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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 23, 2017

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6 Comments

Lucky Luke: le film qui navre plus vite que son ombre

21 octobre 2009 |

Le monde de papier de Lucky Luke s’est déjà retrouvé sur grand écran à plusieurs reprises (le film avec Terrence Hill, Les Dalton avec Eric et Ramzy…), mais aucune de ces transpositions n’est vraiment restée dans les mémoires. On comptait sur la version de James Huth, avec le très bankable Jean Dujardin, pour réparer les errances du passé. C’est raté.

lucky_luke2Pourtant, les premières minutes laissaient entrevoir un parti-pris intéressant et un humour dynamique. Le parti-pris, la colonne vertébrale du film, l’obsession de son réalisateur: pourquoi Lucky Luke ne tue-t-il jamais personne et quelles conséquences cela peut-il avoir sur sa lutte contre les criminels ? Le film commence ainsi avec le traumatisme d’enfance du jeune John Luke, baptisé Lucky après avoir échappé aux bandits qui ont tué ses parents. Ensuite, on retrouve un cow-boy viril, au sourire ironique et à la mèche folle, en train de se faire une place dans le bureau-sur-rail du président des États-Unis, encombré d’un épais nuage de fumée. Lucky se roule méticuleusement un clope et lance: « Qui veut une cigarette? » À quoi un notable répond: « Toujours pas repris, Lucky? » Et ce dernier de balancer, désignant une petite vignette de cuir à tête d’Indien: « Non, j’ai mon A-Patch! » Fort de ce début d’une qualité raisonnable et doté d’une bonne blague, on pouvait commencer à croire en la capacité de James Huth à accoler son propre univers à celui de Morris et Goscinny. Les minutes suivantes montreront le contraire.

lucky_luke4Hélas, où Alain Chabat avait réussi le pari de développer son propre imaginaire comique dans Astérix et Cléopâtre, rendant ainsi un hommage épatant à la série de Goscinny et Uderzo, James Huth peine à imposer une vision personnelle à son film. Et, malgré des angles de vue décalés, le réalisateur de Brice de Nice semble simplement offrir sa caméra à un nouveau numéro de Jean Dujardin. Le comédien cabotine ainsi tout son saoul, avec un jeu encore moins subtil que dans OSS 117, mais avec les mêmes postures, mimiques et vannes débiles.

Et tous les comédiens sont au diapason. Michaël Youn, dans le rôle d’un Billy the Kid zozotant, fait du Michaël Youn (les fans apprécieront). Daniel Prévost fait du Prévost, même s’il parvient à maintenir un vrai regard inquiétant sous le chapeau de Pat Poker. Sylvie Testud ne s’en sort pas mal en Calamity Jane, la bouche pleine d’insultes. Alexandra Lamy peine à convaincre en Belle Star (pas assez fatale, sans doute –  surtout quand elle chante en playback d’une voix qui ne lui ressemble pas du tout). Et Melvil Poupaud – alias Jesse James – laisse songeur, avec sa voix caverneuse déclamant du Shakespeare…

lucky_luke3

Au-delà des performances d’acteurs, ce sont bien l’humour et le rythme qui anéantissent cet « hommage » à Lucky Luke, pour utiliser un mot auquel tient James Huth. Car chaque passage comique est annoncé avec de gros sabots (changement de rythme du montage, multiplication des gros plans…), du genre: attention, tenez-vous bien, on va faire une blague. Et quand celle-ci arrive, elle est si plate ou  commune par rapport à l’attente suscitée  qu’elle n’arrache pas même un sourire. Le comique est ainsi essentiellement visuel: on observe Lucky qui dort avec son cheval, qui retire ses bottes pour la première fois depuis des années, qui distribue des baffes; mais aussi Billy the Kid et ses pistolets à eau; ou encore toutes les séquences de fusillade qui finissent bien… Et comme tout ressort comique lorsqu’il est trop répété, il lasse. On aurait aimé un peu plus de dialogues piquants et un peu moins de Jean Dujardin.

