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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 15, 2018

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Guarani, les enfants soldats du Paraguay

21 novembre 2018 |
SERIE
Guarani, les enfants soldats du Paraguay
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
20 €
DATE DE SORTIE
22/08/2018
EAN
2368460705
Achat :

À l’automne 1868 en Amérique du Sud, la guerre fait rage entre les troupes paraguayennes du Maréchal López et la Triple Alliance formée par le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine. C’est dans ce contexte que le photographe français Pierre Duprat se rend sur les terres des Guarani pour prendre des clichés anthropologiques (comprenez, des portraits de jeunes Amérindiennes dénudées), qui se vendent à prix d’or en Europe. Mais en arrivant sur place, c’est plutôt l’horreur qui attend notre protagoniste, qui se retrouve malgré lui témoin d’un conflit particulièrement sanglant et qui n’épargne personne, pas même les enfants.

guarani-image1Pour cette nouvelle collaboration, les argentins Diego Agrimbau et Gabriel Ippóliti (La Grande toile, La Bulle de Bertold, Eden Hotel) s’attaquent à la « Grande Guerre » d’Amérique du Sud, un conflit qui déchira pendant plus de 5 ans une partie du continent, et qui occasionna des pertes humaines terribles, notamment au sein de la population masculine paraguayenne.

Porté par un crayonné riche aux couleurs terreuses, le récit met son lecteur dans la peau d’un protagoniste plutôt méprisable, en quête d’exotisme et pétri des idées colonialistes de son époque. Le détachement dont celui-ci fait preuve face à l’horreur à laquelle il assiste fait d’ailleurs presque aussi froid dans le dos que la guerre en elle-même… dans un premier temps tout du moins, puisque, comme on pouvait s’y attendre, sa rencontre avec les Guarani va changer la donne.

Agrimbau arrive à trouver le bon équilibre entre son histoire et les faits historiques, et la conclusion de l’album, bien qu’annoncée dans la préface, n’en reste pas moins glaçante : la mort de 3500 enfants soldats lors de la bataille d’Acosta Ñu, qui signa la défaite du Paraguay.

Si l’idée était de marquer les esprits, le pari est en tout cas réussi, et le lecteur européen appréciera particulièrement le souci pédagogique dont font preuve les auteurs pour remettre en lumière cet événement particulièrement tragique, malheureusement délaissé par nos manuels d’Histoire.

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