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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 25, 2017

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Petite revue de presse #29

1 octobre 2009 |

Au menu cette semaine: le business des pré-ados, les livres numériques de Disney, les Rencontres Chaland, la justice en BD, Washita et Philippe Geluck.

rp29_gi_joe.jpgÀ la reconquête des jeunes garçons

« Considérant les projets développés actuellement, il ne semble pas exagéré de dire que la personne qui redevient la plus importante à Hollywood aujourd’hui est le garçon de 12 ans. » Marc Graser analyse dans Variety cette semaine la tendance du cinéma américain à tenter de reconquérir ce public de jeunes garçons, avides de super-héros et de blockbusters pleins d’explosions. Un public que les studios, considérant qu’il était définitivement captif, avaient quelque peu délaissé lors de la décennie précédente, au profit d’autres cibles, comme les trentenaires, les jeunes femmes tendance fleur bleue ou celles qui préfèrent les romances horrifiques. Résultat: le public masculin des 12-39 ans a commencé à déserter les salles obscures, au profit de la télé et d’Internet (moins 1 million d’entrées sur cette cible en 2007). Le patron de Disney a d’ailleurs reconnu qu’il manquait de divertissement pour garçons dans son catalogue. Son rachat de Marvel et le lancement d’un label de dessins animés sombres chapeauté par Guillermo del Toro devraient combler cette faille. Une politique incontournable, car si vous séduisez un gamin de 12 ans avec un bon film de SF ou de super-héros, vous pouvez être sûrs qu’il ira voir les suites en grandissant. « Vous allez découvrir de plus en plus de films de ce genre, confirme un dirigeant de Warner Bros. Pas parce que les studios sont à court d’idées, mais parce qu’ils sont lucraatifs. Les jeunes hommes aiment ces trucs-là et ils sont prêts à y consacrer pas mal d’argent ». Personnellement, je suis bien forcé de lui donner raison.

rp29_disney_digital.jpgDisney en numérique

Poursuivons sur l’idée précédente. Disney (et oui, encore) vient de lancer un catalogue de livres numériques, nous apprennent Le Figaro et l’AFP. 500 titres sont d’ores et déjà disponibles à la lecture sur écran sur www.DisneyDigitalBooks.com, moyennant un abonnement (8,95 $ le mois, 79,95 $ l’année). De quoi récupérer une tribu de gamins qui n’ont pas connu le monde sans Internet et qui passent de plus en plus de temps devant un écran. Et quand ils seront plus grands, ils ne quitteront pas leur fournisseur de livres numériques, puisqu’ils pourront s’abonner à Marvel Digital, future propriété de Disney. Le monde est décidément bien fait.

rp29_ray.jpgLes rencontres Chaland 2009

On vous annonçait cet épatant rendez-vous en juin dernier: les Rencontres Chaland se tiennent ce week-end (3-4 octobre) à Nérac, dans le Lot-et-Garonne. L’occasion pour le public de (re)découvrir l’oeuvre du génial Yves Chaland, trop tôt disparu, et de rencontrer des auteurs qui l’ont connu ou qui lui doivent beaucoup. Cette année, c’est le rare Ted Benoit qui en est l’invité d’honneur, mais on pourra aussi y croiser Serge Clerc, François Avril, Charles Berberian… BoDoï y sera et vous fera partager l’ambiance de ce festival pas comme les autres. En attendant, vous pouvez vous délecter des hommages des dessinateurs invités sur le blog des Rencontres et visionner cette vidéo réalisée par MenStyle.fr.

La BD à la barre

Dans le cadre de ses chroniques thématiques sur son blog Des Bulles carrées (chez Slate.fr), Laureline Karaboudjan évoque cette semaine la bande dessinée judiciaire, ou en tout cas la représentation de la justice dans le neuvième art. Un petit panorama sympathique, de Lucky Luke à Daredevil, en passant par Le Procès Colonna.

Washita en vidéos

En juin dernier, on donnait la parole aux auteurs de la prometteuse série Washita, inspirée de légendes amérindiennes. La CultureBox de France 3 est allée à l’Atelier 510 TTC à Reims, pour rencontrer Séverine Gauthier, Thomas Labourot et Christian Lerolle, pour trois vidéos à découvrir sur Culturebox ou sur le site de Dargaud. Voici la deuxième, dans laquelle le dessinateur explique son travail.

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La phrase de la semaine

« Je peux être un dessinateur violent, iconoclaste, sans limites. » C’est Philippe Geluck qui se décrit ainsi dans France Soir, en commentaire à la couverture de son nouveau livre Geluck se lâche. Il se dessine en effet en train de planter une plume dans le coeur de sa créature féline…. Geluck se lâche (Casterman) reprend notamment ses chroniques parues dans le journal belge Le Soir et ses dessins de Siné Hebdo.

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