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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 24, 2020















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Petite revue de presse #47

26 février 2010 |

Au menu cette semaine : Tintin, Le Prisonnier, Angoulême, San Diego, Hicksville, Florence Cestac et Joe Sacco.

rp47_spielberg_tintinEn attendant Tintin

Alors que le premier volet de la trilogie ciné Tintin est attendu pour 2011, son réalisateur Steven Spielberg a fait part de son enthousiasme au Los Angeles Times. Notamment du tournage en motion-capture, avec des acteurs bardés de capteurs, dans un décor virtuel. « J’ai adoré ça. Cela m’a permis de me prendre pour un peintre comme jamais auparavant. (…) Cette technologie demande vraiment de peindre dans un univers virtuel, et permet de gérer ses plans et ses acteurs avec une manette à peine trois fois plus grosse que celle d’une Xbox. »

Le Prisonnier, aussi enfermé en BD

rp47_prisonnier_kirbyAlors que la série télé culte Le Prisonnier vient de connaître un reboot contesté, actuellement diffusé sur Canal+, Olivier Delcroix évoque sur son blog son amour pour ce feuilleton et ses adaptations en bandes dessinées. Marvel a – évidemment – lancé des comics directement adaptées de la nouvelle série, mais Jack Kirby s’était déjà approprié le monde de Patrick McGoohan dès la fin des années 60. Ça a autrement plus de gueule que la version moderne… Bande dessinée mise à part, pour une fois, et si on veut en savoir plus sur le nouveau Prisonnier, on se reportera à l’excellent magazine Générique(s) qui lui consacre la couverture de son numéro de janvier-février.

Angoulême, un conflit en chasse un autre

Alors que les tensions entre la municipalité et le Festival d’Angoulême sont pour l’instant apaisées, La Charente libre évoque désormais des « enjeux de pouvoir » qui viennent complexifier l’organisation et le financement de la manifestation. « Qui organisera l’édition 2011 du Festival international de la BD ? Neuvième Art + est a priori tranquille jusqu’en 2017. A priori. L’Association du festival de la BD, propriétaire de l’événement, a confié pour dix ans l’organisation à la société privée de Franck Bondoux. Mais celle-ci doit signer une nouvelle convention pour obtenir les subventions des collectivités. Qui semblent vouloir reprendre la main, via la Cité de la bande dessinée et de l’image (Cibdi) qu’elles financent totalement. » rp47_angoulemeSi un rapprochement des acteurs semblent naturel, pour une meilleure coordination et une baisse des coûts généraux de fonctionnement, une absorption du Festival par la Cité semble inconcevable par les organisateurs du FIBD, qui voient dans cette démarche une simple manière de donner du sens à une Cité qui en manque, et une façon de tirer la couverture à elle. On a pas fini de négocier sur les bords de la Charente…

Et si le Comic-Con quittait San Diego ?

rp47_comic_conAlors que certains évoquent régulièrement le départ du Festival d’Angoulême vers d’autres contrées poitevines plus accueillantes, la rumeur d’une relocalisation du Comic-Con de San Diego, l’incontournable convention de comics aux États-Unis, se fait pressante. En effet, la ville californienne d’Anaheim (banlieue de Los Angeles où se situe le parc Disneyland) se serait portée candidate à l’accueil du gigantesque salon. Selon Empire et le blog Heat Vision du Hollywood Reporter, la question de la croissance de ce festival, qui accueille désormais bien plus que des vendeurs et des auteurs de comics (le cinéma et les chaînes de télé s’y sont bien installés), est au centre des débats. Car les capacités d’accueil de San Diego semblent avoir atteint leurs limites et d’autres villes – comme Anaheim, Los Angeles ou Las Vegas – veulent faire valoir leurs atouts : plus de chambres d’hôtels, plus de place, et pour moins cher… « Si vous avez atteint un palier dans votre croissance et que vous ne pouvez plus vous développer, il faut alors regarder vers l’avenir », a déclaré le patron des congrès et conventions d’Anaheim. De son côté, les organisateurs du Comic-Con, en contrat avec le Convention Centre de San Diego jusqu’en 2012, n’écartent pas l’idée d’un changement de lieu : « Nous aimons San Diego, a affirmé David Glanzer, porte-parole du Comic-Con. La plupart des organisateurs du salon vivent ici. Mais notre décision doit être fondée sur ce qui est le mieux pour l’événement. » La croissance à tout prix ?

rp47_hicksvilleRetour à Hicksville

Publiée au début des années 2000 en France par L’Association, Hicksville est une plus belles bandes dessinées de ces dix dernières années – et un de mes livres préférés. Oeuvre du Néo-Zélandais Dylan Horrocks, elle imagine une petite ville de campagne entièrement dévouée à la BD, et qui porte en elle légendes et secrets intimes. L’auteur évoque pour Publisher’s Weekly son travail sur son chef d’oeuvre, à l’occasion de sa nouvelle édition américaine pour laquelle il a dû écrire une nouvelle introduction. Ce qui n’a pas été évident du tout, car il n’a pas vécu que des bonnes années depuis ce livre : « Environ un an après la sortie de Hicksville, j’ai commencé à travaillé pour DC Comics. J’ai d’abord écrit pendant deux ans une série intitulée Hunter: The Age of Magic pour Vertigo, puis je me suis attaqué à l’écriture mensuelle de Batgirl durant un an et demi. C’était fascinant d’être à l’intérieur de l’industrie de la BD mainstream, et j’ai travaillé avec des gens formidables. Mais cela s’est avéré néfaste pour moi en tant qu’auteur et artiste, et pendant un long moment, j’ai éprouvé les plus grandes difficultés à écrire ou dessiner quoi que ce soit. Pendant quelques années, j’ai été plutôt déprimé. »

Cestac en sons et images

Florence Cestac était l’invitée de la chronique Femmes d’exception sur France Info dimanche dernier. Un entretien filmé d’une dizaine de minutes pour revenir tranquillement sur la carrière de l’auteure du Démon de midi et de La Véritable Histoire de Futuropolis.



rp47_saccoLa phrase de la semaine

Elle est signée Joe Sacco, dans un entretien aux Inrocks, qui complète avantageusement celui qu’il nous a donné à la sortie de son magistral Gaza 1956 – En marge de l’Histoire. L’auteur explique ne pas vouloir glorifier la violence, mais ressentir la nécessité de montrer ce que les gens ont vu. « Pour Gaza 1956, je me suis effectivement posé la question car les événements sont particulièrement violents. J’ai montré les choses telles qu’elles sont, en essayant de ne pas faire du spectaculaire. Je sais que c’est dur à lire, c’est dur aussi à dessiner. »

Images © DR / Marvel / Horrocks – Drawn+Quarterly /Michael Tierney

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