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François Cavanna est mort

30 janvier 2014 |

Le journaliste, écrivain et dessinateur de presse François Cavanna est mort hier à l’âge de 90 ans.

Né à Paris en 1923 d’un père italien et d’une mère française, François Cavanna démarre dans la presse comme dessinateur pour enfants (revue Kim), après la Seconde guerre mondiale guerre, pendant laquelle il aura été requis par le STO (service du travail obligatoire) pour travailler dans des usines en Allemagne. C’est à la toute fin des années 1940 qu’il commence à vivre de ses dessins de presse, sous le pseudonyme de Sépia.

C’est en travaillant pour le journal vendu à la criée Zéro qu’il rencontre Georges Bernier, celui qui deviendra le Professeur Choron. Ensemble, ils fomentent un nouveau journal « bête et méchant », qui naîtra en 1960 : Hara Kiri. Le dessinateur Fred est de l’aventure, il en dessine même la couverture.

800px-CavannaDans ce mensuel satirique, provocateur, adepte de l’humour noir et du mauvais goût assumé, on y croise les géniaux dessinateurs Gébé, Topor, Reiser, Wolinski, Cabu… Mais la censure est de mise en France, et le journal est plusieurs fois interdit. Un hebdo naît en parallèle, mais sa une « Bal tragique à Collombey: 1 mort » au lendemain du décès du général De Gaulle, lui attire les foudres étatiques. Hara-Kiri s’éteindra et laissera la place à Charlie Hebdo. Après la première mort de Charlie dans les années 1980, Cavanna collaborera ensuite au nouveau lancement de l’hebdo par Philippe Val.

Parallèlement à son énergique travail journalistique au service de l’humour et de l’irrévérence, François Cavanna s’est raconté dans plusieurs livres : Les Ritals, Les Ruskoffs, Maria, Les Yeux plus grands que le ventre, Lune de miel… Dans ce dernier ouvrage, paru en 2010, il révélait être atteint de la maladie de Parkinson. On a lu encore récemment sa plume alerte dans la préface de La Gloire de Charlie Hebdo, publié par Glénat l’hiver dernier. Hélas, ce fier trompe-la-mort ne fêtera pas ses 91 ans; il est décédé le 29 janvier à l’hôpital de Créteil.

Delfeil de Ton, ancien collaborateur de Charlie avec qui il s’était brouillé il y a longtemps, a oublié les fâcheries et écrit sur lui dans BibliObs: « Qu’est-ce qu’il nous a fait rire, Cavanna. En voilà un qui n’aura pas laissé l’humour, en partant, dans l’état où il l’avait trouvé en arrivant. Il avait enterré Choron. Il avait enterré Fournier, il avait enterré Reiser, il avait enterré Gébé. Enterré Fred et Topor. Il ne nous aura pas enterrés tous. Dommage. C’est lui qui se serait farci les nécros. »

 

 

 

 

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