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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 16, 2017

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6 Comments

LES + DU BLOG : Angoulême

21 décembre 2006 |

Marie LeblonFAUVE QUI PEUT !
Trondheim avait promis que sa présidence au festival d’Angoulême allait «foutre le boxon». Si Leclerc est toujours partenaire du rendez-vous de la BD, les prix attribués aux albums de l’année ont été singulièrement bousculés. Les sept catégories qui récompensaient le meilleur album, dessin, scénario etc, sont réduites à trois. Le meilleur album, la BD patrimoine et six «essentiels» (dont un labellisé «révélation») seront récompensés par une statuette dessinée par le président 2007 himself ! La nouvelle mascotte rappelle un des premiers héros du neuvième art, Félix le chat, au pelage modernisé. Marie Leblon, sculptrice confirmée de para-BD, modèle le félin trophée, sauvagement nommé le Fauve !

Commentaires

  1. angus

    Réel changement ou début de la fin pour Angoulême?
    Depuis 1999 et l’extraordinaire mise en scène de Boucq dans les rues de la ville, les différents présidents successifs ont été plus que discrets sinon totalement absents (Crumb en 2000) ou très décevants (Schuiten et Peeters en 2003). On s’attendait en 2007 et la présidence de Trondheim à un réel renouveau du festival. Néanmoins, le 3ème changement de site en 3 ans, et surtout son éloignement en 2007 du centre-ville n’augurent rien de bon.
    Les changements des prix attribués aux albums ainsi que la nouvelle mascotte (sorte de Félix le Chat….??) semblent être des plâtres posés sur une jambe de bois à défaut d’être un véritable coup de fouet.
    J’espère de tout coeur me tromper.
    Rendez-vous en février….
    Mr Vidal, un avis objectif sur l’évolution du festival?

  2. angus

    Réel changement ou début de la fin pour Angoulême?
    Depuis 1999 et l’extraordinaire mise en scène de Boucq dans les rues de la ville, les différents présidents successifs ont été plus que discrets sinon totalement absents (Crumb en 2000) ou très décevants (Schuiten et Peeters en 2003). On s’attendait en 2007 et la présidence de Trondheim à un réel renouveau du festival. Néanmoins, le 3ème changement de site en 3 ans, et surtout son éloignement en 2007 du centre-ville n’augurent rien de bon.
    Les changements des prix attribués aux albums ainsi que la nouvelle mascotte (sorte de Félix le Chat….??) semblent être des plâtres posés sur une jambe de bois à défaut d’être un véritable coup de fouet.
    J’espère de tout coeur me tromper.
    Rendez-vous en février….
    Mr Vidal, un avis objectif sur l’évolution du festival?

  3. Angus,

    Concernant les présidences successives, on ne peut que constater qu’elles ont eu des effets très variés sur le Festival International de la Bande Dessinée (FIBD). Avec Crumb, sûr que c’était le pompon ! Médiatiquement, le personnage était aux abonnés absents ; même l’affiche de l’époque avait pris des teintes mortuaires : des mauves du meilleur goût pour un enterrement des plus classieuses… Le Festival a rebondi.
    La présidence de Zep, succédant à Loisel, a redonné un coup de fouet au prestige de la fonction. C’est avec Zep que sont apparus les concerts de musique ; initiative plutôt sympa et innovante.
    Ces éditions se déroulaient dans le centre ville d’Angoulême. L’année dernière, le Champ de Mars était en travaux. Pour ceux qui l’ignorent, cette place située à l’est de la vieille ville accueillaient traditionnellement l’ensemble des éditeurs. Puisque ces travaux devaient être achevés l’année suivante, la ville avait choisi en 2006 de monter des espaces sur pilotis tout autour de l’Hôtel de ville. Expérience coûteuse censée palier à une carence provisoire. Pas de pot, la neige est tombée drue pendant le week-end rendant périlleux l’accès à la ville. Une fréquentation en baisse, des coûts à la hausse : le bilan du Festival a vécu une sale année.
    En 2007, tout devait rentrer dans l’ordre. La dalle des travaux du Champ de Mars étant bien sèche, les éditeurs espéraient retrouver leurs pénates. Pas de pot, les travaux effectués ont réduit considérablement la surface utilisable par le festival (notamment –si j’ai bien compris- pour des raisons d’espaces de sécurité). On peut s’étonner que personne au sein de la Mairie d’Angoulême ou parmi la direction du Festival ne s’en soit inquiété plus tôt. Mais c’est ainsi. Et la surface disponible ne suffit pas à regrouper les éditeurs (qui exigent de rester à proximité les uns des autres).
    Le Festival n’a d’autre solution que de délocaliser la manifestation.
    Laissons sa chance à cette édition 2007. Le nouvel espace est plus grand et sûrement plus fonctionnel. Mais il n’est plus dans le centre historique de la ville, et c’était là l’une des spécificités sympathiques de ce festival.
    Une chose est certaine, le Festival à Angoulême a atteint son maximum en termes de capacité d’accueil. Il ne faut plus attendre de croissance sur sa fréquentation au risque de le faire exploser. Pour l’avenir, les organisateurs sont confrontés à des choix délicats. Pour répondre aux attentes des éditeurs, le FIBD, s’il veut continuer à croître, ne pourra probablement pas le faire en restant à Angoulême. Mais l’implication financière de la ville et de la région n’a rien d’anecdotique dans les comptes du FIBD. Pour lâcher Angoulême, il faut s’assurer qu’une nouvelle ville hôte offre les mêmes investissements. Comme je le proposais malicieusement dans le BDédito du mois dernier, le FIBD, sans quitter la région, pourrait s’installer dans la plus belle ville du monde : La Rochelle.
    Nettement moins glamour, le Futuroscope offre une sérieuse capacité d’accueil mais je ne suis pas certain que ce soit l’environnement idéal pour une manifestation qui souhaite garder une apparence conviviale.
    Reste la solution de contenir le Festival pour le laisser à Angoulême.
    Mais si la bande dessinée démontre qu’elle a la capacité de générer une manifestation plus importante encore qu’Angoulême, nulle doute que quelqu’un s’attaquera un jour aux hauts remparts d’Angoulême. Paris-BD s’est soldé par un échec, la Fête de la BD est une bulle vide, la prochaine tentative pourrait être la bonne…

    Frédéric Vidal

    (Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, je suis Rochelais !)

