Le Tombeau de la comète
Depuis la chute d’une mystérieuse comète sur Terre, la nature s’est totalement déréglée. Des créatures géantes sont apparues : végétales ou animales, elles prennent peu à peu la place des humains. Regroupés en petites communautés, ces derniers luttent pour leur survie, autour de certains d’entre eux qui ont développé des pouvoirs surnaturels, grâce auxquels ils donnent vie et corps à des robots immenses, qu’ils envoient se battre contre les envahisseurs. Une petite troupe de ces combattantes magiciennes décide de se rendre au point d’impact de la comète, pour tenter de comprendre comment les mutations se diffusent dans tout être vivant et savoir si l’espoir est encore permis…
Dans ce monde post-apocalyptique brossé à quatre mains par Quentin Rigaud (Mortesève) et Élodie Portela Vidal, ce qui frappe avant tout, ce sont les choix esthétiques. Les créatures éthérées et colorées imaginées par l’autrice, qu’elle pose sur le décor et les personnages dessinés par son complice, offrent à la fois un contraste intéressant et un imaginaire foisonnant. Leurs formes ondulantes, leur faciès absent, leur échelle démesurée, la lumière qui semble émaner d’elles, tous ces éléments participent à l’originalité de l’univers et de l’album. En face, les robots organiques géants sont aussi très réussis. Au-delà de cet environnement graphique original, on reste un peu frustré par un scénario assez convenu, des héroïnes à la psychologie archétypale sans surprise et des relations entre elles, là aussi, plutôt prévisibles. Jusqu’à la conclusion, qu’on voit arriver de loin. Compte tenu du potentiel de l’univers, on espérait davantage…






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