Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 6, 2026















Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Tout ce qui meurt et agonise

6 novembre 2026 |
SERIE
Tout ce qui meurt et agonise
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
COLLECTION
PRIX
21.50 €
DATE DE SORTIE
28/08/2026

Jack Chandler est un fermier exemplaire : en plus de nourrir sa famille, il s’occupe aussi de ses voisins. Inlassablement, tous les jours, il veille au grain et s’assure que personne autour de lui ne meure de faim. Façon de parler… Car Jack est le dernier survivant de sa ville, dans un monde ravagé par un virus qui a transformé son compagnon, Luke, leur fille, Daisy, et toutes leurs connaissances en zombies. Depuis 12 ans, en berger consciencieux, Jack leur distribue à tous suffisamment de chair fraîche issue de son élevage pour calmer leur voracité et les maintenir dans une stase paisible qui les voit rejouer leurs dernières 24 heures avant trépas comme dans Un jour sans fin. Jusqu’à ce qu’un groupe de survivants fasse irruption un beau matin et commence à semer, flingue à la main, la zizanie dans ce fragile équilibre si chèrement défendu.

tout-ce-qui-meurt-et-agonise_image1Postulat très original que celui choisi par Tate Brombal, collaborateur de James Tynion IV sur la franchise Something is killing the children, avec qui il partage le même talent à mêler horreur épique et terreur intime. Ici, la peur viscérale de Jack de tout perdre une deuxième fois se heurte au dégoût des nouveaux venus face à ce qu’ils qualifient de pantomime contre-nature, non sans accents de fondamentalisme religieux. Brombal ne se prive pas de renvoyer dos à dos ces survivants sûrs de leur bon droit à dézinguer du zombie – qui pourraient sortir directement des pages de The Walking Dead –, avec les propres voisins de Jack. De leur vivant, ces derniers n’étaient pas tous bienveillants à l’égard d’un couple de même sexe parent d’une petite fille noire… Tout à son concept de subvertir le genre du home invasion, l’auteur ne verse pas dans la facilité qui consisterait à nous demander de nous placer du côté des zombies.

La boussole de Tout ce qui meurt et agonise demeure Jack, beau personnage pas prêt à se résigner comme ses infortunés visiteurs à se calfeutrer dans des soi-disant « sanctuaires » mortifères, promesse d’un pire simulacre d’existence que celui auquel il s’est tenu pendant 12 ans. Auprès de ce fermier, on se laisse totalement prendre par ce conte horrifique qui bouscule autant par ses accès de brutalité – grâce au dessin nerveux de Jacob Phillips (Texas Blood) – que par ses invitations à une introspection mélancolique.

Suivant

Publication la plus récente

Publiez un commentaire