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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 22, 2017

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10 Comments

Block 109: un premier album percutant

13 janvier 2010 |

block109_introEt si Hitler avait été assassiné ? Et si les nouveaux maîtres du Reich étaient allés encore plus loin dans l’horreur que leur sinistre prédécesseur ? C’est ce qui est imaginé dans Block 109, une effrayante uchronie signée par deux petits nouveaux dans le monde de la BD, deux jeunes auteurs débordant de talent et d’envie: Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat. Un duo fusionnel et fan de cinéma qui a réalisé spécialement pour BoDoï une histoire courte bien sanglante

Le projet Block 109 remonte à quelques années déjà. Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat ont à peine 18 ans quand ils se rencontrent. Le premier mûrit une idée de roman, le second a le crayon qui le démange. Et voilà que naissent les premières images à partir d’une sombre histoire de fantasy… block109_photo« J’avais imaginé tout un monde,qui n’était pas du tout une réinterprétation de la Seconde Guerre mondiale, se souvient Vincent Brugeas. Je n’avais jamais pensé en faire une bande dessinée. Mais quand j’ai vu les dessins que Ronan avait réalisés à partir d’extraits de mon roman, j’ai été emballé ! »

Les nouveaux meilleurs amis du monde mettent alors cette idée de côté, démarrent des études supérieures (fac d’histoire pour Vincent, une école d’ingénieur pour Ronan) et lancent d’autres pistes de BD. « Nous avons travaillé sur une bonne dizaine de projets, dont trois ou quatre bien avancés, raconte Vincent Brugeas. Nous sommes allés voir des éditeurs, plusieurs fois pour certains, mais cela n’a débouché sur rien. » Arrive le Festival d’Angoulême 2008. « On a présenté la plaquette d’un projet à plusieurs éditeurs, mais on a tellement voulu les séduire qu’on avait perdu toute originalité. On s’est pris des réflexions vraiment difficiles à avaler… » Néanmoins, une fois le Festival passé, l’éditeur Akileos écrit aux deux auteurs pour les féliciter de cette jolie plaquette, tout en déclinant la proposition de les publier. Jamais à court d’idées, le scénariste demande si Akileos pourrait être intéressé par une uchronie ou un polar médiéval. « L’éditeur a choisi le polar, mais je lui ai envoyé l’uchronie ! »

block109_russes

« L’idée de départ de Vincent était d’évoquer le renouveau possible d’un monde détruit par le totalitarisme, explique Ronan Toulhoat. Son histoire de fantasy a été assez facile à transposer dans un contexte de Seconde Guerre mondiale, avec des nazis face à des Russes. bloc109_nucleaireGraphiquement, poser la croix gammée face à l’étoile rouge était très puissant. » Le scénariste poursuit : « Je connais bien cette période, je m’y sentais à l’aise. Et puis, partir dans une uchronie permet énormément de choses. On peut facilement composer un monde crédible, tout en évitant de faire des fautes historiques. »

Akileos se montre donc intéressé, mais le travail ne fait que commencer. « Mes premiers essais étaient en noir et blanc, très contrastés, un peu à la Mike Mignola, détaille Ronan Toulhoat. Mais je ne suis pas Mignola, et je n’avais pas encore assez d’expérience pour poursuivre dans cette direction. Nous avons donc choisi un trait plus réaliste et des tons sépias. » Installés sur la même longueur d’ondes, les deux auteurs passent un an et demi à écrire et dessiner les 200 pages de Block 109, en y incluant leurs influences communes. « Clairement, on aime la castagne », avoue Vincent Brugeas, qui cite les films de James Cameron ou les albums de la collection Série B des éditions Delcourt. D’ailleurs, les deux auteurs confessent rêver de cinéma…

bloc109_tankDe la bagarre, il y en a largement dans Block 109. C’est une histoire de guerre, de combats entre des Allemands et des Russes, vue du côté nazi, dans un monde où les puissances de l’Ouest ont été anéanties par des bombes atomiques. Où l’Afrique est devenue le réservoir de chair à canon du Reich, et où l’espoir semble avoir totalement disparu. Mais c’est aussi un récit aux tonalités fantastiques, car l’un des plus hauts dignitaires allemands a un plan, terrible, pour mettre fin au conflit. La fin justifie-t-elle les moyens ?

