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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 20, 2020















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Le Trésor du Cygne noir

27 avril 2020 |
SERIE
Le Trésor du Cygne noir
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
25.50 €
DATE DE SORTIE
05/02/2020
EAN
2413019960
Achat :

Alex Ventura est un jeune conseiller diplomatique, nouvelle recrue du ministère espagnol de la Culture. Il est informé que la société privée américaine Ithaca vient de mettre la main sur un trésor, découvert dans les épaves d’un galion de l’époque napoléonienne, dans les eaux du détroit de GibraltarCommence alors un bras de fer politique et juridique pour que le trésor revienne à l’Etat  espagnol. Il pourra compter sur l’aide d’Elsa, spécialiste du patrimoine sous-marin, mais devra faire attention  à ce chemin semé d’embûches.

le-tresor-du-cygne-noir_image1 Difficile de ne pas penser à Tintin : le sujet d’un bateau et de son trésor, l’enquête, le héros et même, bien que modernisée, la ligne claire de Paco Roca (Crossroads, La Maison, La Nueve, La Tête en l’air, L’ Hiver du dessinateur, L’Ange de la retirada, Les Rues de sable). L’espagnol adapte librement le roman de Guillermo Corral van Damme, diplomate ayant vécu, aux premières loges, une histoire similaire. L’enquête se révèle passionnante, le combat du jeune diplomate contre les intérêts privés d’une boîte américaine installe une lutte classique entre le petit et le grand, entre David et Goliath. L’approche assez simple ouvre cette aventure à tous les publics : on peut y trouver différents niveaux de lecture, et même suivre une romance, entre Alex et Elsa.

Le découpage est dynamique, cinématographique, autant dans les plans serrés et intimistes que dans les scènes extérieures, sur mer ou dans les airs. Paco Roca s’offre quelques ruptures graphiques bienvenues, notamment lorsqu’il narre le naufrage de La Merced. Toutefois cette aventure se révèle moins attachante qu’une expédition de Tintin. La colorisation, trop brune ou trop jaune, ne flatte pas l’ensemble ; le trait parfois trop épais anonymise les visages ; les scènes de dialogues semblent parfois interminables et ne mettent pas en valeur le talent de l’auteur visible par ailleurs.

Paco Roca, s’il reste toujours une valeur sûre de la nouvelle BD espagnole, signe ici un album en demi-teinte.

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