  4. Angus,

    Concernant les présidences successives, on ne peut que constater qu’elles ont eu des effets très variés sur le Festival International de la Bande Dessinée (FIBD). Avec Crumb, sûr que c’était le pompon ! Médiatiquement, le personnage était aux abonnés absents ; même l’affiche de l’époque avait pris des teintes mortuaires : des mauves du meilleur goût pour un enterrement des plus classieuses… Le Festival a rebondi.
    La présidence de Zep, succédant à Loisel, a redonné un coup de fouet au prestige de la fonction. C’est avec Zep que sont apparus les concerts de musique ; initiative plutôt sympa et innovante.
    Ces éditions se déroulaient dans le centre ville d’Angoulême. L’année dernière, le Champ de Mars était en travaux. Pour ceux qui l’ignorent, cette place située à l’est de la vieille ville accueillaient traditionnellement l’ensemble des éditeurs. Puisque ces travaux devaient être achevés l’année suivante, la ville avait choisi en 2006 de monter des espaces sur pilotis tout autour de l’Hôtel de ville. Expérience coûteuse censée palier à une carence provisoire. Pas de pot, la neige est tombée drue pendant le week-end rendant périlleux l’accès à la ville. Une fréquentation en baisse, des coûts à la hausse : le bilan du Festival a vécu une sale année.
    En 2007, tout devait rentrer dans l’ordre. La dalle des travaux du Champ de Mars étant bien sèche, les éditeurs espéraient retrouver leurs pénates. Pas de pot, les travaux effectués ont réduit considérablement la surface utilisable par le festival (notamment –si j’ai bien compris- pour des raisons d’espaces de sécurité). On peut s’étonner que personne au sein de la Mairie d’Angoulême ou parmi la direction du Festival ne s’en soit inquiété plus tôt. Mais c’est ainsi. Et la surface disponible ne suffit pas à regrouper les éditeurs (qui exigent de rester à proximité les uns des autres).
    Le Festival n’a d’autre solution que de délocaliser la manifestation.
    Laissons sa chance à cette édition 2007. Le nouvel espace est plus grand et sûrement plus fonctionnel. Mais il n’est plus dans le centre historique de la ville, et c’était là l’une des spécificités sympathiques de ce festival.
    Une chose est certaine, le Festival à Angoulême a atteint son maximum en termes de capacité d’accueil. Il ne faut plus attendre de croissance sur sa fréquentation au risque de le faire exploser. Pour l’avenir, les organisateurs sont confrontés à des choix délicats. Pour répondre aux attentes des éditeurs, le FIBD, s’il veut continuer à croître, ne pourra probablement pas le faire en restant à Angoulême. Mais l’implication financière de la ville et de la région n’a rien d’anecdotique dans les comptes du FIBD. Pour lâcher Angoulême, il faut s’assurer qu’une nouvelle ville hôte offre les mêmes investissements. Comme je le proposais malicieusement dans le BDédito du mois dernier, le FIBD, sans quitter la région, pourrait s’installer dans la plus belle ville du monde : La Rochelle.
    Nettement moins glamour, le Futuroscope offre une sérieuse capacité d’accueil mais je ne suis pas certain que ce soit l’environnement idéal pour une manifestation qui souhaite garder une apparence conviviale.
    Reste la solution de contenir le Festival pour le laisser à Angoulême.
    Mais si la bande dessinée démontre qu’elle a la capacité de générer une manifestation plus importante encore qu’Angoulême, nulle doute que quelqu’un s’attaquera un jour aux hauts remparts d’Angoulême. Paris-BD s’est soldé par un échec, la Fête de la BD est une bulle vide, la prochaine tentative pourrait être la bonne…

    Frédéric Vidal

    (Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, je suis Rochelais !)

  5. angus

    Merci pour votre réponse très complète et détaillée.
    Je me demande d’ailleurs si les prochaines échéances électorales (législatives en 2007 et surtout municipales en 2008) ne vont pas peser très lourd sur un possible changement de site. N’oublions pas que Ségolène Royal est présidente de la Région Poitou-Charentes…
    En attendant, meilleurs voeux de réussite pour toute l’équipe de Bo-Doï en 2007 et surtout un bon festival d’Angoulême.
    Il y fera surement plus frais qu’à Solliès, n’est ce pas Mr Vidal?

  6. angus

    Merci pour votre réponse très complète et détaillée.
    Je me demande d’ailleurs si les prochaines échéances électorales (législatives en 2007 et surtout municipales en 2008) ne vont pas peser très lourd sur un possible changement de site. N’oublions pas que Ségolène Royal est présidente de la Région Poitou-Charentes…
    En attendant, meilleurs voeux de réussite pour toute l’équipe de Bo-Doï en 2007 et surtout un bon festival d’Angoulême.
    Il y fera surement plus frais qu’à Solliès, n’est ce pas Mr Vidal?

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