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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | March 29, 2020















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C’est comme ça que je disparais

11 février 2020 |
SERIE
C’est comme ça que je disparais
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
19 €
DATE DE SORTIE
17/01/2020
EAN
2360121200
Achat :

Clara est une poétesse en devenir et, pour remplir son frigo, elle fait l’attachée de presse dans une maison d’édition. Pas le pire job du monde, surtout au contact des écrivains, mais la pression humiliante exercée par son petit chef est lourde à encaisser. Il n’y a pas que ça qui est difficile à supporter: la vie elle-même semble être un poids trop écrasant. Clara se trouve inutile et inefficace, traîne une fatigue permanente, ne trouve plus de plaisir dans les sorties entre amies, a des pensées suicidaires. C’est une maladie, la dépression.

cest-comme-ca-que-je-disparais_image1Après plusieurs BD documentaires (Commando Culotte et La Ligue des super féministes), Mirion Malle se lance pour la première fois dans une fiction. Dans laquelle elle entremêle des thèmes qui lui sont chers, comme l’amitié ou le respect hommes/femmes, et met en scène des personnages LGBT sans que ce soit un sujet en soi – mais c’est si rare en BD que cela doit être salué. Au delà de ce détail, le livre est d’une vraie modernité dans les événements narrés, s’appuyant notamment sur des publications sur les réseaux sociaux comme ressorts narratifs, sans faire de cette idée un simple gadget à la mode. La jeune autrice a bien observé ses contemporains et saisit subtilement ces fêtes débridées, ces longues soirées « séries au fond du lit », ce monde du travail qui piétine ses petites mains sans l’once d’un regret. Ses dialogues – ici en québécois puisque l’action se déroule dans le pays d’adoption de Mirion Malle – sonnent juste et, surtout, son sujet (les troubles mentaux, la dépression) est fort bien documenté. Surtout, l’ensemble fait naître une émotion sincère, surtout quand Clara finit par ouvrir son coeur. Le seul bémol serait peut-être dans une certaine répétition au milieu du récit, qui semble tourner en rond (à l’image de l’héroïne), et un dessin manquant parfois de précision dans la représentation des émotions ou de variété dans le traitement des séquences. Rien de vraiment gênant toutefois, l’album demeurant juste, convaincant et touchant.

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