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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 19, 2017

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One Comment

Racket

29 janvier 2015 |
SERIE
Racket
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
26 €
DATE DE SORTIE
29/01/2015
EAN
2754811532
Achat :

racket_image1Une jeune fille discrète et candide est violemment agressée dans la rue, et son portable volé. Voici résumée en une phrase, la base du roman graphique de Stéphane Levallois (Noé, La Résistance du Sanglier). Un scénario bien ancré dans la société contemporaine qui va pourtant très vite basculer dans un monde parallèle. Celui des songes, des monstres et des cauchemars. Le monde que se crée cette jeune héroïne après son agression qui tourne mal et la plonge dans le coma. Dans le même temps, son père lutte, lui, contre un cauchemar bien réel, celui de la perte de sa femme et de l’hospitalisation de sa fille. Deux êtres blessés qui combattent, alors, leurs démons du quotidien.

Sans aucune bulle et avec un dessin superbe – qui oscille selon les pages entre aquarelle, encre de chine ou bien stylo –, Stéphane Levallois suit ces deux protagonistes pendant quelques jours, intenses et marquants. Si l’absence de paroles ne gêne en rien la compréhension de l’histoire, le traitement superficiel de la psychologie des deux principaux personnages empêche de s’attacher pleinement à eux. En quelques 320 pages, le lecteur, finalement, ne connaît que partiellement cette famille et peine à éprouver compassion et tristesse pour ses malheurs. Le scénario et l’agression (qui donne pourtant le titre de l’ouvrage) finissent par devenir un prétexte pour représenter visuellement les émotions et l’imaginaire. Ce qui donne au final des planches léchées, touchantes et graphiques savamment empruntées au monde de l’enfance, qui font oublier la trame de l’histoire et nous laisse nous concentrer sur le dessin. Une intrigue plus solide et développée aurait permis de donner une autre dimension à ce one-shot, qui nous laisse un peu sur notre faim.

Chloé Vincent

racket_image2

Commentaires

  1. luxsword

    On peut se faire couper les cheveux, il arrive aussi qu’on se fasse mal, mais jamais, non jamais, on ne se fait racketter, pas plus qu’on ne se fait agresser ou insulter. On EST racketté-e, agressé-e, etc.
    Voilà, maintenant je retourne lire le reste de l’article, merci.

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