Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 17, 2017

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Petite revue de presse subjective #8

16 janvier 2009 |

La bande dessinée est-elle une affaire de famille?

asterix.jpgQue devient un personnage de bande dessinée quand son créateur meurt? C’est une question récurrente dans le monde des bulles, et le récent rachat par Hachette des éditions Albert-René, qui publient les aventures d’Astérix, a réactivé le débat. En effet, Albert Uderzo, co-créateur d’Astérix avec René Goscinny, après avoir longtemps refusé que son petit Gaulois soit repris après sa mort, vient en effet de changer d’avis. Une décision qui affole sa fille, Sylvie, écartée du business Astérix depuis quelque temps, et qui s’est exprimée dans une tribune dans Le Monde cette semaine (merci Oliv’ pour le lien): « Je me retrouve à entrer en lutte contre, peut-être, les pires ennemis d’Astérix : les hommes de l’industrie et de la finance. Ceux qui ont poussé mon père à renier toutes les valeurs avec lesquelles il m’a éduquée : l’indépendance, la fraternité, la convivialité et la résistance… » Mais qui sont ces ces « hommes de la finance »… Et si Albert Uderzo avait été victime de l’affaire Madoff??!

La bande dessinée est-elle un simple truc à feuilleter?bd_life.jpg

Alala, les tchats sur le web sont souvent le moment où l’interviewé laisse quelques mots dépasser sa pensée, ou alors révèle lapidairement le fond de sa pensée justement. Quand un internaute a demandé à René Solis, journaliste au service culture de Libération, de lui donner une bonne raison d’aller voir Le Che au cinéma, celui-ci a répondu: « Mon article ne donnait lui non plus pas très envie d’aller voir le film. Disons qu’il se regarde sans ennui, comme on tourne les pages d’une BD. » Et de s’excuser devant la réaction outrée d’un lecteur sur ce dénigrement du 9e art: « Mille excuses pour les lecteurs de BD, j’en suis un moi aussi. Mais il est vrai que s’agissant d’un film sur le Che, on attend autre chose qu’un album de BlueBerry, bien sûr, j’aime aussi beaucoup BlueBerry… » Heu, c’est pas très adroit comme excuse, ça… Si?

À quoi sert la critique?

inrocks685.jpgDans un billet des Inrocks de cette semaine, et alors que la crise de la presse s’accentue (voir le magazine, qui a réduit son format et augmenté son prix), le journaliste Jean-Baptiste Morain écrit: « A une époque où la valeur d’un rédacteur se juge de moins en moins à la qualité de ses articles qu’aux recettes publicitaires qu’il attire par ses écrits, tous les critiques « mondains » que nous sommes […], plutôt que de s’exaspérer à établir des listes de prix puériles et anachroniques (le top 10 de l’année, le top 100 depuis 1895, le topless de la décennie…), auraient peut-être intérêt à s’épuiser les neurones pour trouver une réponse à cette question: ai-je intérêt à affiner mes analyses, quitte à larguer beaucoup de mes lecteurs et des annonceurs en route, ou dois-je faire le clown, amuser la galerie, faire le malin pour leur plaire? » Vaste et délicat débat, surtout quand on voit la Une du numéro des Inrocks de cette semaine, et sa liste des « 50 têtes d’affiche pour 2009″…

arleston1.jpg

La phrase de la semaine

C’est Christophe Arleston, dans le hors-série de [dBD] sur le bilan 2008, qui lâche cette sentence, à propos du dernier Lanfeust des étoiles, disponibles en numérique. Pas révolutionnaire, mais bien dans l’air du temps: « Le courant coule dans un sens, celui du numérique. Les jeunes d’aujourd’hui passent leur temps devant leur ordinateur, ils ne regardent plus la télé. Et ça, c’est la force de l’Histoire… » Depuis le temps qu’on vous en parle…

Publiez un commentaire