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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | June 5, 2020















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Les Sans-visages

24 octobre 2019 |
SERIE
Les Sans-visages
DESSINATEUR(S)
Kas
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
16.45 €
DATE DE SORTIE
13/09/2019
EAN
2803670135
Achat :

XVIIe siècle, dans une Europe en guerre. Des soldats s’affrontent de toutes parts, et plus personne ne sait vraiment pourquoi. La famine se répand, même chez ces hommes déracinés. Qui désertent et se regroupent en hordes sauvages de brigands charognards. Les Sans-visages sont l’une de ces bandes, et se voient contraints par des troupes régulières de s’échapper par l’étroit défilé d’une montagne. Et, surprise, ils découvrent de l’autre côté une contrée verdoyante, vivant au rythme des saisons, insouciante, coupée du monde. Les villageois vont-ils les accepter en leur sein ? Et surtout, des criminels sans foi ni loi peuvent-ils s’acclimater à une telle douceur ?

les-sans-visages-image1 Cette fiction post-médiévale ressemble à un western crépusculaire, qui verrait une bande d’outlaws découvrir un village montagnard reculé et troquer les colts contre une bêche. Façon Impitoyable de Clint Eastwood. Sauf qu’ils ne repartent pas, c’est le malheur qui vient à eux. Et c’est un des gros soucis de cette histoire, imaginée par un Pierre Dubois (Sykes, Texas Jack, La Légende du Changeling, Pétrus Barbygère…) qu’on a connu plus inspiré : tout semble couru d’avance, la difficulté de certains tueurs à rentrer dans le rang, la méfiance des gentils paysans, l’appétit des jeunes femmes pour la nouveauté, et la tragédie finale… Au fil d’un scénario pesant et bien trop téléphoné, aux dialogues abondants et ampoulés, on peine à discerner le propos de l’auteur, qui ne parvient même pas à digresser vers sa spécialité – le monde des fées et des lutins. Et au dessin, Kas (Halloween Blues, La Fille de Paname) propose une succession de planches aquarellées assez étouffantes, à la mise en page chargée et statique, aux anatomies et proportions approximatives, aux visages par trop semblables. Comme s’il avait voulu trop en faire pour combler un récit creux. Hélas, le résultat se révèle indigeste, et l’album bien décevant.

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