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7 Shakespeares #1-3 ***

11 janvier 2013 |

picto-critique-V3-37shakespeares_couvPar Harold Sakuishi. Kazé Manga, 9,99€, T4 le 9 janvier 2013.
4 volumes parus sur 6 – Série en cours au Japon.

Et si Shakespeare n’était qu’un imposteur ? C’est sur ce postulat que cette série démarre, s’infiltrant dans le « trou » dans la biographie du fameux dramaturge, qui disparut pendant sept ans. On suit alors un certain Lance Carter, jeune commerçant et auteur en devenir. Mais l’Histoire et le manga se mêlent rapidement puisqu’une jeune Chinoise va entrer dans la vie du vendeur de sel…

7shakespeares_image1Le plus étrange dans ce titre, c’est la volonté de mettre en avant l’aspect historique d’une situation sans vraiment prendre appui sur des faits avérés. Il va donc falloir l’accepter et se laisser porter par l’histoire. La jeune Chinoise va apporter beaucoup à Carter, car elle va rapidement apprendre la langue et développer un don certain pour la manier. N’hésitant pas une seconde à s’en inspirer, Lance Carter se sert allègrement de ses propos pour écrire une pièce de théâtre. Peut-être cela expliquerait-il alors qu’un homme aussi peu éduqué que lui ait pu devenir, 7 ans plus tard, le grand Shakespeare…

Autre chose étonnante, l’auteur n’hésite pas à proposer de nombreux chapitres pour introduire ses protagonistes. Ainsi, la majeure partie des deux premiers volumes met en avant ce personnage asiatique mystérieux mais brillant. Loin d’être inintéressants, ces passages apportent une profondeur et une légitimité à cette histoire. Le récit prend en tout cas tout le temps nécessaire à la mise en place des situations, du texte et des individus. Jamais futile, tout le temps fluide et captivant, 7 Shakespeares se met progressivement en place comme une uchronie maligne et bien construite.

À l’aise et apparemment très libre, l’auteur du manga rock BECK surprend. Son trait, ses décors et ses costumes donnent du corps au récit. Malheureusement, sa manie de dessiner des visages souvent démesurés et grotesques rend le tout peu réaliste. Difficile de se faire une idée très précise de la direction prise par la série après ces premiers volumes pourtant copieux (de 220 à 280 pages), mais ce qui est certain, c’est qu’il s’agit là d’un manga ambitieux, inhabituel et bien ficelé.

SHICHININ NO SHAKESPEARE © 2010 Harold SAKUISHI / Shogakukan Inc.

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