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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 18, 2019















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True Stories

24 mai 2019 |
SERIE
True Stories
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
20 €
DATE DE SORTIE
19/04/2019
EAN
2369902655
Achat :

true-stories-image2 Comme il le rappelle lui-même dans la préface au présent recueil, Derf Backderf était déjà dessinateur depuis un bout de temps avant que Mon ami Dahmer, Punk Rock et mobile homes ou Trashed ne le fassent connaître. En effet, entre 1990 et 2014, il a produit des centaines de strips et histoires courtes, pour des journaux gratuits distribués aux États-Unis et au Canada. « C’était vraiment très fun », souligne-t-il. Ces bandes, qu’il baptise lui-même « The City », sont parfois des observations du monde qui l’entoure ou des anecdotes qu’on lui racontées : ce sont ses True Stories, dont les éditions Çà et là publient ici un florilège.

Des historiettes en quatre cases mettant en scène – très souvent – des doux dingues errant dans la rue, des excités un téléphone à la main, des illuminés marmonnant des choses sur Jésus ou contre les homos, des SDF défoncés, des psychotiques errants, des commerçants mal embouchés… Toute une faune de personnages hauts en couleurs voire carrément flippants, symptômes d’une société qui ne va pas très bien. Et au milieu, ceux qui symbolisent une Amérique déliquescente pour Backderf : des incultes obèses, égocentriques, pollueurs et obscènes, connectés à leur petit monde par leur pare-brise ou l’écran de leur smartphone. Au fil des pages, on voit s’accumuler les portraits ahurissants, mais aussi les anecdotes simplement absurdes (celles issues de la bibliothèque sont particulièrement cocasses), dans un trait qui devient de plus en plus précis et expressif, mais toujours dans un registre caricatural un peu raide du meilleur effet – on passera toutefois sur les planches mises en couleurs, clairement pas le fort de l’auteur. On sourit souvent, on s’étonne franchement, on croise aussi des figures familières dans ces mini-récits bien tournés. Mais s’ils devaient faire mouche dans les journaux d’origine, ils finissent par lasser un peu une fois compilés et donnent une drôle d’impression sur la position de l’auteur, qui semble parfois se moquer gratuitement des pauvres gens au cerveau malade. Ce qui n’est certainement pas la réalité, mais l’agrégation de gags à la forme similaire et leur lecture continue peuvent produire cet effet secondaire indésirable. À déguster avec modération, donc, pour profiter pleinement d’une vision drôle et acide du monde moderne.

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