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Festival d’Angoulême : trois nouveaux responsables artistiques

17 juin 2020 |

Alors que Stéphane Beaujean, le directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, a quitté son poste au début du printemps pour devenir éditeur chez Dupuis, le FIBD vient d’annoncer ses remplaçants : un trio composé de Sonia Déchamps, Frédéric Felder et Stéphane Ferrand.

Après le départ de Benoît Mouchart de la direction artistique du Festival d’Angoulême en 2013, c’est déjà un triumvirat qui avait pris en charge la programmation de l’événement – Ezilda Tribot, Nicolas Finet et Stéphane Beaujean. Ce dernier avait ensuite fini par incarner seul, et avec talent, le FIBD. Jusqu’à cette édition 2020. La prochaine sera donc menée par trois personnalités déjà familières du festival.

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Sonia Déchamps, Fred Felder (en haut) et Stéphane Ferrand (en bas). Photos DR et © Benjamin Gil

Sonia Déchamps, 33 ans, journaliste pour France Culture et Le Monde des ados, éditrice pour Rivages, initiatrice des Jeudis de la BD à la Bpi du Centre Pompidou, sera responsable artistique pour le domaine de la jeunesse. Elle travaillait déjà pour le FIBD en animant la webTV depuis deux ans, et en assurant la programmation du quartier BD-ciné-séries. Elle a aussi écrit Sumographie avec David Prudhomme.

Pour assurer la responsabilité artistique dans le domaine de la bande dessinée francophone, on retrouve Frédéric Felder, 50 ans. Scénariste (Pire Ouvrier de France, Melo Bielo, Muerto Kid), artiste plasticien, rédacteur en chef de la revue de bandes dessinées Ferraille, proche des Requins Marteaux et de Groland, commissaire d’expo, on le connaît aussi sous le nom de son personnage de Franky Baloney (vu par exemple dans le Villemolle 81 de Winshluss). Il était apparu plusieurs fois sur la scène du FIBD pour animer de son humour féroce plusieurs soirées et cérémonies.

Côté mangas et Asie, c’est Stéphane Ferrand, 49 ans, qui prend en charge la responsabilité artistique. Déjà aux commandes de Manga City, l’espace dédié aux mangas lors du festival depuis deux ans, celui qui fut directeur éditorial de Glénat Manga durant huit ans, puis a lancé le label Vega avec le groupe Steinkis voilà deux ans, s’investira donc encore davantage dans la programmation asiatique, de très haut niveau sous l’ère Stéphane Beaujean, du FIBD.

Concernant les autres champs et territoires (on pense aux comics notamment), le nouveau comité artistique indique qu’il recourra à des experts, pour assurer des commissariats d’exposition ou des travaux d’études ou de rédaction.

« Cartographier chaque année la diversité du médium bande dessinée en traitant de ses évolutions majeures, sur un plan narratif et dans les relations qu’il peut entretenir avec d’autres formes d’expression artistique, prendre en compte l’évolution de ses modes de diffusions et offrir une forme de médiation adaptée à chacun des publics du 9e art, sont autant d’axes qui représentent aussi les priorités du Festival », insiste le communiqué du FIBD. Avant d’annoncer qu’il « va dialoguer avec les pouvoirs publics et les différents acteurs de la chaîne du livre de bande dessinée afin d’envisager comment l’événement peut, conformément à sa vocation originelle, servir au mieux la cause du 9e Art dans toutes ses dimensions, culturelle, sociale et économique ». Et d’en appeler à « la solidarité nécessaire entre tous, secteur public et privé confondu ».

À l’heure où les auteurs attendent toujours des réponses claires et des avancées réelles concernant leur statut, où les événements d’ampleur tels que les salons ne sont encore pas certains de pouvoir se dérouler comme avant, en raison de la pandémie, le FIBD s’engage donc avec prudence et mesure dans une édition 2021 qui devrait assurer une forme de continuité avec les années précédentes.

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