Knight Club #1
Forgeronne d’exception, Séraphine a un objectif : trouver des combattants pour défendre son village contre les Croisés francs, ces armées sanguinaires venues de loin pour s’approprier la Terre sainte. En ce XIIe siècle dans les environs de Jérusalem, les guerriers ne manquent pas. Encore faut-il trouver les bons !
Après avoir fait tourner la tête aux petits et grands lecteurs à bord des montagnes russes de Zombillénium, Arthur de Pins revient avec un projet radicalement différent, un peu plus adulte, mais toujours drôle et enlevé. Une sorte de 7 mercenaires dans le désert, un western médiéval aux dialogues aussi affûtés que les lames forgées par Séraphine. La réussite de ce premier tome tient beaucoup au casting, bigarré et tonitruant, et surtout à sa passionnante héroïne, petite femme obstinée et chaleureuse, qui réussit à fédérer les ennemis d’hier contre les barbares d’aujourd’hui. Au-delà des caractères tranchés et bien campés, c’est la mise en scène qui épate dans Knight Club : découpage, cadrage, alternance idéale de planches denses et de pleines pages bluffantes, Arthur de Pins maîtrise à la perfection son rythme de narration comme la lisibilité de ses scènes d’action, sans jamais se départir d’un humour bien senti et jamais trop potache, même quand le gore surgit (spoiler: on y coupe bon nombre de têtes). Une bénéfique dose d’aventure et de bonne humeur dans un hiver parfois morose.






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