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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | June 6, 2020















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Nomen Omen #1

9 mars 2020 |
SERIE
Nomen Omen
ALBUM
Total Eclipse of the Heart - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
10 €
EAN
2809483981
Achat :

Rebecca Kumar fête ses 21 ans. Bien dans ses pompes, entourée par ses deux mères et un groupe de potes fidèles, en stage chez Google, elle est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus banal. Il y  a bien l’achromatopsie dont elle est atteinte depuis toujours, qui la prive de distinguer les couleurs. Mais non en fait, elle est n’a rien de commun et ce sont les circonstances de sa conception qui font d’elle un être exceptionnel : elle a été implantée magiquement dans le ventre d’une de ses mères et se trouve être une sorcière. Le soir de son anniversaire, le Roi des Banshees vient réclamer son dû et il lui arrache le coeur, la laissant exsangue mais pas encore morte. Épaulée par un satyre au look de hipster, Becky part à la recherche de ce qu’on lui a volé, naviguant entre le New York de notre monde et un univers de conte de fées.

nomen-omen-image1Faisant pour une fois une infidélité au catalogue Marvel, Panini revient donc à ses racines italiennes en proposant une série inédite signée par deux auteurs transalpins, Marco B. Bucci et Jacopo Camagni. Nomen Omen ne tourne cependant pas totalement le dos aux comics en en reprenant la grammaire narrative et visuelle, y ajoutant de petites touches européennes et un graphisme très influencé par le manga. Camagni a étudié l’art du dessin auprès de Monkey Punch, le créateur de Lupin The Third : il n’en a pas forcément retenu la manière de rendre lisible les scènes d’action, parfois découpées n’importe comment, mais sa maîtrise du crayonné est, elle, digne du maître nippon. C’est sûr, la somme de tous les éléments qui composent Nomen Omen a parfois des allures de cahier des charges soigneusement élaboré pour rafler la mise auprès du public young adult (le compte Instagram de Becky à suivre aussi IRL). Et au scénario, Bucci n’a pas toujours la main légère dans ses textes qui en rajoutent dans le romantisme ado fiévreux et se compliquent parfois un peu inutilement la tâche (le 11-septembre jeté là, on n’a pas bien compris pourquoi…). Malgré tous ces défauts (on vous a parlé de cette couverture totalement ratée ?), malgré toutes les scories, il faut admettre que se dégage de cette urban fantasy alternant couleurs chatoyantes et monochromie, selon le monde où se trouve Becky, une personnalité. Celle de son héroïne, battante et surtout pas victime. Pas naïve non plus de ce que, peut-être, ceux qui l’aident ne sont pas forcément ce qu’ils disent. Et surtout décidée à suivre sa route car, estime-t-elle, même si elle est du côté des méchants , « tant mieux, c’est chiant les gentils ».

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