Block 109 sortira en librairies le 4 février 2009, et sera disponible en avant-première au prochain Festival d’Angoulême. Ce gros one-shot sera suivi d’une série d’albums de format plus classique: des histoires guerrières situées dans le monde uchronique inventé par les deux auteurs, qui forment un binôme tellement efficace qu’ils songent sérieusement à signer sous un seul nom… Une aventure d’aviation et une épopée africaine devraient paraître dans l’année. En attendant, on lira Carré d’As, une histoire courte inédite, créée spécialement pour BoDoï, qui devrait vous mettre l’eau à la bouche… et vous faire frémir !

Benjamin Roure

block109_couv__________________________________

Block 109.
Par Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas.
Akileos, 18 €, le 4 février 2010.

Pour en savoir plus:
le site de Block 109 et sa page Facebook.

Commandez Block 109 sur Amazon.fr

Images © Toulhoat-Brugeas / Akileos

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block109_carre_das_intro1

Commentaires

  1. Bravo pour carré d’as. Bravo pur Block 109. Comme quoi la persévérence ça paye. Je t’envoye un petit coucou de Jules Vernes, Vincent. Continuez, contre vents et marrées!!!
    Domi, un certain prof…

  2. Bravo pour carré d’as. Bravo pur Block 109. Comme quoi la persévérence ça paye. Je t’envoye un petit coucou de Jules Vernes, Vincent. Continuez, contre vents et marrées!!!
    Domi, un certain prof…

  3. jimbo

    Les citations de l’auteur prêtent à sourire : « On peut facilement composer un monde crédible, tout en évitant de faire des fautes historiques. ». Ça me fait sourire, car Block 109 est exactement tout le contraire : un monde pas crédible pour deux sous, qui démarre sur une invraisemblance historique majeure.

    J’aime bien le côté « j’ai pris des cours d’Histoire, je suis à l’aise avec cette période, etc » tout en proposant l’uchronie la plus improbable qui soit. Pour resituer dans l’Histoire réelle, Himmler avait su amadouer Hitler, mais il n’était qu’un petit merdeux sans courage ni gloire, et personne ne le respectait en dehors de la SS. Heydrich était détesté par tout l’appareil nazi, qui voyait en lui un vilain petit curieux, capable par ses méthodes intrusives de discréditer n’importe qui, et c’est d’ailleurs pour cela que beaucoup ont tenté de le faire passer pour Juif. Ces deux énergumènes étaient sur la liste noire de nombre de gradés de la Wehrmacht, qui comptait également dans ses rangs beaucoup d’Allemands qui ne s’étaient engagés que pour s’affranchir légalement de la tutelle du NSDAP, parti qui s’immisçait dans tous les aspects de la vie du peuple.

    Si Hitler avait connu le destin que Block 109 lui réserve, Himmler comme Heydrich auraient pu tenter tout et n’importe quoi, ils se seraient fait écraser par l’armée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et la SS aurait été démantelée.

    Dans l’entourage d’Hitler, le seul et unique personnage qui cumulait les caractéristiques 1/d’être bien vu par l’armée du fait de son prestige militaire, 2/d’être un nazi convaincu de la première heure, 3/d’être admiré par le peuple allemand donc politiquement intouchable, 4/d’être considéré par les Alliés comme un stratège à craindre et un diplomate à considérer, s’appelait Herman Goering. A part lui, il n’y aurait eu que la Wehrmacht pour reprendre le pouvoir. Donc l’Histoire d’Himmler et Heydrich, pardonnez-moi, mais lol quoi.

    Bref, un scénario catastrophique, aggravé par des scènes-clichés aux dialogues inconcevables, dans lesquels les hauts responsables du Reich se font des rappels historiques entre eux, uniquement justifiés par le besoin de ne pas perdre le lecteur dans cette embrouille sans queue ni tête. Quand ils se parlent, on entendrait presque l’accent de Papa Schultz, tant c’est caricatural.

    Quand je vois que l’auteur justifie son œuvre en disant vouloir « évoquer le renouveau possible d’un monde détruit par le totalitarisme », je me marre, c’est du bla-bla : les forums de discussion auxquels ils ont participé avant et après la sortie de la BD sont là pour prouver qu’il s’agissait surtout de coucher sur papier leurs rêves d’ados consistant à mettre des monstres et des super-soldats au beau milieu de croix gammées et d’étoiles rouges. Camoufler ses envies de potaches sous des motifs intellectuels a quelque chose de très immodeste et montre bien le degré de maturité des auteurs. Vous faites dans le divertissement : faites comme Tarantino, assumez-le au lieu de nous bassiner !

