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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 23, 2018















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Ted drôle de coco

28 août 2018 |
SERIE
Ted drôle de coco
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
17 €
DATE DE SORTIE
20/08/2018
EAN
2889230708
Achat :

ted_image1Ah, ça, c’est un drôle de coco, Ted ! Doté d’une mémoire phénoménale mais d’aucun second degré, il mène une vie ultra-réglée de bibliothécaire, rythmée par des horaires fixes et des rituels immuables : lever, petit-déjeuner-céréales, métro (mais toujours à la même place), travail, burger-frites-coca à midi, télé et plat tout prêt le soir. Et si quelque chose change, c’est la cata. Alors quand sa ligne de métro est fermée 15 jours pour travaux, Ted déraille. Virée en scooter, accident, tentative de suicide, internement…

Ted est autiste Asperger. Il peut vivre seul, mais la moindre contrariété l’angoisse terriblement. Sans filtre et sans fard, il est globalement inadapté aux relations humaines en société, car il dit tout ce qu’il pense, ne perçoit pas l’ironie ou les suggestions. Il a aussi des soucis d’hygiène et des obsessions. Mais il n’est ni fou, ni handicapé (ou des relations sociales sans doute). Ce grand gugus est inspiré du frère de l’auteure, « un ovni aux grandes jambes qui adore le canard à l’orange et tous les trampolines du monde », un grand taiseux diagnostiqué sur le tard. Le genre d’ado renfermé et à côté de la plaque qui fut la cible parfaite des coups et de la mesquinerie dans le cadre scolaire. Dans cet album aux couleurs pop, tout en lignes élastiques assez sixties, Émilie Gleason décrit un être touchant et attachant, inadapté la plupart du temps, mais par fulgurances génial et drôle. La force de son récit est de se détacher de son propre vécu familial et de bâtir une fiction aux ressorts dramatiques solides – d’abord la vie normale, puis l’élément déclencheur, enfin l’internement dans une structure peu adaptée, la prise de médicaments en masse, le déchirement des proches – pour mieux évoquer les personnes victimes de syndrome étrange et mal connu. Et au final, de brosser un portrait sensible et juste, jamais sombre ni mièvre, d’un grand garçon qui ne trouvera jamais vraiment sa place dans notre monde.

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