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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 21, 2021















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L’Échelle de Richter

12 octobre 2021 |
SERIE
L'Échelle de Richter
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
29 €
DATE DE SORTIE
08/09/2021
EAN
2075148414
Achat :

lechelle-de-richter_image1Le corps d’une femme est retrouvé dans la chambre d’un hôtel miteux. Une mule, de toute évidence, qui revenait de Guyane le bide chargé de poches de drogue. Autour de ce sordide fait divers vont tourner plusieurs hommes, meurtris par la vie, à différents degrés. Laurent, le policier qui s’occupe de sa mère mourante. Ruben, qui n’a pas percé dans le rap et vend désormais des lave-linge. J.O., petit voyou dans le pétrin. Karl, ex-toxico au quotidien désespérément morne, qui n’a plus rien à perdre. Et une femme, aussi, Noémie, aspirante comédienne qui aurait préféré démarrer sur les planches plutôt que dans une reconstitution de scène de crime…

Au départ de cette histoire, il y a un scénario de film, qui ne s’est pas (encore) fait. On le sent, dans le soin apporté au rythme intérieur à chacune des séquences, dans la construction globale façon film choral, et dans la finesse d’écriture des dialogues. Mais Luc Desportes et Raphaël Frydman ont vraiment trouvé, au-delà leur découpage filmique et de leur story-board, une vraie grammaire de bande dessinée, pour produire un récit fluide, qui privilégie l’émotion à l’action, porté par de petits dessins réalistes au trait fin et jeté, rehaussé d’un léger lavis, qui vivent dans la page hors de tout carcan de case.

On passe du temps au plus près de chacun des personnages, gueules cassées du Paris d’aujourd’hui, qui tournent autour de l’économie souterraine ou du crime organisé, parfois par hasard, parfois d’assez loin, parfois les deux pieds dedans. Et on finit par s’attacher à chacun d’eux, même aux plus losers, aux plus bas de plafond, sauf un peut-être, mais n’en disons pas plus. À tel point qu’on aimerait mieux les connaître, aller plus loin que ce portrait fugace. Mais le livre compte déjà près de 500 pages, et l’enquête devait aller à son terme. C’est toute la réussite de ce faux polar empathique : avoir réussi à dépasser le cadre du récit policier pour revenir au plus près du destin singulier et réaliste de chacun de ses acteurs.

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