La déception est d’autant plus grande que les moyens sont là (décors superbes, effets spéciaux…), et que visiblement James Huth a tenté de ne pas adapter bêtement une série BD qu’il maîtrise. Mais emprunter le chemin de la comédie western est éreintant et semé d’embûches. Et, au bout de 1h44 de film, on ne peut que constater qu’il est tombé dans tous les pièges tendus, et que son film ne constitue qu’une navrante et lourdingue farce française de plus.



lucky_luke_affiche_________________________________________________

Luky Luke.
Par James Huth, d’après la bande dessinée de Morris et Goscinny.
Avec Jean Dujardin, Sylvie Testud, Michaël Youn, Melvil Poupaud, Daniel Prévost, Alexandra Lamy, Jean-François Balmer…
1h44. En salles le 21 octobre 2009.

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Commentaires

  1. Jean Latuelle

    J’ai vu ce Lucky Luke et il est navrant ! Y’ en a marre des adaptations pourries ! Les réalisateurs disposent de chefs d’ œuvres auxquels ils tentent d’adjoindre leur misérable patte, ce qui fait tout tomber à l’eau ! Messieurs, faites comme Chabat, choisissez d’adapter des œuvres qui vous RESSEMBLENT vraiment !

  2. Jean Latuelle

    J’ai vu ce Lucky Luke et il est navrant ! Y’ en a marre des adaptations pourries ! Les réalisateurs disposent de chefs d’ œuvres auxquels ils tentent d’adjoindre leur misérable patte, ce qui fait tout tomber à l’eau ! Messieurs, faites comme Chabat, choisissez d’adapter des œuvres qui vous RESSEMBLENT vraiment !

  3. François Pincemi

    Effectivement, il s’agit d’un film très décevant.
    Je pensais qu’on aurait droit à un spectacle de la trempe d’un Petit Nicolas (vu deux fois, toujours avec le même plaisir), et j’ai du assister à un film du genre Astérix aux JO. Dujardin a le même sourire de bellatre charmeur que dans Un gars une fille, Brice de Nice ou OSS 117 (mais là ça fonctionnait car le second degré était évident!!).

  4. François Pincemi

    Effectivement, il s’agit d’un film très décevant.
    Je pensais qu’on aurait droit à un spectacle de la trempe d’un Petit Nicolas (vu deux fois, toujours avec le même plaisir), et j’ai du assister à un film du genre Astérix aux JO. Dujardin a le même sourire de bellatre charmeur que dans Un gars une fille, Brice de Nice ou OSS 117 (mais là ça fonctionnait car le second degré était évident!!).

  5. avri

    La première scène assée reussite mais malheuresement ce n’est pas le cas pour la suite. L’utilisation de gros plans sur les petits detailles, les effets de vue et d’autre effets speciaux qui aurait pu être reussis s’ils n’en avait pas abusées toute les 5min, nous empechant de bien rentré dans le film, conclusion : c’est lourd fatiguant et du debut à la fin on y croix pas ! Et on s’emmerde. Exemple : le gros et très très long plan sur les bottes de Lucky Luke posait sur la table, sur son pantalon, puis sur sa veste remontant jusqu’a sa tête pour tout simplement l’entendre dire « Yep ! ». Quelque gag qui font sourire, voir parfois ricanner, mais n’espérer pas avoir de fou rire. Un humour assé pipi caca, qui est lourd (qui reflete bien l’esprit du film qui est dans son esemble très lourd) où l’on peut voir un Lucky Luke qui fout des coups de poing à sa copine ou à Calamity Janes (donc des filles) juste pour rigoler. -_- Un Jean Dujardin qui est toujour dans son rôle de OSS 117, même s’il l’a un peu atténuié, nous avons droit à un Lucky Luke quelque peut pretentieux, caricaturé, grossié. Comme d’ailleur tout les personnages, qui en font trop, et qui ne sont pas credibles (tous à fair les clowns). Une clamity Janes qui vie une histoire d’amour avec Lucky. Un Lucky Luke traumatisé, voir durant le film suicidaire. Qui aurait peur de tuée alors que dans les 1er tomes de la BD celuici à peu de complexe à le fair, même s’il le fait rarement et je croix que par là ils ont plus voulu se moquer de la BD, en soulignant le fait que Lucky Luke tire plus vite que son ombre mais ne tue que rarement. Tout ça pour vous dire que l’on est loin de l’esprit de la BD. On nous inflige aussi une histoire d’amour à l’eau de rose à deux balle, et un Lucky qui veut se reconvertir en fermier, partie du film insoutenable, où l’on s’ennuit ferme. Si rajoute des decors repétitifs, vides et ennuyeux, qui donne l’impression d’etouffer. Cela ne m’étais jamais arrivé durant un film au cinma mais je vous avourait que j’avais vraiment envie de sortir de la salle. On a quand même le droit à quelques scènes d’action interessantes mais qui ne sont pas developpées et qui sont assées bréve. Un scenario inexistant, avec une intrigue qui ne passionne guère, et dont on se moque assé. Ce film refléte plus une bande de copain qui on voulus se taper un délire et passé du bon temps en Argentine, pluot que de nous faire un film correcte. Ce film et ennuyeux et extremement lourd. Il à sa place parmi les plus mauvaises adaptations de Bande Dessiné. J’ai vraiment eu l’impression de gacher 2h de ma vie, ça ne m’étais plus arrivé depuis Borat. Domage ils auraient pu faire beaucoup mieux.

