire légère et très accessible de Roca. Là où Davodeau avait multiplié les efforts pour alléger ses bulles et produire des cases aux angles variés, le dessinateur espagnol se retrouve vite enfermé dans son système.

Si l’on grignote par petites touches ce long album de près de 160 pages, on parviendra à en conserver le meilleur – le fond du discours. Si l’on tente de tout lire d’une traite, il est fort à parier que le volume tombera plusieurs fois des mains. Et qu’on se ruera plutôt sur le net pour écouter Seguridad Social !

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