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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 21, 2017

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Guide Sublime

3 juillet 2015 |
SERIE
Guide Sublime
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.99 €
DATE DE SORTIE
26/05/2015
EAN
2205073877
Achat :

guide_sublime_imageLa moustache fière, le regard droit, l’œil inquisiteur, Guide Sublime règne en despote millénaire sur son territoire où le port du poil sous le nez est « Oplikatoire ?!?! ». Mais pas seulement : les femmes doivent aussi porter la frange et gare aux réfractaires, les punitions sont légion : exécutions, déportations ou pogroms de « pétashenoks »… Méchant, nerveux, hypocondriaque, Guide Sublime, submergé par les tâches, peine à se détendre quand il n’effraie pas ses sbires : l’obséquieux conseiller Plonk ou encore Goémon, chef de la Popo (entendre police politique). Le peuple l’adule même si la famine gronde…

Guide Sublime est un peu le pot-pourri des dictateurs du XXe siècle sous la forme d’une parodie d’autocrate zélé. Qui est ciblé ? Hitler, Staline, Kadhafi ? Qu’importe, sous un autre angle, il pourrait tout aussi bien s’agir du Chaplin du Dictateur car Fabrice Erre (Une année au lycée…) manie et exploite la caricature jusqu’au point de rupture, à la limite entre l’absurde et le réel, donnant toujours plus de subtilité à un ton pour le moins outrancier. L’auteur enfile ainsi les gags comme des perles à raison de quatre cases par page pour une dizaine de planches en moyenne, sondant les réactions hirsutes, débiles, gênées ou effrayées des acteurs, dessinés en gros plan serré avec des tronches ahuries. Cruel, timbré et cynique, le dictateur gesticule bêtement devant un fond immobile et décati, vert, bleu ou gris, seulement animé par l’hystérie des comportements que révèlent des bulles ou nuages de postillons qui mangent la moitié des cases. On aurait pu se lasser de ce déferlement tyrannique poussé à l’excès. En fait, on s’en amuse plutôt jusqu’au premier tiers de l’album avant de comprendre que le ressort comique risque de s’éroder. Car le bémol de Guide Sublime réside moins dans le parti-pris expressif que dans le systématisme des scènes, trop répétitives à la longue et peinant à donner du souffle à ce SublimeLand. Donc gare à l’indigestion, mieux vaut morceler pour en tirer toute l’absurdité comique…

 

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