  6. avri

    La première scène assée reussite mais malheuresement ce n’est pas le cas pour la suite. L’utilisation de gros plans sur les petits detailles, les effets de vue et d’autre effets speciaux qui aurait pu être reussis s’ils n’en avait pas abusées toute les 5min, nous empechant de bien rentré dans le film, conclusion : c’est lourd fatiguant et du debut à la fin on y croix pas ! Et on s’emmerde. Exemple : le gros et très très long plan sur les bottes de Lucky Luke posait sur la table, sur son pantalon, puis sur sa veste remontant jusqu’a sa tête pour tout simplement l’entendre dire « Yep ! ». Quelque gag qui font sourire, voir parfois ricanner, mais n’espérer pas avoir de fou rire. Un humour assé pipi caca, qui est lourd (qui reflete bien l’esprit du film qui est dans son esemble très lourd) où l’on peut voir un Lucky Luke qui fout des coups de poing à sa copine ou à Calamity Janes (donc des filles) juste pour rigoler. -_- Un Jean Dujardin qui est toujour dans son rôle de OSS 117, même s’il l’a un peu atténuié, nous avons droit à un Lucky Luke quelque peut pretentieux, caricaturé, grossié. Comme d’ailleur tout les personnages, qui en font trop, et qui ne sont pas credibles (tous à fair les clowns). Une clamity Janes qui vie une histoire d’amour avec Lucky. Un Lucky Luke traumatisé, voir durant le film suicidaire. Qui aurait peur de tuée alors que dans les 1er tomes de la BD celuici à peu de complexe à le fair, même s’il le fait rarement et je croix que par là ils ont plus voulu se moquer de la BD, en soulignant le fait que Lucky Luke tire plus vite que son ombre mais ne tue que rarement. Tout ça pour vous dire que l’on est loin de l’esprit de la BD. On nous inflige aussi une histoire d’amour à l’eau de rose à deux balle, et un Lucky qui veut se reconvertir en fermier, partie du film insoutenable, où l’on s’ennuit ferme. Si rajoute des decors repétitifs, vides et ennuyeux, qui donne l’impression d’etouffer. Cela ne m’étais jamais arrivé durant un film au cinma mais je vous avourait que j’avais vraiment envie de sortir de la salle. On a quand même le droit à quelques scènes d’action interessantes mais qui ne sont pas developpées et qui sont assées bréve. Un scenario inexistant, avec une intrigue qui ne passionne guère, et dont on se moque assé. Ce film refléte plus une bande de copain qui on voulus se taper un délire et passé du bon temps en Argentine, pluot que de nous faire un film correcte. Ce film et ennuyeux et extremement lourd. Il à sa place parmi les plus mauvaises adaptations de Bande Dessiné. J’ai vraiment eu l’impression de gacher 2h de ma vie, ça ne m’étais plus arrivé depuis Borat. Domage ils auraient pu faire beaucoup mieux.

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