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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 17, 2017

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Interview : Hippolyte

20 août 2008 |

Hippolyte, 32 ans, vibre pour les romans étincelants. Après avoir adapté en deux tomes chacun Dracula (Glénat) et Le Maître de Ballantrae (Denoël Graphic), en usant à chaque fois d’une technique différente, l’auteur dessine Minik d’après le scénario de Richard Marazano (Le Complexe du chimpanzé, Genetiks). On y suit l’acclimatation difficile à la vie new-yorkaise d’un petit Esquimau, dont la famille est décimée par la maladie.

Pourquoi l’histoire de Minik vous a-t-elle séduit ?

Sa dimension humaine m’intéressait. J’avais envie de faire réfléchir le lecteur, et que mon dessin aie un sens et une utilité, en allant plus loin que le rire ou la grande aventure. Minik et un mini super-héros malgré lui. Ce petit garçon fut arraché de ses terres au nom de la science. À travers le parcours de ce pauvre gamin, c’est tout une époque dédiée à l’exploration que l’on retrace, où le savoir prévalait sur la moralité. Cela renvoie aussi à l’actualité, à ce que l’on fait subir à beaucoup de gens, renvoyés comme des malpropres dans leur pays.

Vous soignez particulièrement les polices des caractères.

Oui, elles ont pour moi beaucoup d’importance. On en trouve de gratuites mais très moches sur le net. Et je suis nul et flemmard quand il s’agit d’écrire… Pour Le Maître de Ballantrae, mon copain Marc Lizano m’a prêté une de ses typographies. Mais je l’ai mal utilisée et ma grand-mère n’a pas réussi à lire l’album. Heureusement, il y a un lettreur officiel chez Dupuis ! Pour le langage des Inuits, j’ai créé un lettrage particulier s’inspirant de leur alphabet.

Que faites-vous quand vous ne planchez pas sur une bande dessinée ?

Je voyage beaucoup, je fais des illustrations, des peintures que j’expose et essaie de vendre, je décore ma maison… J’aimerais réaliser des reportages mêlant photos, dessins et textes, à la manière du Photographe.

Propos recueillis par Laurence Le Saux

Minik
Par Hippolyte et Richard Marazano.
Dupuis, le 3 septembre, 14 €.

Retrouvez une longue interview d’Hippolyte dans BoDoï 121!

Hippolyte sur le web :
http://hippo.canalblog.com

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