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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 20, 2018















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Ceux qui restent

27 avril 2018 |
SERIE
Ceux qui restent
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
18.95 €
DATE DE SORTIE
21/03/2018
EAN
2756052620
Achat :

Que feriez-vous si vous étiez enfant et qu’une créature magique débarquait dans votre chambre, un soir, pour vous demander de l’aide, pour sauver son monde de la destruction ? C’est sûr, vous la suivriez sans vous retourner, bercé du fol espoir de participer à une aventure unique et flatté d’avoir été choisi comme sauveur d’un peuple fantastique ! Qui n’en a jamais rêvé ? Mais… et ceux qui restent ? Les parents trouvent le lit froid et vide de leur progéniture, la fenêtre ouverte et aucun mot d’explication. Ils croient à un enlèvement, une fugue peut-être. Un assassinat. Au fil des semaines, des mois, ils lancent des avis de recherche, lâchent leur dernière énergie pour entretenir l’espoir. Et puis le gamin revient, heureux et galvanisé par son aventure, qui ne lui a semblé durer que quelques jours. La famille est réunie. Jusqu’au prochain départ de l’enfant…

ceux_qui_restent_image1L’idée de départ du Barcelonais Josep Busquet est maligne. Et elle est même poussée suffisamment loin pour devenir brillante. En prenant le point de vue des parents qui perdent leur enfant sans explication, plongés dans la détresse la plus totale avant que d’autres parents ayant vécu la même chose ne leur expliquent ce qui se passe vraiment, il propose un drame en forme de conte du plus bel effet. Un récit sombre et un brin désespéré, car les gamins qui partent vieillissent bien moins vite que leurs géniteurs et ils perdent le fil de leur « vraie » vie… On peut voir là une parenté avec l’excellent Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher. Comme dans ce dernier, l’histoire fantastique peut aussi se lire comme la métaphore d’une forme de psychose, un détachement de la réalité (et un éloignement d’avec ses proches) comme un syndrome de Peter Pan qui aurait dégénéré. Mais la lecture fantasmatique se suffit à elle-même, et permet de fermer les yeux sur les quelques menues incohérences du scénario. Et sur cette Amérique curieusement sans âge dépeinte par Alex Xoül, qui ne permet pas une identification totale. Mais peu importe, laissez-vous emporter par la voix off chaleureuse, l’idée de départ vertigineuse et le trait de cartoon vaporeux très élégant de cet album original : comme les gamins disparus, vous ne reviendrez peut-être pas, trop emballé par l’aventure...

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