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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | February 22, 2019

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Alex Barbier est mort

30 janvier 2019 |

Alex Barbier, auteur rare et inclassable de Lycaons et Le Dieu du 12, est mort mardi 29 janvier à l’âge de 68 ans.

Photo : Christian Missia 2011 (bd-best.com)

Photo : Christian Missia 2011 (bd-best.com)

Né le 15 mars 1950, à Saint-Claude dans le Jura, Alex Barbier publie ses premières pages dans Charlie-Mensuel en 1975, après un diplôme des Beaux-Arts de Nantes. C’est en 1979 que paraît Lycaons, qui sera suivi trois ans plus tard par Le Dieu du 12. Sa narration se veut non linéaire, les bulles intermittentes. Les cases vont et viennent. Et la couleur directe recouvre la structure des planches. Chez Alex Barbier, la BD est à la fois littérature et peinture, un endroit où expérimenter et conter des histoires sombres et transgressives.

Mais ce ne fut pas simple, car entre 1985 et le début des années 1990, il ne trouve pas à s’épanouir dans le milieu de la BD, qui ne le comprend pas. Il peint et expose. Mais Gérard Lauzier lui offre une exposition au Festival d’Angoulême 1994 qu’il préside, et le voilà à nouveau face au grand public. Delcourt publie alors Les Paysages de la nuit et Comme un poulet sans tête. Le Frémok publie des récits courts et compile des histoires érotiques dans De la chose (1997), puis ses albums Lettres au maire de V., Autoportrait du vampire d’en face, et Pornographie d’une ville, entre 1998 et 2006.

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En 2015, Alex Barbier sort Dernière Bande et se voit honorer, pour son adieu à la bande dessinée, d’une belle et puissante exposition au Festival d’Angoulême, dans laquelle on a pu mieux apprécier son style qu’il appelait « ligne brouillée ». « Barbier utilise pour ses livres des encres de couleurs et un puissant liquide correcteur blanc, qu’il ajoute à même la couleur, obtenant par soustraction une teinte ambiguë et un rendu d’une étrange beauté », décrivait l’argumentaire de l’exposition conçue par Thierry Van Hasselt, qui présentait une large rétrospective d’une oeuvre violente et charnelle. Noire, politique, sexuelle. Hors norme, littéralement.

S’il avait arrêté de produire des livres de bande dessinée, Alex Barbier aura continué à peindre jusqu’à la fin de sa vie. Il s’est éteint le 29 janvier 2019, à l’âge de 68 ans.

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