    Le dessin et les choix graphiques sont globalement très bons, mais là aussi, gros bémol : Toulhoat est mauvais en visages (même si je ne lui arriverais pas à la cheville^^). Ses personnage n’ont aucune personnalité, si bien qu’il recourt à des stratagèmes pour qu’on les différencie, ainsi, Zytek porte des rouflaquettes, du grand n’importe quoi. Pourquoi pas un mulet tant qu’on y est ?

    Bref, très déçu par cette BD, je suis surtout dépité de voir une énième œuvre sans charme être à ce point encensée par la critique comme par le public.

  4. jimbo

    Les citations de l’auteur prêtent à sourire : « On peut facilement composer un monde crédible, tout en évitant de faire des fautes historiques. ». Ça me fait sourire, car Block 109 est exactement tout le contraire : un monde pas crédible pour deux sous, qui démarre sur une invraisemblance historique majeure.

    J’aime bien le côté « j’ai pris des cours d’Histoire, je suis à l’aise avec cette période, etc » tout en proposant l’uchronie la plus improbable qui soit. Pour resituer dans l’Histoire réelle, Himmler avait su amadouer Hitler, mais il n’était qu’un petit merdeux sans courage ni gloire, et personne ne le respectait en dehors de la SS. Heydrich était détesté par tout l’appareil nazi, qui voyait en lui un vilain petit curieux, capable par ses méthodes intrusives de discréditer n’importe qui, et c’est d’ailleurs pour cela que beaucoup ont tenté de le faire passer pour Juif. Ces deux énergumènes étaient sur la liste noire de nombre de gradés de la Wehrmacht, qui comptait également dans ses rangs beaucoup d’Allemands qui ne s’étaient engagés que pour s’affranchir légalement de la tutelle du NSDAP, parti qui s’immisçait dans tous les aspects de la vie du peuple.

    Si Hitler avait connu le destin que Block 109 lui réserve, Himmler comme Heydrich auraient pu tenter tout et n’importe quoi, ils se seraient fait écraser par l’armée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et la SS aurait été démantelée.

    Dans l’entourage d’Hitler, le seul et unique personnage qui cumulait les caractéristiques 1/d’être bien vu par l’armée du fait de son prestige militaire, 2/d’être un nazi convaincu de la première heure, 3/d’être admiré par le peuple allemand donc politiquement intouchable, 4/d’être considéré par les Alliés comme un stratège à craindre et un diplomate à considérer, s’appelait Herman Goering. A part lui, il n’y aurait eu que la Wehrmacht pour reprendre le pouvoir. Donc l’Histoire d’Himmler et Heydrich, pardonnez-moi, mais lol quoi.

    Bref, un scénario catastrophique, aggravé par des scènes-clichés aux dialogues inconcevables, dans lesquels les hauts responsables du Reich se font des rappels historiques entre eux, uniquement justifiés par le besoin de ne pas perdre le lecteur dans cette embrouille sans queue ni tête. Quand ils se parlent, on entendrait presque l’accent de Papa Schultz, tant c’est caricatural.

    Quand je vois que l’auteur justifie son œuvre en disant vouloir « évoquer le renouveau possible d’un monde détruit par le totalitarisme », je me marre, c’est du bla-bla : les forums de discussion auxquels ils ont participé avant et après la sortie de la BD sont là pour prouver qu’il s’agissait surtout de coucher sur papier leurs rêves d’ados consistant à mettre des monstres et des super-soldats au beau milieu de croix gammées et d’étoiles rouges. Camoufler ses envies de potaches sous des motifs intellectuels a quelque chose de très immodeste et montre bien le degré de maturité des auteurs. Vous faites dans le divertissement : faites comme Tarantino, assumez-le au lieu de nous bassiner !

    Le dessin et les choix graphiques sont globalement très bons, mais là aussi, gros bémol : Toulhoat est mauvais en visages (même si je ne lui arriverais pas à la cheville^^). Ses personnage n’ont aucune personnalité, si bien qu’il recourt à des stratagèmes pour qu’on les différencie, ainsi, Zytek porte des rouflaquettes, du grand n’importe quoi. Pourquoi pas un mulet tant qu’on y est ?

    Bref, très déçu par cette BD, je suis surtout dépité de voir une énième œuvre sans charme être à ce point encensée par la critique comme par le public.

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