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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | July 14, 2020















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Wild West #1

25 février 2020 |
SERIE
Wild West
ALBUM
Calamity Jane - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.50 €
DATE DE SORTIE
24/01/2020
EAN
B07YMDZLYW
Achat :

Bienvenue dans l’Ouest américain, sale, brutal, comme un Enfer boueux duquel seuls quelques nantis ou rois du pistolet pourront sortir la tête haute. On suit une jeune femme nommée Martha Cannary, employée dans un saloon, contrainte de devenir prostituée avant de comprendre, sur les conseils du chasseur de primes Bill Hicock, que c’est une arme à la main qu’elle gagnera sa liberté.

wild-west-image1Thierry Gloris (Aspic, Malgré nous, Bushido, Waterloo 1911, Missi Dominici…) se lance dans une fresque historique western, prenant pour fil rouge le destin de celle qui deviendra Calamity Jane, brodant largement autour de ce qu’on sait vraiment de cette figure féministe avant l’heure. Sur son destin et pour une vision plus subtile et littéraire de cette époque, on lira plutôt le formidable Martha Jane Cannary de Matthieu Blanchin et Christian Perrissin (trois tomes chez Futuropolis). Malgré un évident recours à la fiction, dans les rebondissements et les relations entre personnages, le scénariste construit un Ouest assez crédible, dans lequel l’arrivée du chemin de fer bouscule les habitudes comme l’équilibre local des pouvoirs, et où la condition de la femme n’est même pas encore un sujet. Pour mieux mettre en lumière ce parti pris réaliste, Jacques Lamontagne (Aspic, Van Helsing contre Jack l’éventreur…) ne ménage pas ses efforts peignant un décor détaillé, avec un gros travail sur les textures et la lumière. Mais sans doute va-t-il un peu trop loin, ses planches ressortant un brin chargées, ce qui n’aident pas ses personnages à prendre vie, car trop modelés jusqu’à perdre en incarnation. De crédible, l’album finit par être trop romanesque et exagéré: même si la vie de Martha Jane Cannary a sans doute tenu du roman, en faire une héroïne vengeresse aussi belle qu’audacieuse paraît un peu « too much ». Séduit au début, on perd peu à peu en intérêt dans ce Wild West, qui ne choisit pas entre peinture réaliste et saga romantique. Frustrant.

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